Campbell, Essay on english poelry
2. Geoffroy Chaucer, né probablement à Londres en 1328, y mourut «Q 1400.
qu'il parle. Il ordonne que tous les procès seront plaides , et jugés en anglais (statut de 1360 : 36 E. III, c. 15), : mais les seigneurs de la cour, mais les nobles dames qui : y font la loi n'ont guère de procès à plaider que devant ' la Cour (T amour ^. Toutes entendent et aiment notre langue : quelques-unes, il est vrai, dans les rangs secondaires, la prononcent déjà d'une façon quelque peu étrange : « elles parlent le français de Stratford ; car celui de Paril' leur est inconnu * ». Quant à la reine Philippa, elle a pouT clerc notre Froissarl, qui, en cette qualité, « la dessert de beaux ditiés et traités amoureux ».
Geoffroy Chaucer, Français de nom et d'origine, descendant d'un des compagnons de Guillaume le Conquérant^ fut introduit dans cette brillante et royale société sous la protection du duc et do la duchesse de Lancastre. Il était jeune, lettré, élève d'Oxford et peut-être aussi de Gaih* bridge; mais il avait surtout étudié nos poètes et ceux à% l'Italie. Il savait par cœur Guillaume de Lorris, Jean de* Meung, Machault, Eustache Deschamps. A dix-huit ans,it. avait composé sa Cour d'amour^ excellent titre à la cour de Windsor. Aussi fut-il accueilli avec faveur. Il suivit Edouard dans une de ses invasions, devint valet du roi' [dileclus valelttis noster), mari d'une femme de la reine, comblé de pensions, de places, de missions honorables, et conserva sous Richard II les avantages dont l'avait comblé son prédécesseur. •
Quelle poésie Chaucer pouvait-il composer pour ses' nobles hôtes et prolecteurs? Sans aucun doute celle qui seule était en possession de leur plaire, la poésie de 1» décadence du moyen âge, les jolis jeux d^esprit de Bd.
l.Cbaucers Court oflove.