CHAPITRE PREMIER
Origines historiques. -^ Poésie populaire. — Le Folkvisor. — Le Lek.
— Gustave Vasa. — La Réforme. — Successeurs de Gustave Vasa.
— Cronander. — Messénius. — Gustave-Adolphe. — Christine. — Charles XII. — Rosenhane. — Spegel. — Stiernhielm. — Pufendorf.
Nous ne savons rien de bien positif sur les populations primitives de la Suède. Les tribus Scandinaves paraissent s*y être établies trois siècles avant Jésus-Christ; une de ces tribus, les Suions, donnèrent leur nom au pays, et s'établirent dans la province d'Upland , tandis que la tribu des Goths ou Gothones se fixa au sud du pays, venant du Danemark. Ces peuples étaient de race germanique, rameaux détachés qui avaient eu pour chef commun Odin, devenu leur dieu mythologique.
Nous avons exposé, au début de la littérature danoise et islandaise, tout ce qui concerne la langue, la poésie
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primitive et la religion des peuples Scandinaves. L'Edda et les sagas sont le domaine commun des divers peuples qui se rattachent à la même souche originelle. Nous n'y reviendrons pas ici : ce serait une répétition inutile.
La conversion définitive au christianisme n*eut lieu en Suède qu*à la fin du dixième siècle , et son triomphe ne fut complet que cinquante ans après, sous Éric le Saint, qui conquit la Finlande et lui porta le bienfait de la foi chrétienne. Les trois États Scandinaves furent longtemps déchirés par des dissensions et des jalousies, qui se trouvèrent conjurées par l'habileté politique de Marguerite de Valdemar. Cette princesse parvint à les réconcilier par Y Union de Calmar ^ en 1327; chaque royaume, en obéissant à un même roi élu, conservait ses lois, sa constitution et ses privilèges. Cette union, qui aurait pu assurer le bonheur et la grandeur de la nation, fut brisée en 1443, renouvelée pour un temps, et anéantie en 1527. La Suède supporta toujours impatiemment le joug danois. Gustave Wasa délivra son pays d'un tyran cruel, Christian II, qui avait fauché les plus hautes tètes de la noblesse. Il obtint le trône, comme récompense de ses services et de ses exploits.
Pendant ces siècles d'obscurité et d'ignorance, tout le savoir était concentré entre les mains du clergé et des moines : l'école naissait à l'ombre de l'Église et du cloître, c'est là seulement qu'on lisait, qu'on enseignait, qu'on transcrivait les livres, qu'on rédigeait, en latin, les chroniques contemporaines. L'université d'Upsal, fondée en 1478 par Sten Sture, resta languissante jusqu'au règne de . Gustave-Adolphe.
La langue suédoise mit beaucoup de temps à se développer : elle avait pour rivale la vieille langue Scandinave,
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rislandais, qui se conservait à la cour, et que les chants nationaux des scaldes avaient consacrée ; elle avait aussi contre elle le latin de FÉglise et des écoles; Tinfluence allemande et danoise ajoutait à ces entraves. Aussi faut-il descendre à la fin du quinzième siècle pour trouver les premiers monuments de la prose suédoise.
Mais la poésie populaire, cette aspiration vivante de Tâme d'une nation , transmettait ses chants d'une génération à l'autre, et nous la trouvons, comme en Danemark, formant un répertoire de morceaux héroïques ou gracieux, héritage recueilli avec soin par l'érudition moderne. Ces chants sont les FolkvUor^ analogue aux Kœmpe-Viser du Danemark, mais ayant un caractère plus doux et plus tendre : l'amour en est le fonds principal. Nous n'en citerons qu'un seul; c'est une espèce d'idylle fort gracieuse : elle est^ de l'époque où les rois épousaient les bergères :
« La petite bergère mène pattre ses chèvres et chante doucement pour elles.
« Le roi s'éveille sur sa couche élevée, et dit : — Quel est l'oiseau qui chante si bien ?
« — Ce n'est pas un oiseau, bien qu'on puisse le croire, c'est la petite bergère qui garde ses chèvres.
« Le roi dit à ses serviteurs : — Priez la petite bergère de venir ici.
« Les serviteurs s'en vont demander à la petite bergère s'il lui plaît de paraître devant le roi.
« — Comment pourrai-je paraître devant le roi ! je n'ai d'autre vêtement que ce vadmel gris.
« — Le roi ne s'inquiète pas de ton vadmel gris; il veut entendre ta chanson.
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€ Le roi dit aux jeunes servantes : — Enleyez à la petite bergère son yètement de vadmel.
€ Le yètement de yadmel lui est enleyé ; on la couvre de martre et de zibeline.
€ La petite bergère arrive au ch&teau avec des bas de soie et des souliers à boucles d*or.
« La petite bergère parait devant le roi » et le roi la regarde d'un œil favorable.
« — Petite bergère , chante un chant pour moi ; je te donnerai une robe en soie brodée.
« — Une robe en soie brodée ne me convient pas : j*aime mieux retourner auprès de mes chèvres.
« — Écoute, petite bergère» chante un chant pour moi ; je te donnerai un navire flottant sur Teau.
< -— Un navire flottant sur Feau ne me convient pas ; j'aime mieux retourner auprès de mes chèvres.
« — Écoute , petite bergère, chante un chant pour moi ; je te donnerai la moitié du royaume de mon père.
« — La moitié du royaume de ton père ne me convient pas ; j'aime mieux retourner auprès de mes chèvres.
« — Écoute» petite bergère, chante un chant pour moi; je te donnerai mon amour et ma foi.
« — Je ne puis avoir ton amour et ta foi ; cependant je veux bien chanter une chanson.
< Elle chante un couplet, elle en chante trois. Les navires commencent à se balancer sur les vagues.
€ Elle en chante quatre, elle en chante cinq. Le roi danse avec tous les hommes qui l'entourent.
< — Accordez-moi maintenant ce qui me fut promis : laissez-moi retourner auprès de mes chèvres.
< — Je veux bien t^accorder ce qui te fut promis; mais jamais tu ne retourneras auprès de tes chèvres.
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< Les jeunes filles et les femmes tressent les cheveux de la petite bergère » le iroi lui met sur la tète la couronne d'or'. *
Ces chants populaires, œuvre spontanée du génie poétique de la nation, sont plus nombreux qu'on ne pourrait le croire; dispersés et longtemps oubliés dans les provinees, au foyer des chaumières, où ils servaient à charmer les longues veillées d'hiver, à encourager le travail monotone de l'artisan , ils ont été recueillis de nos jours avec un soin religieux. MM. Geiier et Âfzelius ont publié trois volumes du Folkvùor en 1814, et un autre recueil, non moins important, a paru en 1838 par les soins de M. Arwidson, sous le titre de Svemka Fornsànger,
Parmi ces chants, il en est un qui est particulier à la Suède : c'est le Leh, dont la forme dialoguée compose une sorte de scénario où peuvent entrer la danse et la musique; le public s'y associe en répétant le refrain.
Il faut arriver au seizième siècle pour voir commencer en Suède le véritable progrès national dans l'histoire, dans la littérature et dans la science. Gustave Yasa est unhéros digne de l'épopée : sa lutte contre Christian II , sa fuite, ses aventures au milieu des paysans dalécarliens , cette guerre entreprise avec une poignée de braves, et terminée par l'affranchissement de la Suède , son gouverneii^ent sage et prudent, appuyé sur de bonnes lois, tout dénote en lui la supériorité du héros et du grand homme. Protecteur des lettres, il les cultive lui-même &vec succès. Son éloquence avait entraîné les Dalécarliens & Mora ; ses lettres et ses poésies nous montrent un esprit cultivé , noble et grand par la pensée comme par les vues
^ Cité par X. Marmiër, Littérature sccmdinave, p. 883.
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politiques. Si son règne ne vit point éclorc le mouvement littéraire y on peut dire qu'il le prépara, en donnant à la Suède un gouvernement fort et bien réglé , base de développement intellectuel et national.
C'est sous le règne de Gustave Vasa que la Réforme s'introduisit en Suède. Les deux frères Laurent et Olaûs Pétri, qui avaient étudié en Allemagne, et reçu les inspirations de Luther, vinrent prêcher le protestantisme dans leur pays, secrètement appuyés par le roi, qui les protégea contre les attaques du clergé. La Bible fut traduite par Laurent : elle devint un moyen actif de propagande, comme la traduction de Luther en Allemagne, et elle servit aussi au progrès de la langue, à son unification. Olaûs écrivit des sermons, des cantiques, des livres de controverse, et la première pièce de théâtre qu'ait eue la Suède, la Comédie de Tobie. Accusé de complot contre le roi, Olatis fut condamné à mort, mais il obtint son pardon moyennant rançon, et grâce à l'intercession de ses disciples.
• Il est rare qu'à un grand homme succède un homme de valeur égale. Le fils de Gustave , Eric XIV , eut un règne rempli de malheurs et de troubles. Esprit faible et soupçonneux , il fit mettre en prison son frère Jean , ainsi que les descendants des Sture, et un jour, dans un accès de terreur panique, il poignarda l'un d'eux, Niel Sture, dans son cachot. Le remords de son crime le plongea dans une sorte de démence; ses deux frères, Jean et Charles, se révoltèrent contre lui , et le jetèrent à son tour dans une prison ; un parti s'étant formé pour le délivrer , Jean se débarrassa d'Éric par le poison , et le remplaça sur le trône. Le fils d'Éric put échapper à la proscription par le secours de quelques amis, et alla mourir à Cassin.
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Le règne de Jean III fut agité par des troubles religieux et politiques : il voulut rétablir le catholicisme, mais en imposant une liturgie nouvelle que refusa le clergé. Il abolit l'université d'Upsal , et laissa le trône à son fils Sigismond, déjà roi de Pologne. Sigismond ne put conserver ce double royaume. Son oncle Charles IX lui enleva la Suède , et y fit triompher le culte protestant. Par ses soins, l'université d'Upsal fut réorganisée, et elle devint florissante sous le règne suivant, celui de Gustave-Adolphe.
Charles IX aimait le théâtre , et souvent il faisait représenter devant lui , par les élèves du gymnase, des drames tirés de la Bible; ces pièces n'étaient autre chose que les récits du Livre saint dialogues avec un médiocre talent : le sujet en faisait l'intérêt principal. Quelques écrivains tentèrent de sortir de l'imitation biblique. J. Cronander composa quelques moralités, dont on conserve à peine le souvenir. Messénius (1 584-1 637) voulut s'élever au drame historique; son projet, plus ambitieux que sage, était de mettre en scène toute l'histoire de Suède, découpée en cinquante tragédies ou comédies. Le peu qu'il en composa ne doit pas faire regretter le reste , car ces pièces sont dénuées de talent et d'intérêt : il n'est pas donné à tous les peuples d'avoir un Shakspeare. Les écrits historiques de Messénius lui font plus d'honneur que ses drames*.
Le règne de Gustave-Adolphe, petit-fils de Gustave-Vasa, ouvre pour la Suède une période de grandeur qui consacre son influence sur les affaires générales de l'Europe. Ce prince se fit le champion du protestantisme en Allemagne contre la puissance autrichienne. Allié de Richelieu, il fut un moment le héros de la guerre de Trente ans.
* Scomdia illustrata, en 14 yoI. Chranican epUcoparum et Chorographia Scandinaviœ.'
il triompha des meilleurs généraux de rAutriche. Enseveli dans son triomphe à Lutzen , il parut avoir légué le secret de vaincre aux grands capitaines formés à son école, Banner, Tortenson et Wrangel. Son chancelier Oxenstiern le seconda puissamment par son rare génie d'administrateur et de diplomate : jamais la Suède n'avait produit à la fois autant de grands hommes. Gustave-Adolphe était poète à ses heures; il a composé quelques pièces gracieuses , et un psaume remarquable écrit en suédois et en allemand. L'université d'Upsal lui doit une vie nouvelle : il la dota richement et lui donna sa bibliothèque. La guerre de Trente ans introduisit en Suède une quantité de livres précieux, fruit de la conquête et du pillage; ce fut une cause de progrès et de développement intellectuel, mais la langue et l'esprit national y perdirent quelque chose de leur originalité native : la double influence de l'Allemagne et de la France s'établit en Suède d'une manière durable, et se propagea dans les mœurs, les habitudes , aussi bien que dans les productions de l'esprit : le règne de Christine, fille de Gustave-Adolphe , porte surtout l'empreinte de ces importations étrangères.
Christine était encore enfant à la mort de son père ; elle régna d'abord sous la tutelle d'Oxenstiern , et s'adonna avec passion à l'étude des langues et des sciences. Elle aimait la paix, et conclut le traité de Westphalie, où la Suède recueillit le fruit de ses efforts et de ses sacrifices pendant une longue et sanglante guerre. Christine attira à sa cour une foule de savants et d'écrivains étrangers; son palais de Stockholm devint une véritable académie, où parurent, tour à tour, Saumaise, Descartes, Huet,' Naudé, Bochart, Grotius, Vossius, Heinsius et beaucoup d'autres. Elle correspondait avec Balzac, qui recevait
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d'elle une chaîne d*or, avec Ménage, Benserade etScndéry ; on voit que son goût manquait un peu de lumière et de discernement; mais, à distance, les ombres se noient dans la clarté. Christine oubliait la langue suédoise pour le latin et le français; cet esprit d'imitation , cette admiration pour la civilisation étrangère se répandit sur la cour et la nation entière : toute TEurope a subi cet éblouissement causé au dix-septième siècle par la cour de France et l'éclat de notre littérature. La Suède y perdit un peu de son originalité personnelle, mais elle y gagna en instruction et en lumières. Les musées, les bibliothèques s'enrichirent de collections précieuses; les écoles se multiplièrent; l'Académie d'Abo fut fondée. Si ce règne ne produisit pas de grands écrivains, une semence était jetée pour la moisson future.
Entourée d'étrangers et de favoris, Christine perdit peu à peu la faveur populaire; elle se dégoûta du pouvoir et finît par abdiquer en faveur de son cousin Charles-Gustave. Elle put suivre alors librement son goût pour l'étude et les voyages, abjura le protestantisme, visita l'Italie et la France, et parut regretter le trône qu'elle avait abandonné. La bizarrerie de son caractère, et l'assassinat de Monaldeschi à Fontainebleau ont terni la gloire de son nom. Elle a laissé quelques ouvrages de médiocre importance. Les Lettres qu'on lui attribue ne sont pas authentiques.
Au dix-septième siècle, la Suède brille plus par les armes et les conquêtes que parle génie littéraire. Charles X Gustave enleva la Livonie et l'Esthonie à la Pologne, et fit la loi au Danemark. Charles XI conclut la paix avec la Pologne, le Danemark et la Russie; mais il se laissa entraîner par Louis XIV dans sa lutte contre la Hollande et l'Angleterre. La paix de Nimègue sauva ses provinces
mçnacées. Les États lui décernèrent le pouvoir absolu, en haine de la noblesse qui abusait de sa puissance. Ce règne fut marqué par d'utiles réformes dans Farmée, les finances et l'administration.
Charles XII fut un héros ; mais son ambition démesurée» sa témérité» son obstination le jetèrent dans une série de guerres et d^aventures où la Suède perdit ses armées, ses trésors, ses conquêtes et. son influence. La vie de ce prince, racontée par Voltaire avec tant de verve et d'intérêt, fera vivre sa renommée, sinon excuser ses fautes. Au début de son règne, il battit coup sur coup les Danois, les Polonais et les Russes ligués contre lui. S'il eût voulu alors conclure une paix glorieuse, comme le lui conseillait le comte Oxenstiera, il eût été l'arbitre du Nord. Il s'obstina à la guerre, chassa de Pologne le roi Auguste, pour le remplacer par Stanislas Leczinski, et alla s'enfoncer dans rukraine, pour se faire battre à Pultava par Pierre le Grand. Pendant qu'il allait se réfugier à Bender, chez les Turcs, dans l'espoir de frapper la Russie avec les armes du sultan, il perdait la Livonie, FEsthonie, la Garélie, et ses ennemis coalisés assiégeaient Straisund. Charles reparut inopinément comme la foudre, et se jeta sur la Norvège, pour aller mourir au siège de Frédérickshall. Les héros coûtent cher aux nations : la Suède, épuisée par tant de guerres et d* efforts, ne pensa plus qu'à cicatriser ses plaies saignantes : son âge héroïque était terminé ; il nous reste à glaner sur ses ruines quelques rares produits de l'intelli* gence.
Rosenhane (1619-1684) s'est distingué par un recueil de sonnets d'une valeur médiocre ; il avait pris Ronsard pour modèle, ce qui n'est pas une preuve de goût. La France pouvait alors lui fournir de meilleurs maîtres.
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Spegel (1645-1714) fut aussi un admirateur de la Pléiade française ; il fit une imitation de la Semaine de du Bartas.
Stiernhielm (1598-1672), surnommé le père de la poésie suédoise, amusa la cour par des Ballets, et visa à la gloire par un poëme distingué intitulé Hercule : le héros est représenté entre les deux déesses qui se le disputent à son entrée dans la carrière, la Sagesse et la Volupté. Ce poème, écrit avec vigueur et correction, manque d'imagination et de charme : dans cette pénurie d'écrivains, la médiocrité pouvait se faire une réputation.
A défaut d'œuvres d'imagination, la science progressait en Suède; on commençait à s'occuper de l'histoire, en remontant aux origines : l'Islande ouvrait ses riches trésors, ses sagas étaient traduites et YEdda sortait de ses ténèbres séculaires; la critique ne savait pas encore manier avec discernement ces sources précieuses, mais l'impulsion était donnée. L'érudition se perdait dans le champ des conjectures et des hypothèses. On vit le savant Rudbeck s'évertuer à démontrer que V Atlantide de Platon n'élait autre que la Suède, peuplée par les descendants de Japhet : le tout en quatre volumes.
Le savant Pufendorf , d'abord professeur à Heidelberg, vint enseigner le droit naturel à l'université de Lund, et c'est là qu'il publia, en latin, son principal ouvrage. Du droit de la nature et des gens. Charles XI le nomma baron , secrétaire d'État et historiographe. Pufendorf écrivit I'^mtoire de Suède depuis les expéditions de Gustave-Adolphe jusqu'à l'abdication de Christine, et V Histoire du roi Charles^ Gustave. Il quitta la Suède en 1686 pour aller se fixer à Berlin.