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CHAPITRE XIII

Prose au dix-huitième siècle. — Droit, — Histoire. — Mœser père et fils. — Schmidt. — • Schlœzer. — J. Mœser. — Schroeckh. — Jean dé Mûller. — Spittler. — Woltmann. — Archenholz. — Eichhorn. — Éloquence religievse, — Philosophie, — Nicolai. — Moïse Mendelssohn. — Basedow. — Système pédagogique de Pestalozzi. — Jacobi et la philosophie du sentiment. — Kant : sa Critique de la raison pure; sa Critique de la raison pratique. — Herder : ses immenses travaux en tous genres : Voix des peuples dans la poésie; Esprit de la poésie hébraïque; Idées sur la philosophie de l'histoire; côté faible de sa philosophie.

Les ouvrages d'érudition n'ont jamais manqué à FAUemagne ; c'est au contraire sa spécialité, son goût dominant. Les savants y ont toujours été nombreux, infatigables dans leurs recherches sur tous les sujets où peut s'exercer le travail de la science. Cela tient au caractère, à Tidiosyncrasie : la patience, là persévérance sont des qualités, des vertus nationales ; c'est un des côtés les plus saillants de l'esprit germanique. Mais ce qu'il y a de particulier, c'est que l'érudition, loin de tuer l'imagination, s'allie souvent avec elle dans des proportions favorables à l'essot poétique : la plupart des poètes sont en même temps doués d'une science profonde, soit en philologie, soit en philosophie ; souvent même les sciences exactes et naturelles y ajoutent leur force, et servent d'auxiliaires : nous en trouverons chez Gœlhe le plus remarquable exemple.

Jusqu'au dix-huitième siècle, l'histoire était restée en arrière des autres études ; les travailleurs n'y manquaient pas, mais leurs recherches patientes restaient empêtrées

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