‹ Histoire des littératures étrangères condidérées dans leurs rapports avec leChapitre 6 sur 113 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

Sans restreindre en aucune façon ma liberté d'écrivain, ma liberté de dissentiment, il l'a éclairée de son savoir et de ses conseils. Le ministère de l'Instruction publique, où il a laissé d'ineffaçables traces, nous l'a rendu» à l'Histoire et à moi, tel et meilleur encore qu'autrefois : à elle avec toute sa verve et son talent, mûri par l'expérience des hommes et des affaires, à moi avec toute son amitié.

Je dois aussi des remercitjments publics à mon vieil ami, le savant magistrat et bibliophile Hyacinthe Yinson. Depuis longtemps déjà il avait suivi tous mes pas dans toutes mes publications; aujourd'hui j'ai pu l'entraîner, non seulement en Italie et en Espagne, où le traducteur de Dante et d'Ercilla était chez lui, mais encore en Angleterre et en Allemagne, sans le dépayser, ni épuiser son ^ savoir ou son dévouement*.

La première édition de ce livre, accueillie avec bienveillance par le public, a subi, de la part de certains reviewers des remarques sévères, causées presque toutes par un malentendu. Ces critiques nous ont reproché de n'avoir pas fait ce que nous nous serions certes bien gardé de faire, une dissertation plus ou moins érudite sur les influences mutuelles des diverses littératures, une espèce de mémoire pour l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres. Notre dessein est tout autre et moins ambitieux : on se plaint depuis longtemps qu'à la fin de leurs études,

1. Parmi les services que M. H. Vinson m'a rendus dans Timpression de ces deux volumf^, je signalerai la confection des Appendices et des Table^i rédigés par lui avec un soin et une netteté remarquables.

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