CHAPITRE V
SEIZIÈME SIÈCLE. — MACHIAYEL.
Coop d^œil général. Sitaation politique, morale et littéraire. — Inflnenoe de lltalie sur la Franoe. — MachiaTel : sa Tie publique et priTée. Le liTTe le Prince. Ses Discours sur Titc-IÀve. Ses Diaiogues sur tari de la guerre. Comédies et Lettres. — Jean Botero. — Gianotti. ~~ Pamta.
Le quinzième siècle» comme nous venons de le yoir, fut presque entièrement consacré aux recherches» aux travaux d'érudition ; les œuvres d'imagination n'y occupent qu'une place secondaire. C'est une résurrection générale de l'antiquité classique, un retour passionné aux œuvres de la Grèce et de Rome» dont la perfection idéale enflammait tous les esprits. On étudiait» on commentait, on traduisait» on admirait» et il semble que cette contemplation des chefs-d'œuvre antiques ait paralysé l'invention » découragé le génie créateur. Le progrès fut immense; la culture générale y conquit d'abondantes lumières; elle rayonna bientôt au dehors» et se répandit par toute l'Europe» grftce à la découverte de l'imprimerie (1453)» venue à propos pour favoriser ce mouvement de renaissance. L'Italie fut des premières à s'approprier l'art merveilleux de Gutenberg. Les Aide Manuce» les Lascaris reproduisirent les manuscrits les plus précieux : éditions premières que l'amateur paye aujourd'hui au poids de l'or.
Le seizième siècle recueille les fruits de tant d'efforts» et