NOTICE PRÉLIMINAIRE
et à la Baltique, refoulant les Celtes vers le Sud. Enfin, les Slaves, après avoir longtemps séjourné en Asie, & cdté des Médo-Perses, furent poussés à leur tour vers le nord de l'Europe.
En comparant les langues de ces divers peuples avec le zend des Parsis et le sanscrit des Hindous, la philologie en est arrivée à démontrer leur origine commune. En prenant pour base et point de départ les mots les plus usuels, on reconnaît qu'ils sortent de la même souche. Le mot Aryas, nom du peuple primitif qui habitait le pays des Ases (Asie), se retrouve dans Arménie, Arminius, Ehrman, Germain. La racine or signifie s'élever (oriri), et était synonyme de matlre et seigneur. L'homme, c'est l'être qui pense, manm en indien, mens en latin, man en germain» Le nom de Dieu (Dans, Zeus) est Deva en sanscrit, e» zend, en irlandais, en lithuanien ; Deva vient de div, ciel,, et veut dire céleste , ou maître du ciel. Dans les langues slaves, le mot Dieu est Baghoy Bogu, Bog^ qui veut dire , adorable, vénérable.
c En appliquant, dit M. Eichhoff ■, à chaque groupe d'i- « diomes les lois d'euphonie qui les distinguent dans l'é- « chelle naturelle des sons et dans l'échange mutuel des « lettres, on se convaincra sur-le-champ qu'ils ont une ori* « gihe commune ; que les verbes, les noms, les particules y « sont primitivement les mêmes, avec des applications difié- « rentes , et qu'avec les langues littéraires de Rome , de la « Grèce et de l'Inde , ils forment un magnifique ensemble <K dont tous les détails s'harmonisent. Il est curieux , par « exemple , de comparer, dans divers idiomes fondamen- « taux, les types des noms de nombre qui sont les plus. « usuels, les plus caractéristiques. »
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