‹ Histoire des littératures étrangères (volume 3)Chapitre 67 sur 191 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Révolution de 1688. Guillaume d'Orange. — État des mœurs et de l'esprit public. — Les libres penseurs. — État de la littérature. — Pope : sa vie et ses trayaux. — Prior. — John Gay. — Young : ses Pensées nocturnes et autres œuvres. — Thomson et ses SaUons» — Swift : ses divers écrits satiriques et Gulliver, — Thomas Gray. — Collins. — Shenstone. — ^llason. — Smollett. — Les frères Warton. — Glover. — Tickell. — Akenside. — Beattie. — Amstrong. — Cowper. — Crabbe. — Bums. — Chatterton.

On sait comment fut amenée en Angleterre la révolution de 1688. Jacques II, frère et successeur de Charles II, fut le dernier des Stuarts qui régna dans ce pays. Prince catholique, il avait contre lui la majorité protestante de la nation. Son zèle religieux, souvent imprudent et peu me* sure , fut la cause principale de sa perte ; il devint de plus en plus impopulaire, et l'Angleterre protestante se tourna vers l'homme qui représentait le mieux ses tendances et ses préjugés, c'était le célèbre Guillaume de Nassau, prince d'Orange, gendre du roi, dont il avait épousé la fille Marie. Guillaume n'eut qu'à se montrer, à la tète d'une armée de quatorze mille hommes; l'Angleterre se jeta dans ses bras, et Jacques II , vaincu à la Boyne , prit le chemin de la France, où la généreuse hospitalité de Louis XTV ne lui fit pas défaut jusqu'à sa mort. Guillaume devint l'âme de la coalition européenne contre l'ambition du grand roi , et finit par être reconnu au traité de Ryswick.

Anne Stuart, fille de Jacques II, lui succéda : elle était protestante , et continua la politique de Guillaume contre

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