He dips his pinions inthe painted bow
The râpe, II, 8S.
2. « Avez-vous reçu vos volumes, demandait Pope à Bentley.— Quels volumes? — Mon Homère, auquel vous m'avez fait l'honneur de sous* crire. — Ah! j'y suis! votre traduction! c'est un joli poème, M. Pope; mais il ne faut pas rappeler Homère. »
3. Il n'en traduisit lui-même que les douze premiers chants, et laissa à deux poêles d'ua mérite secondaire \e hom d'akV:\\«N«x V^uNt^jg^.
Pope est le véritable type de rho;mme de lettres, non fis de l'ouvrier littéraire, contraint pour vivre de travailler à la tâche, comme Thabile et infortuné Dryden, mais ie l'artiste en vers, vouant sa vie au culte du rythme et du leau langage, affamé de renom, entouré d'kdmirateurs et d'envieux, imprimant sans cesse, provoquant d'heureuses souscriptions, achetant des rentes et des villas, régnant en quelque sorte au milieu des écrivains et des gens du inonde, enfin quelque chose comme un quart de Voltaire, comme l'auteur de la Henriade et des belles Èpîtres,
Pope eut, dès son enfance, Tavantage immense de vouloir quelque chose et de le vouloir fortement. Son but fut d'écrire de beaux vers , et tous les efforts de sa vie tendirent constamment à cette fin. Toujours occupé à lire, à traduire, à extraire, à imiter, il travaillait à former son talent avec autant d'activité et d'économie qu'un négociant anglais à élever sa fortune. Si la conversation lui présentait quelque pensée remarquable, quelque expression heureuse, il s'empressait de la mettre en écrit. Un distique, mi vers isolé qui s'offrait à lui par hasard, était soigneusement mis en réserve, et employé dans l'occasion. Reste ^ savoir si cet industrieux labeur était bien l'éducation d'an grand poète. C'était au moins celle d'un élégant et ingénieux versificateur ; et c'était là l'idéal que Pope se proposait d'atteindre.
A défaut du mérite de l'invention poétique, qu'on ne pouvait réclamer pour lui, on a voulu accorder à Pope le don d'une profonde sensibilité. On a beaucoup trop vanté, BOUS ce rapport, son Élégie à une infortunée^ où se trouvent plus de lieux communs que de sentiment, et même «on Epîlre (THéloïse àAbélard^, où l'austère pathétique
l.Pour sentir le ton vrai, l'accent de passion qu'un pareil sujet exigeait ^^ poète, il snffit d'ouvrir les lettres authentiques d'Abélard et d'IIéloïse. ^> Oddoul en a donné, en 1837, une nouvelle IraducUon faite suc les