CHAPITRE PREMIER
des littératures Scandinaves. Découverte en 861 par un pirate norvégien, cette lie reçut en 872 une colonie de réfugiés, conduits par Ingulf, qui y apportèrent, avec leur langue et leurs traditions, les mœurs et la religion de leurs ancêtres. Il s'y forma une sorte de société patriarcale, éminemment favorable au culte des vieux souvenirs. Ce ne fut que quatre siècles plus tard que ce pays fut soumis À la Norvège, pour passer ensuite sous la doimnation du Danemark par l'union de Calmar (1397).
L'Islande conserva avec un respect religieux les traditions séculaires de la nation gothique, alors qu'elles s'effaçaient rapidement chez les autres peuples de même origine restés sur le continent. Rien n'est plus favorable que l'isolement à cette préservation des antiques souvenirs : le présent perpétue le passé, et en fortifie les racines; aucun bruit du dehors, aucun courant nouveau ne vient l'altérer; la mer est là, comme une barrière contre les idées nouvelles ; de longs hivers concentrent la famille autour du foyer; les histoires s'y racontent, ornées de circonstances merveilleuses : c'est la Saga, qui suspend l'auditoire aux lèvres du narrateur et charme les loisirs forcés des longues nuits du pôle ; ce sont aussi les chants mythologiques de YEddOy répétés par les scaldes, et gravant dans la mémoire, soit les traditions héroïques et merveilleuses, soit les préceptes de morale enseignés par les ancêtres.
C'est en effet en Islande que furent conservés et recueillis ces poëmes standinaves qui composent les deux Eddas, l'une en prose et l'autre en vers. La première est due à Snorri-Sturleson, qui vivait au treizième siècle, et l'autre à Sœmund-Sigfusson, vers la fin du onzième siècle. Quant aux auteurs primitifs, ils sont inconnus, de même que l'époque de la composition. Là se trouve toute la mytho-
logie Scandinave, avec les dogmes de celte religion, aussi sombres que le ciel sous lequel ils sont nés.
Le mot Edda signifie aïeule! L'Edda en prose n'a qu'une importance secondaire; elle est plus moderne que l'autre, et contient, dans le préambule, un mélange de traditions juives, chrétiennes, grecques, romaines, islandaises, qui dénotent, chez les auteurs, une science confuse et indigeste : on y voit jusqu'à des épisodes de la guerre de Troie adaptés à l'histoire des Scandinaves. Dans la dernière partie, appelée Scalda, se trouve une sorte de prosodie , des préceptes de grammaire et de rhétorique, pouvant servir à donner l'intelligence du langage et de la poésie des scaldes : la métrique, l'allitération, les synonymes poétiques, les locutions particulières aux poètes, y sont réunis pour l'usage de ceux qu'intéressent les chants de Y Edda, et l'on s'étonne de voir cette poésie primitive employer des périphrases recherchées, des métaphores ampoulées qui prouvent qu'après quelques siècles de
gloire, elle était arrivée à une prompte décadence. C'est
ainsi que la mer s'appelle Vanneau du globe; la terre, le vaisseau Jhttant sur les âges; le ciel, le grand chemin des étoiles; le sang, le vin des oiseaux de proie, etc.
LEdda en vers est l'ancienne Edda, la véritable : elle comprend une série de poèmes mystiques, didactiques, mythologiques et historiques. Tels sont : la Voluspa ou Prophétie de la Vola, exposé de la cosmogonie du Nord, à la fois sombre, obscure et terrible; le Grougaldor, recueil de formules magiques; le Solar-Liod ou Chant du Soleil, composé par Sœmund lui-même, et où les mythes de YEdda se mêlent aux dogmes chrétiens sous les couleurs les plus sombres; ie Grimnis-mal, description du séjour des dieux ; le Hava-mal, ou discours d'Odin, contenant les
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préceptes de la sagesse antique, des sentences morales, et terminé par un exposé de la science magique où se révèle la puissance des Bunes ^
C'est dans les chants héroïques de YEdda que se trouve la légende célèbre qui a servi de base au fameux poëme germanique des Nibelunyen, Le héros de celle légende est Sigurd (Siegfried), l'Achille du Nord, dont la destinée glorieuse et courte se termine par une mort sanglante sous les coups d'un traître; Atli, roi des Huns (Etzel), n'est autre que le terrible Attila, et l'implacable Gudruna se retrouvera dans la fière et sombre Chriemhild , l'héroïne des Nibelungen.
Quant aux Sagas, ce ne sont point des poëmes, mais des récits en prose; les uns sont épiques et se rattachent au cycle merveilleux de YEdda; les autres sont héroïques et racontent les destinées tragiques ou les exploits de certains personnages légendaires ; d'autres enfin sont historiques et rappellent des événements mémorables, des excursions, des voyages, des traits se rapportant à des princes ou à des individus célèbres. L'imagination du conteur y mêle ses caprices et ses fantaisies, qui finissent par faire une concurrence aux traditions mythologiques, à mesure qu'elles vont s' affaiblissant '.
Les caractères raniques, au nombre de seize, étaient Tancienne écriture Scandinave ; les prêtres seifls les connaissaient ; ils servaient à la pratique de leur sorcellerie. Il y a plusieurs éditions modernes de VEdda : ceUe de Rask, 1818, et celle de Mûnch, 1847, avec commentaires et glossaires.
* M. Ampère a écrit sur la Saga une page charmante : rc  côté de la poésie qui chante, aux époques primordiales, ce que croient, ce que sentent les hommes ; à côté de la poésie populaire, qui est la poésie vraie des siècles qui ne sont plus, il y a le récit naïf et populaire. La poésie se chante, le récit se raconte ; mais à cela près, l'une et Tautre offrent le même caractère traditionnel. A tous les genres de la I. 25
Les Scaldes occupent, dans la poésie Scandinave , le même rang que les bardes dans la poésie germanique. Ils étaient attachés aux princes et aux chefs, les suivaient sur les champs de bataille, célébraient leurs exploits, ceux des anciens héros, et transmettaient à la mémoire les faits glorieux. Bien accueillis dans les cours et dans les châteaux, ils avaient une place d'honneur aux festins et recevaient parfois de riches récompenses pour leurs chants. On vit même des princes et des rois s'honorer du titre de scaldes, et manier la lyre aussi bien que l'épée. Quand le christianisme s'introduisit en Scandinavie, il trouva de la résistance de la part de ces chanteurs, qui étaient fortement attachés aux dieux antiques et aux souvenirs de la mythologie de TEdda. Pourtant Olaf le Saint les attirait à sa cour et ménageait leurs vieux préjugés; dans les batailles, il aimait à les voir à ses côtés, afin qu'ils pussent mieux chanter ce qu'ils avaient vu de leurs propres yeux. Il nous reste peu de chose de ces chants anciens ; leur caractère
poésie primitive et de la poésie populaire correspond un genre de récit. « U est un pays, la Scandinavie, oii la tradition s'est développée plus complètement qu'ailleurs, où ses produits ont été plus soigneusement recueillis et mieux conservés ; dans ce pays ils ont reçu un nom particulier dont l'équivalent exact ne se trouve plus hors des langues germaniques : c'est le mot saga, sage, ce qu'on dit, ce qu'on raconte, la tradition orale. Si l'on prend ce mot, non dans une acception restreinte, mais dans le sens général où le prend Niebuhr, quand il l'applique, par exemple, aux traditions populaires qui ont pu fournir à Tite-Live une parUe de son histoire, la Saga doit être comptée parmi les produits spontanés de l'imagination humaine. La Saga& son existence propre comme la poésie, comme l'histoire, comme le roman. £lie n'est pas la poésie, parce qu'elle n'est pas chantée, mais parlée; elle n'est pas l'histoire, parce qu'elle est dénuée de critique; elle n'est pas le roman, parce qu'elle est sincère, parce qu'elle a foi à ce qu'elle raconte ; elle n'invente point, mais elle répète ; lie peut se tromper, mais elle ne ment jamais. » — Ampère : Histoire Htéraire de la France avant le douzième siècle, 1. 1, p. 310.
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avait quelque chose de hardi, de sauvage, comme le prouve le chant célèbre de Ragnar Lodbrok, au moment de mourir sous la morsure des serpents, par ordre du roi d'Angleterre Ella, qui Tavait fait prisonnier.
Ragnar Lodbrok est le plus fameux de ces rois pirates, Teffroides mers, dont les courses aventureuses se faisaient redouter sur les côtes de Suède, de Russie, d'Angleterre et de France. Son nom se trouve exalté dans plusieurs Sagas; il retentit dans les annales du moyen âge; une chronique anglo-normande nous le montre remontant la Seine au temps de Charles-le-Chauve, avec ses treize fils, et portant l'incendie jusqu'aux murs de Paris.
Cil Lothebroc e ses treiz fiz Furent de tute gent haïz ; Tuz jurs vesquirent de rapine.
Ragnar et ses compagnons vinrent échouer avec deux vaisseaux sur les côtes d'Angleterre; il fut pris par Ella, roi de Norlhumbrie, et condamné à mourir dans un cachot rempli de vipères. Livré à cette mort affreuse, il entonna son chant de guerre, hymne célèbre qui nous a été conservé, et qui est un des plus curieux monuments de la poésie barbare ; il y énumère ses courses, ses combats, ses triomphes, et s'il parle à la fin de son supplice, de son agonie, c'est pour témoigner énergiquement son mépris de la mort, comme tous les héros de k légende odinique. Nulle part le dur génie de l'époque, les sentiments rudes et barbares du guerrier n'ont été peints en traits plus vifs et plus vrais. Ces strophes, écrites en norvégien du neuvième siècle, ont une âpreté de style qui convient bien aux scènes de carnage énumérées par le héros. A la fin,
quoique vaincu et mourant, son langage n'est pas moins
fier; il menace encore, et appelle la vengeance que ses fils ne manqueront pas de tirer de la cruauté d*ElIa.
« Nous avons frappé du glaive! Naguère, nous allâmes en Gotlande exterminer le malicieux reptile, et je reçus Thora pour épouse. Les guerriers me nommèrent Lodbrok dans ce combat où je perçai Tanguille de la bruyère, où mon acier d'une trempe brillante s'enfonça dans ses anneaux tortueux.
« Nous avons frappé du glaive! J'étais bien jeune encore quand nous voguâmes à l'est du Sund, où nous préparâmes une curée abondante aux loups et aux aigles dorés. Les hauts cimiers retentissaient sous le fer; les vagues se gonflaient de toutes parts, et le corbeau nageait dans le sang.
« Nous avons frappé du glaive! J'ai levé la lame avec fierté ; j'ai rougi mon épée, quand, à l'âge de vingt ans, je combattis huit chefs, à l'orient, aux bouches de la Duna. Nous donnâmes un ample repas aux loups, pendant qu'une sueur sanglante s'écoulait dans la mer et que les guerriers perdaient la vie.
« Nous avons frappé du glaive! Hilda nous fut favorable quand nous envoyâmes les Helsingiens peupler le palais d'Odin. Nous remontâmes le cours de l'Ifa; aussitôt l'épée mordit, le sang chaud bouillonna dans les vagues, le fer retentit sur les cuirasses, et la hache fendit les boucliers.
< Nous avons frappé du glaive ! Devant les îles deEinder,
les corbeaux purent déchirer leur proie, et les coursiers
de Fala trouvèrent une abondante curée. Dès le lever du
soleil, l'œil ne pouvait embrasser toute la lutte; je vis les
jets de l'arc voler de toutes parts, et le fer s'enfonça dans
les casques.
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Nous avons frappé du glaive! La rosée coula des épées dans le détroit de Barda; les éperviers se repurent de cadavres. L'arc résonnait pendant que le fer déchirait les cottes d*armes durcies pour le combat ; la lame serpentait dans la plaie, inondée de venin et de sang.
« Nous avons frappé du glaive ! J'ai vu des centaines d'hommes succomber sous nos coups, le matin, au fort de la mêlée. Trop tôt, hélas ! le dard funeste pénétra dans le cœur de mon fils : Elgil enleva la vie à l'intrépide Agnar. Les épées retentirent sur les noires cottes de mailles, les enseignes brillèrent au soleil.
« Nous avons frappé du glaive ! Un guerrier est-il plus près de la mort, quand, sous la grêle de traits, il combat le premier? Souvent la vie échappe à celui que rien n'enflaname; car il est difiScile d'exciter un lâche à la lutte : le cœur est nul dans l'homme pusillanime.
« Nous avons frappé du glaive! Pour moi, j'appelle une lutte équitable celle où, dans le conflit des armes, chaque guerrier attaque un guerrier. Qu'aucun homme ne fuie un autre homme! Telle est depuis longtemps la loi des braves. Toujours l'amant d'une vierge doit être intrépide dans la lutte; toujours il doit être intrépide!
« Nous avons frappé du glaive ! D'ailleurs, j'en suis sûr, nous suivons tous l'arrêt du sort : il n'en est pas qui échappent aux Nornes. Jamais je n'aurais cru qu'Ella dût m'enlever la vie, quand, pour rassasier les faucons sanguinaires, je lançais mes planches sur les flots, et qu'au loin, dans les golfes de l'Ecosse, nous donnions aux loups leur pâture.
< Nous avons frappé du glaive! Je me réjouis toujours en pensant que, dans la salle du père de Balder, les bancs sont prêts pour les convives. Bientôt nous boirons la bière dans les branches recourbées des crânes (cornes). Le brave ne gémit point de la mort dans le palais magnifique de Piolner; ce ne sera point avec des cris d'angoisse que j'arriverai à la salle de Vidrer.
« Nous avons frappé du glaive! Ici, tous les fils d'Asloga engageraient la lutte avec leurs fortes^ armes s'ils savaient les tourments que j'endure, les serpents venimeux qui me rongent de toutes paris. La mère que j'ai donnée à mes fils a mis dans leur cœur le courage.
« Nous avons frappé du glaive! Le dernier moment approche; la rage des serpents me déchire; la vipère habite dans mon cœur. Bientôt, j'espère, le dard de Vidrer s'enfoncera dans le cœur d'Ella. Mes fils s'irriteront du meurtre de leur père; ces braves guerriers pe resteront point en repos.
oc Nous avons frappé du glaive! Cinquante et une fois, j'ai livré des batailles annoncées par la flèche messagère. Jamais je n'ai pensé que, parmi les hommes, moi qui, si jeune encore, ai rougi mon épée, aucun roi me serait supérieur. Les Ases vont m'inviter; ma mort n'est pas à plaindre. Je yeux finir ! Les Dises envoyées par Odin m'appellent dans la salle des héros. Plein de joie, je vais boire la bière sur un trône, à côté des Ases. Les heures de ma vie sont passées ; je souris en mourant • ! »
Ce n'était pas en vain que Ragnar avait invoqué la vengeance de ses fils : trois d'entre eux descendirent en Angleterre, prirent Ella, et le firent périr dans d'affreux
* Voir EicHHOFF : Tableau de la littérature du Nord au moyen dge.
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supplices. Sans Tépée d'Alfred le Grand, ils se fussent emparés de l'Heptarchie entière.
Acôlé de cette poésie guerrière des scaldes, qui célébrait de préférence les rois et les héros, apparaît une poésie populaire, plus humble en apparence, mais plus riche, plus spontanée, plus vraie, parce qu'elle avait sa source dans le cœur même de la nation. Longtemps inconnue et dédaignée des savants, elle se conservait par la tradition orale dans les campagnes, au fond des humbles chaumières, jusqu'aujouroùune main soigneuse la recueillit et la livra à l'admiration de tous : c'est le recueil connu sous le nom de Kœmpe- Viser, Ces chants appartiennent au Danemark, mais ils paraissent remonter à une époque où la Scandinavie parlait partout la môme langue ; la Suède et la Norvège leur fournissent des sujets aussi bien que le Danemark; il n'est pas jusqu'à l'Angleterre qui n'y trouve des rapports avec son ancienne poésie, ce qui s'explique naturellement par les conquêtes des Anglo-Saxons et des Danois sur le sol de la Grande-Bretagne.
La collection des Kcempe- Viser fut commencée au seizième siècle par Sorenson-Wedel, qui publia cent de ces chants en 1591; ils se répandirent rapidement dans le public. Un siècle après, Pierre Syv y ajouta cent autres chants; en 1780,Sandvig augmenta cette collection par de nouvelles recherches, et aujourd'hui elle remplit cinq volumes, qui sont pour la nation Scandinave une couronne poétique des plus honorables.
Le caractère de cette poésie est dur et sauvage, comme les mœurs du peuple qui l'a produite. L'art n'y est pour rien; le rhythme en est monotone, la couleur uniforme, l'inspiration naïve et spontanée. La sévère nature du Nord y a mis partout son empreinte de tristesse et de deuil.
L'ardeur des combats, le mépris du danger, Famour des aventures et des courses lointaines, des scènes de carnage et de mort, voilà ce qui domine dans ces rudes accents d*un peuple pour qui la lutte et l'action sont un besoin incessant; mais aussi parfois une scène gracieuse et douce, une émotion du cœur vient faire contraste aux tableaux de guerre et de deuil. Il faut, pour bien comprendre cette poésie aux allures farouches, se représenter ces hardis pirates qui s'élancent sur leurs barques légères, bravent les flots en courroux, abordent aux rives lointaines, enlevant le butin, ou se taillant des domaines dans le pays ennemi. Quand venait la mort, elle ne les efiTrayait pas; ils l'avaient vue de près si souvent, qu'ils l'accueillaient en riant, comme une vieille amie, et ne pensaient plus qu'à aller boire la bière, en compagnie des braves, dans le palais d'Odin'.
* CHANT DE GUERRE ET d'AMOCR.
Nous avons vogué avec nos navires sur les côtes de Sicile, et nous étions braves. Le navire allait au gré de nos vœux; nous marchions, comme j'espère que nous marcherons toujours : et cependant la blonde fille de Russie me dédaigne I
Près de Drontheim, il y eut un combat. Les guerriers étaient nombreux; la bataille fut sanglante. Le roi tomba dans la mêlée; jeune, j'échappai au carnage : et cependant la fille blonde de Russie me dédaigne !
Nous étions seize, assis sur les bancs du navire. L'orage gronde; les vagues engloutissent le bâtiment. Nous nous sauvâmes, comme j'espère que nous nous sauverons toujours : et cependant la blonde fille de Russie me dédaigne I
Je sais plusieurs choses : je sais me battre bravement, guider mon cheval d'une main ferme; je sais nager et je sais courir sur des patios; je sais aussi ramer et lancer la flèche de l'arc : et cependant la blonde fille de Russie me dédaigne!
Veuves ou jeunes filles, pensez-y. Nous avons livré des batailles devant la ville de l'Est. Dure fut l'action de l'épée; nous en avons laissé des traces : et cependant la blonde fille de Russie me dédaigne t
Je suis né sur les côtes où l'on sait tendre l'arc; j'ai souvent chassé sur
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. "^1 est, en général, le caractère des Rœntpe-VUer, où