Ch'ora vi piaccia alquanto por lamano
A vostra borsa, et farmi dono alquanto^ Ghe qui ho già Ûnito il quinto canto. -
La Spagna di Sostegno de *ZanQbî.
M LlTAUS«
de pbis en pln« de Tîdéal et cesse IniMkfeftt d%lre «a «t^ lorsque un des amis de la famille de& Medkk comprit qu'il &Ilait rsTerser mr Fart populaire quelque clioBe de< f élégance que faisaieiit renaître les études latinesi. Loois Puld récitait à la manière des anôens rhapsodes^ à la table de Lauréat le Magnifiguey le Morgùnie Maggiore (1488) ecmiposé poor Lucrèce sa^ mève. Marsile Ficia, Ange PoUtieni^ Pic de la Mirandolfty e'esMi-diire les esprits les plus saiants et les plus édaîrésy écofutaÎKit la lecture de ce poème.
Toutefrâs dans cette decte compagnie le poète se conforma strictement aux coutumes des diantcnfs populaires. Même caprice dans la conduite de l'action, même prodigalité d'aventures y même mélange de prières et de bouffon nerieSy de noblesse et de BaSreté. Tout est conçu et décrit comme le coneeTsit, comme le comprenait le peuple : si le poète est souvent délicat et élégant, c'est que le peuple pour qui il chantait était cdul de Florence, et que la renaissance des lettres se faisait déjà sentir dans ion sein» Du reste, et ce fut peut-être le secret delà gloire littéraire de la Tcweane, la société saTante eut le bon goèt d'y rester peuple. Laurent de Medid aimait les divertissements publies; lui-même composait des ven» pour les mascara^ des du camaral. Pulci suivit le mênve sEjstème : do là 1« caractère étrange de son poème, qui a été une éaûgme in» soluble pour la plupart des critiques, les uns voukat y voir une oeuvre sérieuse, les autres une épopée heroî-co* mique, comme la Secchia rapUa de Tassoni^, le Latrm deBoileau ou la Bùuele de cheveux (the Râpe of the loek) de Pope. Le Margante Maggiore ' est tout eômple^ ment un récit populaire, tour à tour subUme et puéril, plein d'enchantements et de prodiges, de rois, de diables