Die O/fenbarung Johannis, Gôtlingeu
6. Evangelium Johannis, GcHUngen 1902. Leben Jesu, Berlin, 1903. Einl, in das N. T., Berlin, 4907.
Jésus et ce qui appartient à Jean. Zalin' a clé plus conservateur; il admit toutes les opinions traditionnelles sur le IV* évangile, sauf qu'il attribua le XXP chapitre à des disciples de Jean, écrivant du vivant de lapôtre et répétant des paroles de leur maître. Leur but était d'attester que Jean était l'auteur de l'évangile. Papias, d'après Zahn, aurait parlé de l'évangile de Jean. Pour Harnack^ la question de savoir si l'apôtre Jean est allé en Asie reste ^ouverte ; mais il affirma qu'il n'a jamais été l'évêque suprême d'Asie. C'est plutôt Jean le presbytre, un Juif de culture hellénique, disciple du Seigneur dans un sens large, qui a pu l'être; il a vécu longtemps à Ephèse jusqu'au temps de Trajan ; vers la fin du règne de Domitien il a publié l'Apocalypse et entre 80 et 110 écrit Tévangile et les épîtres ; il les adressait à une petite école de disciples et s'appuyait sur des traditions qu'il aurait reçues de l'apôtre Jean. Pour Baldensperger-^ ce livre n'est pas une œuvre doctrinale, mais un écrit de circonstance, dirigé contre les disciples de Jean- Baptiste; le but de l'auteur était de prouver que Jésus était le Messie et que le Baptiste devait s'effacer devant lui. Loofs* crut que les souvenirs de Tapôtre, écrivant longtemps après les événements, étaient trr^ affaiblis, ce qui oblige à supposer une grande part (rincxaclitudc historique soit dans les récits, soit dans
1. Einleitung in das N. T., Leipzig, 1806. Daa Evangclium des Johannes, l.eip/iK, 1007.
3. Die Chronolodie deralteh. Litleralur, !•' Band, Leipxig, 1807. 3. Der l'riUoij de» vieitm /ic, Krcihurg, 1H;(8. ♦. Die AuferUchungaberichlc und ihr U'ert, Lci\n'\g,^èVSî ^~-
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les discours. D'après Albert Réville V le Jésus du IV" évangile est transfiguré systématiquement et idéalisé au point qu'on peut se demander souvent si l'on se trouve en présence d'un personnage historique ou d'un postulat métaphysique, ramené par des procédés arbitraires aux apparences d'une vie humaine. L'auteur, imbu des idées philoniennes sur le Logos, et écrivant vers 130-140, a voulu prouver que celui qui a vécu en Palestine sous le nom de Jésus n'est autre que le Logos, révélateur de Dieu dans le monde et dans l'humanité. Cela ressort des modifications, adjonctions et suppressions qu'il fait subir à l'histoire synoptique. Cependant, l'évangile a conservé des traits historiques, empruntés à des traditions inconnues aux évangiles synoptiques. D'après Pries ^, l'évangile des Hébreux serait la source principale du IV* évangile et c'est l'hérétique Cérinthe qui aurait été l'interpolateur ou le traducteur.
Wclzel, Camerlynck, Schanz, Knabenbauer, Bovon, Belser, soutinrent l'authenticité johannique. KreyenbûhP rejeta le témoignage de saint Irénée sur l'origine johannique du IV* évangile et attribua celui-ci au gnostiquc Ménandre d'Antioche, qui n'a pas eu l'intention de raconter une vie réelle du Seigneur, mais a voulu présenter à ses adhérents un Christ spirituel, en opposition avec le Christ terrestre et charnel de la tradition. PUeiderer se rattacha à cette hypothèse.