CHAPITRE CINQUIÈME
composé pour l'église de Strasbourg, et le Liwre de chant, de Michel Weisse, pasteur silésien ; ce dernier voulait opérer la fusion des vieilles sectes hussites de Bohême avec la doctrine luthérienne, et refit à leur intention un grand nombre d'hymnes imitées ou traduites de la liturgie des sectateurs de Jean Huss.
Peu à peu cette poésie religieuse dégénéra et prit un caractère plus mondain, en même temps qu'elle cherchait une forme plus pure et plus littéraire ; ce caractère indépendant s'accentue à mesure qu'on approche du dix-sep- ^^ème siècle, époque de rénovation dans laquelle nous ^lons entrer avec Opitz et les écoles silésiennes. Le progrès y sera entravé par l'imitation étrangère, venue de France et d'Italie. L'Allemagne ne doit retrouver qu'un ^^ecJe plus tard sa véritable voie et son génie national.