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UTT. SEPT. a
écrit des vers d'amour délicats^ voluptueux^ charmants, dignes de Tidylle antique. Par-dessus tout, il a été le grand, l'inépuisable inventeur de ces masqu£Sy sortes de mascarades, de ballets, de chœurs poétiques, où s'est étalée toute la magni&cence et l'imagination de la renaissance anglaise*. »
De 1596 à 1637, époque de sa mort. Benjamin Jonson a composé plus de cinquante ouvrages dramatiques, dont dix sont des comédies, trois des satires comiques, comme il les appelle lui-même, deux des tragédies d'assez peu de valeur; le reste, des masques et divertissements de cour.
f^ Esprit vigoureux et original, lui seul peut revendiquer la .
1 gloire d'être opposé, comme antagoniste, sinon comme
I rival, à son contemporain Shakspeare, et d'avoir soutenu J avec talent un système dramatique dont le goût national
\[ et les succès du grand poète de Stratford avaient prononcé
Vja condamnation.
Au-dessous de ces deux grands noms, le thMtre anglais de la première partie du dix-septième siècle en présente un grand nombre dont leur patrie peut à juste titre s'enorgueillir : Beaumont etTlotcher, ces deux jumeaux dramatiques, marchent au premier rang; vient ensuite et à peu de distance l'élégant et énergique Massinger; puis Ford, Webster, Middleton, Decker, Thomas Heywood, . Ghapman, Rowley. Nous pourrions ajouter, d'après les critiques anglais, quatre-vingts noms à cette liste ; chiffre qui atteste à la fois la fécondité de cette période littéraire et l'empressement du public pour les plaisirs de la scène. .' Nous laisserons à l'histoire particulière de la littérature an^ glaise Tappréciation de chacun de ces auteurs et l'analyse de leurs ouvrages; il nous suffit d'avoir embrassé l'enseniW® du mouvement dramatique de l'Angleterre et signalé les types originaux de ses plus brillant'^s productions.
/. Taine, Histoire de la itUcradirr anoUùsc ,\wcv^ U^ chapitre, ni.