Revue biblique, l'MT, p. 5CI
III, 8 : Ta iîV£Ù[ia oTtou Ôe'Xsi TTveT, xat tïiv çwvyjv aùroO àxoûî'.;, àXX' oùx o^6a; nôôev spyeTai xai itoû ÛTtàyei.
Ad Philad. VII, 1 : to iTveù[ia où uXavàtai, àirà ©eoù ôv olSev yàp, TioOev Ép/eTai xaè ttoO (inàYsi, xa; Ta xpuiiTà èàéyx^'-
Cf. Jn. VIII, 28, 29 = ad Magn. VII, 1 ; VIII, 2; Jn. VI, 33= adEph. V, 2; ad Rom. VII, 3. Peut-on en conclure que saint Ignace a puisé ses doctrines dans le IV' évangile? Est-ce que les paroles du Christ et ses enseignements, tels qu'ils sont contenus dans cet évangile, n'étaient pas connus et prêches en Asie Mineure avant la publication de cet écrit? On croit d'ordinaire qu'ils étaient le fond de la prédication de Jean à ses disciples ; par conséquent, ils ont pu se répandre de bonne heure. Si c'est par le canal de la tradition orale qu'Ignace a connu les enseignements de Jésus , on s'explique qu'il soit imprégné de la théologie du IV' évangile et que, cependant, jamais il ne cite textuellement celui-ci. On s'explique aussi qu'Ignace rappelant, Smyr. III, 2, les paroles de Jésus à ses apôtres pour les convaincre de la réalité de sa résurrection, cite l'apocryphe K>ipuY|xa Iléxpou' ou l'évangile des Nazaréens^ au lieu de Jn, XX, 27.
Le seul rapprochement que l'on peut établir entre lépître de Polycarpc et le IV" évangile est le suivant :
.In. VI, Il : xàYw àva(mî<ju) i I'olvcarpe, V, 2 : xa8à)« ûjjfaÙT^viv T^ («X^^^Mp?' I <TX(to ^lATvlyctpat '^|Aàl;ix vcxpûiv.
On ne trouve pas dans les synoptiques cette pro-