‹ Histoire des littératures étrangères considérées dans leurs rapports avec le développement de la littérature française (volume 3)Chapitre 28 sur 138 · Florence · texte numérisé non relu

Florence

2. Novellieri italiani, Bandello Boccacio, Sacchetti, Lond. (Livorno), 1791-98, 26 vol. in-8.

Tesoro dei novellieri italiani scelti dal decimo terzo al decimo nono 8ecolo. Parigi. 1847, in-8.

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trois Villani, Jean, Mathieu son frère, et Philippe son neveu, se succédèrent dans la rédaction d'une histoire de Florence. Le premier et le plus habile, Jean Villani nous rend xompte lui-même de l'époque et de l'occasion où son œuvre prit naissance. « Me trouvant pour ce béni pèlerinage (du jubilé de 1300) dans la sainte cité de Rome, voyant les grandes et antiques choses qu'elle renferme, et voyant les histoires et hauts faits des Romains écrits par Virgile et par Salluste, Lucain, Tite-Live, Valère, Paul Orose et autres maîtres d'histoire, lesquels décrivent les petites aussi bien que les grandes choses, celles mêmes des extrémités de l'univers, pour donner souvenir et exemple à l'avenir, je leur ai emprunté leur style et leur forme, bien que je ne fusse pas un digne disciple pour une si grande œuvre. Mais considérant que notre cité de Florence, fille et créature de Rome, était en train de monter et de faire de grandes choses, tandis que Rome descendait, il me parut convenable de consigner dans ce volume et dans cette nouvelle chronique tous les faits et commencements de notre ville, autant que cela me serait possible; de chercher, trouver et suivre les événements passés, présents et futurs... Et ainsi, moyennant la grâce du Christ, dans l'année 1300, revenu de Rome, je commençai à compiler ce livre pour la gloire de Dieu et du bienheureux saint Jean et à l'honneur de notre cité de Florence. »

M. Villemain, qui cite ce passage 1 , fait judicieusement observer « ce commencement d'études classiques » dans le naïf chroniqueur florentin, qui, au premier' réveil de la Renaissance et de la découverte des manuscrits, « regarde Virgile et Lucain comme des historiens, et met Paul Orose à côté de Tite-Live. » Il l'oppose ingénieusement à Froissard qui ne sait rien du monde ancien et semble croire que les événements ont commencé avec lui. Le spirituel

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