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CHAPITRE IV

QUINZIÈME SIÈCLE

Décadence de la langue italenne. Travaux sur ranticpiité. État social de Vltalie. Protection accordée aux lettres et aux arts par les princes. Zèle pour Térudition. — Filclfo — Jean de RaTenne.

— Emmanuel Chrysoloras. — George de Trébizonde. — Yalla. ^ Bessarion. — Académie platonicienne à Florence. — Marsile Fidn. ^ Pic de la Mirandole. — Guarino. ^ Aurispa. — Traversarl.

— Bruni d*Arezzo. — Gaïa. — Manille. — Brandolini. — Victorin de Feltro. — Pomponius Létus. — Poggio Bracchiolini. — Les doéromens. Bembo. — Laurent de Médids. ^ Politien. •— Le théâtre italien. — Pttld : son Morgante Maggioré; ses deux frères Bemardo et Luca. — Boiardo : son Holand amouretue, — Femmes lettrées au quinzième siècle. — SaTonarole.

Si ritalie» au quinzième siècle , continue avec passion ses travaux littéraires dans le domaine de l'antiquité, c'est un peu aux dépens de sa propre langue» qui n'a plus, pour la représenter, des hommes de génie comme Dante, Pétrarque, et Boccace. C'était, du reste, la faute de ces maîtres eux-mêmes, qui, tout en fixant l'idiome national, estimaient moins leurs travaux en langue vulgaire que leurs écrits, leurs recherches et leurs découvertes dans la langue de Gicéron et de Virgile. L'impulsion donnée dans ce sens devint après eux irrésistible ; ce fut partout une ardeur, une émulation fiévreuse; découvrir des manuscrits, copier, traduire, imiter ces chefs-d'œuvre exhumés de la poudre des siècles, former des bibliothèques, écrire avec élégance et pureté cette belle langue latine, admirable

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