‹ Histoire des littératures étrangèresChapitre 80 sur 205 · WIELAND · texte numérisé non relu

WIELAND

Sa biographie. — Ses études , ses tendances. — Poëme De la nature des choses. — Lettres morales, — Anti-Ovide. — Séjour à Zurich. — Lettres des tnorts. — V Épreuve d^ Abraham. — Tragédies. — Réaction sceptique. — Imitation de Don Quichotte. — Contes comiques.— Agaihon, — Musarion. — Jugement de madame de Staël. — Idris et Zénéde. — Le Nouvel Amadis. — Gandalin. — Obéron. — Séjour à Weimar. — Le Miroir d^or. — Les Abdéritains. — Aristippe. — Traductions diverses. — Jugement sur Wieland.

Nous avons à étudier maintenant un des auteurs les plus féconds de TAUemagne, que Ton a quelquefois comparé à Voltaire pour le nombre et la variété de ses ouvrages, aussi bien que pour son scepticisme et son penchant à Tironie. G*est de plus un admirateur attardé de la littérature française, etpar là, il forme contraste avec Kiopstock, le poète patriote et religieux.

Christophe-Martin Wieland naquit dans le village d'Ober-Holzeim, près de Biberach, dans le Wurtemberg, où son père était pasteur. Il commença à versifier à l'âge de douze ans, et fit ses études au collège de Klosterbergen, près de Magdebourg, puis à l'université d'Erfurlh et de Tubingen. En dehors des études classiques, de la philosophie et du droit, il se livrait à de grandes lectures ; aniateur passionné des lettres, il admirait Xénophon, Sterne, Âddison, nos auteurs français, mais de préférence Bayle

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