Die Echtheit des Ev. Johannes, Schaffliausen
discours de Jésus. Les deux meilleurs défenseurs de l'authenticité ont été à cette époque Luthardt^ et Beyschlag ^.
Renan ^ admit pour les faits du IV" évangile une tradition venant de Jean l'apôtre, qui aurait séjourné à Ephèse et serait l'auteur de l'Apocalypse; il admit même que Jean aurait rédigé des notes, mais il rejeta la valeur historique des discours, tout en reconnaissant (|u'il s'y rencontre « d'admirables éclairs, des traits qui viennent vraiment de Jésus ». Plus tard, 1872, il crut que l'auteur pourrait être Jean le presbytre ou Ariston ou peut-être Cérinthe.
Reuss ■* a soutenu d'abord l'origine apostolique du IV* évangile et en même temps le caractère artificiel des discours de Jésus. Plus tard , il rejeta totalement l'origine johannique et regarda l'évangile comme un traité de théologie. Sabatier^, qui avait, tout d'abord, soutenu l'authenticité johannique, la rejeta plus tard et affirma seulement « que le I V" évangile peut et doit être ramené à l'apôtre Jean, mais d'une façon médiate et indirecte. Il représente la forme qu'avait revêtue l'histoire évangélique en Asie Mineure dans le cercle où s'était exercé son long ministère ». D'après lui on y dislingue très nettement la préoccupation du théologien
i. Das johannextche Evangelium, Nùrabcrg, 1854. Der joh. Ursprun;/ de» vierten Evangelium, Leipzig, 1«7».
i. Zurjohnn. Fragc, Malle, 1X70.
;». ]'ic a« Jé»u.i, Paris, I86;t. LAnléchriê(, Paris, i 873. L'Église chntienne, Paris, 187!».
♦. Hint. //(• la ihi'ologie rhréliennc au aiMe apostolique, Slrasbouri;. 18»!i. l,n Thénlnyic johnnniiiue, Paris, 1H7!).
.■;. r^its/ii sur ti:i SDtifrea ilr la vir ilc ./('.oi.t, Paris, iHtlli.
et du commentateur aussi bien que lu tradition positive d'un témoin de Jésus. Hase ' , d'abord défenseur de l'authenticité, 1829, crut, 1876, que, sous l'influence des récits de Jean, s'était formée une tradition d'abord orale, où entrait la notion du Logos. Celte tradition a été rédigée par écrit par un disciple de l'apôtre.
Ezra Abbot^a examiné en détail les témoignages des écrivains ecclésiastiques en faveur de l'authenlitilé et a conclu à leur valeur probante. Wescott et Salmon, étudiant l'authenticité johannique dans son ensemble, conclurent aussi à l'affirmative,
Thoma^ vit, dans le IV* évangile, le travail d'un judéo-chrétien, de culture alexandrine, vivante Éphèse et écrivant vers 134. Les écrits de l'Ancien Testament, la Genèse et Job, les livres grecs de l'Ancien Testament, les écrits de Philon, les épîtres de Paul et l'Apocalypse, mais, avant tout, les évangiles synoptiques ont fourni à l'auteur la matière de son livre. Le Christ johannique est la personnification du concept de la Théophanie, la Schekhina; l'évangile johannique, qui réunit ridée du Logos, formée à Alexandrie, avec la figure du Christ des synoptiques, est essentiellement un livre donseignement doctrinal sous forme de biographie.
Jacobsen ' retrouva dans les évangiles synoptiques, surtout dans Luc, les sources des récits du IV" évangile, que l'auteur a retravaillées. Pour Honig*. tous
1. Das Leben Jesu, 18-2!). GescliiclUe Jcsu, Leipzig, 1876. •î. Exlernal évidence of the fourlh Gospel, Boston. 1880.