‹ Histoire des littératures étrangères considérées dans leurs rapports avec le développement de la littérature française (volume 4)Chapitre 92 sur 121 · Lebeiisbild^ V, 16T · texte numérisé non relu

Lebeiisbild^ V, 16T

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menumept poétique, une aérie d^ ce légeadoi BaiiQoalçii » QÙ la révélation sumatupalle or^a paa plua de part que la fraude Yolontaipe d^une caste aaeerdotale ! elle est le IVuit apontané de la peaaéç n^ïve d^un peuple, et elle reooBa quieFt ainsi aa véritable valeur, son vrai titre à une origine divine.

VHiêieiifie de la poésie des Hébreum eat un mélange d6« Hoieux d'érudition et de poésie , de aavoir et d*enthou« aiaame; e^est ce qui, après tant d^autrea livrea plus ea^aeta sur le même aujet, e^ fait encore aujeurd'hui Tattrait et le mérite durable. Dana toutes les époques de renaissance, il y a un moment unique d'ardeur et de passion où la critique prend les allures et le ton de la poésie : Herder est venu à ce moment. ]]tans sa Poéêie desi Héhrei^ço, il est déjà le Chateaubriand de PAll^iii&inA^? plus savant et aussi poète que celui de la SHMinee ^ *

Il en eat le Boaauet et le Monteaquieu, dans ses Idées sur la philosophie de l'histoire, dette vue d^ensemble de l'humanité, que Tévèque de Meaus, dans aon Diseùtmtsur r histoire in^iverêelhj embraase du haut du ôo^gotha, Herder Télargit encore, et renferme dans aon horiaon tout ce que lea sciencea naturellea et historiques pouvaient alors lui offrir. Plus complet que Bossuet, qui n^avait vu dans Phlatoire univeraelle qu^un petit nombre de peuplea, et dans les destinées de ces peuples que l'avènement do l'Église ; pl\is comiplet qu^ Vioo, qui n'y avait trouvé que les développements sueeeaalfa et iaoléa dea divers empires se répétant lea uns les autres, sans progrès, san^ enaem-

\, Hercl^ wm^ wggèr^ lwi--fliômp ce v^ppraciieroç^p^ 4aRs cas lîgn^»

où U semble appeler sqq continuateur : ^ Une histoire du ^énie du Ciiristiaiiisme, dit-il, tel qu'il se révèle dans ses fêtes, ses temples, ses rites, ses eensécrations, ses eofnpositioBa littérairef* pré«^ter%H»>i eUe était traitée philQSQpbiqnewept, Timage la plu# pittor^qwe m^ h.

monde ait jamais vue d'une institution qui ne devait avoir avicune rorme extérieure. » Idées^ livre XVII, chapitre i".

ble , Herder nous offre précisément ce qui manque à ses devanciers. « Son idée fondamentale, dit Cousin, c'est de rendre compte detov^ les éléments de Thumanité, ainsi que de toitë les temps, de toutes les époque de V histoire; y o\x% y trouvez la religion et TÉtat, les deux points de vue de Bossuet et de Vico , et de plus vous y trouverez les arts, la poésie, l'industrie et le commerce; aucun des éléments d'un peuple ou d'une époque n'est négligé... L'ouvrage de Herder est le premier et le plus grand monument élevé à l'idée du progrès perpétuel de l'humanité en tout sens et dans toutes les directions. »

Vers la fin de sa vie, Herder ne s'occupa plus que de l'étude de la philosophie et de ses applications à la science et à la vie. Il s'éprit des idées de Spinoza, et s'en fit un système plus spiritualiste et plus chrétien que celui du maître. Ce système toutefois formait dans la conscience de Herder une dissonnance douloureuse avec son caractère et ses fonctions pastorales. « Mes prédications, disaitil, ressemblent à ma personne : je n'ai guère d'ecclésiastique qu'un rabat par devant et un manteau par derrière. De même mes sermons n'ont de professionnel, par derrière comme par devant, qu'un notre-père. » Cette opposition fut le tourment de ses dernières années. Il ne trouva la paix que dans son tombeau, à la cathédrale de Weimar.

Lui-même avait composé l'épitaphe qu'on y lit encore « Lumière, Amour, Vie (Lichty Liebe^ Leben), »

Herder, comme le dit très bien M. H. Hettner, n'est point un des classiques de la littérature allemande, au même titre que Winckelmann, Lessing, Kant, Goethe et Schiller : il donne toujours l'impulsion, presque jamais la conclusion et la forme définitive. C'est ce qui fait que ses écrits sont en partie vieillis. Cependant Herder est un des écrivains les plus importants et les plus influents de notre époque héroïque. Son action s'exerça avec tant, de puis-

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sance sur son époque, dans toutes les directions, que la grande poésie de Goethe et de Schiller, les efforts de Técole dite romantique, la philosophie de Schelling et de Hegel ne peuvent être conçus sans les travaux préparatoires de Herder.

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