‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 101 sur 118 · Die Offenbarung Johannis, Gotba · texte numérisé non relu

Die Offenbarung Johannis, Gotba

pocalypse deux écrits primitifs, dus à des judéo-chrétiens : l'un, du temps de Caligula; l'autre, de l'an 62, réunis et augmentés par un judéo-chrétien vers l'an 80. Pour Rauch ^ l'Apocalypse est l'œuvre d'un juif, écrivant vers l'an 62, qui incorpora dans son travail des écrits plus anciens, dont deux fragments du temps de Caligula et un de l'an 53. Sous Titus, un rédacteur chrétien a donné, par quelques additions, un caractère chrétien à cette apocalypse et y a joint les lettres d'envoi. En 1895, Briggs '', un spécialiste accoutumé à sectionner le Pentateuque, a appliqué la méthode à l'Apocalypse. 11 distingue six apocalypses primitives : celle des Bêtes, la plus ancienne, du temps de Caligula ; celle du Dragon, à peu près de la même époque. Puis viennent l'Apocalypse des trompettes, celle des sceaux, celle des coupes, toutes du règne de Galba, et enfin celle des lettres, qui n'est pas plus ancienne que le temps de Néron, ni plus récente que celui de Domitien. Ces six apocalypses auraient été réunies en quatre éditions successives : l""" édition, les sceaux, les trompettes, les coupes; 2" édition, les mômes, plus les lettres; 3" édition, en plus les bêtes et le dragon; A° édition, duc à un rédacteur qui aurait ajouté quel- (jues notes. Tous ces documents, à l'exception peutêtre des lettres, auraient été écrits en hébreu, la langue des prophètes. La plus grande partie des citations se rapprociie plus du texte massorétique que des Sep-

1. Dir Offenbaruny den Johnnni», unteraurht tinrh ilirrr Zusammentrlzunii und flic Zeililirvi- llnt»lrhu)\tj, llunrlcm, 18l>t. «. The Mi'itiah o/ Ihc AponteU, New- York, 1895.

tante. Celles qui semblent s'accorder avec celui-ci viennent probablement d'un Targum araméen, en usage dans la Synagogue.

Bousset^ estime qu'il y a une unité très marquée dans l'Apocalypse, bien que plusieurs parties viennent de sources diverses : VII, 1-8; XI, 1-13; XII; XIII, 11 ss.; XIV, 14-20; XVII; XVIII; XXI, 9-22. Quelques-unes sont d'origine juive. Harnack ^ affirme que l'Apocalypse contient plusieurs documents anciens ou tout au moins un. Jiilicher^ pense que le chrétien qui a écrit l'Apocalypse, vers 95, a utilisé des morceaux d'apocalypses plus anciennes. Pfleiderer'', dans la nouvelle édition de son œuvre, admet aussi que l'apocalypticien a incorporé dans son écrit des fragments d'origine différente : ch. XI, 1-13; XII; XIII; XIV, 6- 11, 14-20; XVII, 1-5; XVIII, sont des écrits juifs du temps de Caligula; XXI, 9-XXII, 5, sont aussi peutêtre juifs.

D'après J. Weiss^, il y eut d'abord une apocalypse complète écrite par un chrétien d'Asie, du nom de Jean, dans la deuxième moitié de l'an 60. Elle comprenait: I, 4-6, (7,8), 9-19; II-VII; IX; XII, 7-12; XIII, 11-18; XVI, 1-5. La fin de cette apocalypse serait XIV, 14-20, auquel il faudrait rattacher XX, 1- XXI, 4; XXII, 3-5; XXII, 8 ss. A cette première apocalypse le rédacteur a joint une apocalypse juive : XI,

i. Die 0/fenbarung Johannis, Gôttingen, 1906.

i. Die Chronologie der altchristlichen Litteratur, vol. I, Lepzig, 1897.

Page 1