Né en 1642, mort en
3. Sopra Vassedio di Vienna. — Per la liber azione di Vienna. — A
INFLUENCE DE L'ITALIE èUR LA FRANCE. 149
Même dans ces canzôni célèbres on sent encore que l'expression est empruntée. C'est David, c'est Moïse, c'est Horace qui est le poète : Filicaja, comme Jean-Baptiste Rousseau, répète leurs idées et leurs images. Dès que son modèle l'abandonne, l'artiste toscan essaye de combler le vide de l'inspiration par le fracas des paroles. Rien de personnel et d'ému dans les deux dernières de ses odes : c'est un tissu brillant d'hyperboles connues, une habile mosaïque d'éblouissantes métaphores, de formes lyriques admises et consacrées. Il y a encore là plus de rhétorique que de poésie.
La décadence littéraire de l'Italie au dix-septième siècle est donc un fait incontestable, avoué aujourd'hui par ses défenseurs et ses représentants les plus illustres. Quelle cause doit-on assigner à cette maladie générale de l'intelligence d'un peuple? L'excès même de l'intelligence; la prédominance funeste d'une aptitude, estimée seule, cultivée seule, dans l'atrophie de toutes les autres. L'Italie nous donne ici, au moment où nous nous séparons d'elle, une dernière leçon, et peut-être la plus importante de toutes. Ce peuple naturellement dominateur, ayant perdu la domination par les armes, voulut, comme jadis la Grèce vaincue, s'assurer une autre puissance; il retourna le conseil de Virgile :
Excudent alii spirantia molli us sera...
Tu regere imperio populos, Romane, mémento :
Hse tibi erunt artes f . . .
Les Italiens modernes cherchèrent une suprématie nouvelle dans la religion, dans la science, dans les arts, et
Giovanni Sobieski, re di Polonia. — A Carlo V y daca di Lorena. — Contrairement à notre opinion, la plupart des critiques contemporains donnèrent la palme à la troisième. Ce jugement lui-même est un « signe du temps » .