‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 12 sur 118 · Kiuzy. exeg. Kom. zum N. T., Leipzig, i»M · texte numérisé non relu

Kiuzy. exeg. Kom. zum N. T., Leipzig, i»M

\. Die evang. Gesch. krit. und phil. bearbeilct, Leipzig, i83S ; Die Evangelivnfrage in ilirem gegenw. Sladium, Leipzig, 185»».

•;. Krit. derev. Gesck. des Johannes, Berlin, 1840; Kritik der Evanijclicn, Berlin, 1850.

6. Diekirch. Tradition ûber den Ap. Johannes und seine Schriften, Leipzig, 18iO.

rejeta la tradition d'un séjour de Jean à Eplièse. L'ouvrage aurait été écrit à Edessa, vers 130-135. Fischer * prouva par l'emploi péjoratif que faisait l'écrivain du terme ot 'louSaTot, qu'il ne pouvait être Juif lui-même. Dans leurs introductions au Nouveau Testament, Credner et Neudecker défendirent l'authenticité johannique ainsi que Frommann, Ebrard et Norton. Lûcke ^ fit de nombreuses concessions quant à la valeur historique des discours de Jésus et l'enseignement christologique de l'évangile.

Avec Christian Baur et l'école de Tiibingen commence une période nouvelle. Le IV" évangile, composé vers 160-170, fut l'écrit qui concilia définitivement dans une harmonie supérieure les divers partis qui, jusqu'alors, avaient divisé l'Eglise. Par une analyse détaillée et approfondie de l'évangile, Baur 8, marchant sur les traces de Bauer et Kôstlin '', s'efforça do prouver que le IV*' évangile était une composition qui ne présentait aucun caractère historique. L'auteur, dit-il, s'inspirant des évangiles synoptiques, développe des enseignements doctrinaux, dont l'idée fondamentale est la doctrine du Logos, se manifestant sous ses divers aspects dans la vie de Jésus. Le Logos, vie et lumière, personnifié par celui-ci, luttait contre les ténèbres de ce monde; il triomphait par la glorification de Jésus, l'écrit en un temps, où floris-

i. Tiih. Zcitschr. fur Throl., Il, 18*0.

i. Cum. \tlirr dit- Schr.dcit l]i\ Johannes, Bonn, 18;i3-30.

3. Thcul. Jahrbuchrr, Tuhingcn, 18li. Krit. UtUcrs. ùbcr die han. Evangelien, T(ibinK<*ii, IHU.

4. Dur Lchrbegriff des Ev. und der Driefe Johannis, Berlin, 4843.

saienl les idées gnosliques, il en tient compte, les simplifie, les rend acceptables. Il entre aussi en contact avec le montanisme par sa doctrine sur le Paraclet, par sa représentation du Christ comme le véritable agneau pascal qui rend inutiles les sacrifices juifs et, enfin, il donne à l'opinion qui devait triompher dans la controverse pascale son meilleur argument en fixant la mort du Christ au quatorzième jour de nisan. Ainsi, l'auteur réunissait dans une unité supérieure toutes les doctrines discutées de celte époque : la gnose, la doctrine du Logos, du Paraclet, la controverse pascale.

Schwegler * avait fourni des idées à Baur, lorsqu'il avait essayé de montrer comment le IV* évangile avait tenté de ramener le montanisme et le gnosticisme à l'unité catholique, et frayé la voie à l'observance occidentale delà Pàquc. Zeller^ soumit à une critique acérée les témoignages de la tradition en faveur de l'origine johanniquc et conclut à leur insuffisance. Kôstlin ' essaya de prouver que dans l'Eglise primitive la pseudépigraphie était d'usage courant; on avait coutume d'attribuer les livres à des auteurs qui ne les avaient jamais écrits et devaient, par leur nom, leur donnerdel'autorité. Hilgenfeld ^ trouva peu satisfaisante

1. Der Montanismiis iind die c?iriit. Kirche det zwetten Jahr., Tùbingen, 1841. Das nachap. ZeitaUer in den Hauptm. teiner Entwick., U, Tiibingen, 1846.

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