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CHAPITRE XVIII

lÊcole poétique de la Sonabe. — Uhland. — Schwab. — Kerner. — Le roi Louis !•' de Bavière. — Mayer. — Mœril&e. — Pfizer. — Frôlich. — Grun. — Lenau. — Beck. — GeibeL — Simrock. — Reinick. — Jilopisch. — La baronne de Droste-Hûlshof.

"Nous réunissons ici, dans un groupe distinct, un certain nombre de poètes plus modestes, plus réservés que ceux de la bruyante et téméraire école romantique, mais dont les œuvres se distinguent par le naturel, la vérité, la fraîcheur du sentiment ; sans afficher de hautes prétentions, ni vouloir accaparer pour eux seuls l'élément patriotique, ils ont su parler à Tàme, et trouver écho dans le peuple, par le langage simple et noble de la nature. La Souabe, leur patrie commune, les a inspirés par ses sites charmants et ses vieilles traditions populaires.

A leur tête se présente Louis Uhland (1787-1862), né à Tubingue, et qui puisa ses premiers instincts poétiques dans cette belle vallée du Neckar, où il passa son enfance. Reçu docteur en droit, il voyagea en France, et revint en Wurtemberg, où il joua un certain rôle politique, en défendant au parlement les idées libérales, mais sans tomber •dans l'exagération. En 1848, il fut appelé à siéger au parlement de Francfort, qui n'eut qu'une existence éphémère et fut dissous par ordre des souverains allemands. Uhland rentra dans la vie privée, où le suivirent les sympathies de tou3 les cœurs honnêtes.

La muse de Uhland est simple, religieuse et patriotique.

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