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CHAPITRE ONZIÈME

Puissance active et inspirée, qui la réunit, la relie en un seul ensemble, rattache le passé à Tavenir, fait circuler dans toutes les veines la même sève sympathique, et lui rappelle la solidarité de ses droits et de ses amours ! Depuis 1815, il a paru en Allemagne plus de cinquante recueils de chansons nationales; il en a paru deux en France, dont tous les éléments ne sont pas nationaux, puisqu'on y trouve Toto caraho et les Canards font bien passée *. »

Ces réflexions ingénieuses et vraies expliquent pourquoi nous indiquons ici, en passant, les auteurs des chants populaires qui ont du mérite. Les collaborateurs de VAlmanach des Muses nous en offrent un certain nombre, tels que Overbeck et Mathias Claudius (1740-1815). Ce dernier, dans ses lieder, peint très-bien les mœurs allemandes ; il sait allier la morale et le bon sens à une gaieté naïve, pleine de verve et d'esprit. Son succès fut grand, et l'on redit encore aujourd'hui beaucoup de ses chants populaires.

' Philarète Chaslcs, Études sur V Allemagne , p. 2il.

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