LE THÉÂTRE AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE
Le théâtre au dix-huitième siècle. — Concours de Nicolal. — Cronegk. — Brawe. — W,eisse. — Gebler. — Leisewitz. — Sprikmaim. — Engel. — Schrœder. — Iffland. — Klinger. — Lenz. — MûUer. — Merck.
Nous avons vu la place importante qu'occupe Lessing au théâtre, ainsi que dans d'autres branches littéraires. Il faut revenir maintenant sur les auteurs qui, dans cette période, se sont occupés de l'art dramatique avec plus ou moins de succès, depuis l'école de Gottsched. Le progrès était lent ; l'impulsion vigoureuse ne fut donnée que par la Minna de Lessing. A défaut d'un public éclairé pour encourager les auteurs, le libraire Nicolaï ' ouvrit en 1756 un concours où il offrait un prix de cinquante thalers à l'auteur du meilleur drame. Trois auteurs répondirent à cet appel.
Cronegk (1731-1758) présenta son Codrus, qui obtint le prix ; il s'était déjà fait connaître par d'autres pièces, la Comédie persécutée, le Méfiant, OUnde et Sqphronie, et des poésies lyriques, élégiaques.
Guillaume de Brav^re (1738-1758) eut l'accessit au con-
. * Nicolaï a eu un rôle littéraire assçE important, et fut en rapport avec la plupart des écrivains de son temps, n fonda un recueil intitulé : La Bibliotkèque des helles4ettres , et fut membre de TAcadémie de Berlin; on lit encore avec intérêt ses Lettres sur Vétat actuel des belles^ lettres en Allemoffne.