‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 29 sur 118 · I. OniufcME, éd. i)én.,I · texte numérisé non relu

I. OniufcME, éd. i)én.,I

i. J^noMK, in. lu. XVlll, Prol.

messe de Jésus de ressusciter les morts ; mais Polycarpe n'a-t-il pas pu l'apprendre i)ar la tradition V

Dans Tépître de Barnabe, on trouve des expressions telles que : ^X6ev e'v capxî, V, 10, 11 ; ^v «rapxi eSet aùrov «pavepwQ^vai, V, 0; VI, 7, 9, etc., qu'on peut qualifier de johanniques, I, 14, mais ne seraient-ce pas des expressions courantes à cette époque? Barnabe, XII, 5-7, parle du serpent d'airain que Moïse a élevé dans k' désert, et qui était un symbole du Christ en croix. S'est-il souvenu de Jn. III, 14? « De même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi doit être élevé le Fils de l'homme. »

Les rapports entre le IV" évangile et le Pasteur d'Hermas sont plus frappants. N'est-ce pas à Jean qu'Hermas, Sim. IX, 12, a emprunté sa doctrine de la préexistence du Fils de Dieu : '0 [/.èv ulbç -cou ©eoî; irotar,? T^î xt(<j6wç «ÙToù TcpoYïvtffxepo'ç ^ativ = Jn. I, 3; les qualificatifs, appliqués à Jésus, de TtuXri, Sim. ib = Jn. X, 7, 9 ; de Cwvi, Vis. II, 2, 8 = Jn. XI, 25? Les passages suivants sont assez rapprochés comme idée :

Jx. X, 18 : xaÛTYiv t:^v èvToXi^.v ê>a6ov nopà toû naxpdc (tou.

Jn. III, 3-5 : où Sûvatai lôeïv TTiv paffiXeîav toû 0eoy... où 80va- Tai elff£),8eîv el; xriv paaiXeîav toù 0eoù.

Sim. V, 6, 3 : îoùç aÙToï; tôv vô(MV âv IXaët Tcocpà toû icaxpô; aÙTO'j.

Sim. IX, 15, 3 : laùTa ta ôvô- [xata ô fopûv toû 6eoû SoûXo; tt;v paffiXeîav |ièv ô^j/STai xoù t>eoû £'.; aÙTY)v 6e oùx elffsXeûasTat.

K' Papias, évêque de Hiérapolis, vécut vers 1 an 90- Hkl50, et dut écrire vers 130-150. Son témoignage sur ^^Ue IV® évangile serait donc fort important, si Papias

avait été vraiment, ainsi que le dit saint Irénée^ auditeur de Jean. Mais Eusèbe- doute de ce fait : « Papias, dit-il dans la préface de son ouvrage, ne paraît nullement avoir entendu ni vu les saints apôtres ; mais i^ apprend qu'il a reçu les leçons de la foi de ceux qui les avaient connus. » Il cite ensuite un passage des l?»)Y>iffetç Twv xupiaxtov XoYt'tov de Papias, d'où il conclut <|u"il a existé en Asie Mineure deux personnages du nom de Jean, Jean l'évangcliste et Jean le presbytre. C'est de ce dernier, suppose-t-on, que Papias aurait été l'auditeur direct. Il n'aurait donc pas connu Jean Tapôtre, et Irénée aurait confondu le presbytre avec l'apôtre, quand il fait de Papias un auditeur de celuici, tandis qu'il ne l'avait été que de celui-là. Nous étudierons cette question plus loin.

Mais Papias est peut-être un de ces presbytres de qui Irénée a appris que le Seigneur avait atteint l'âge de vieillard, aetatem seniorem, et peut-être serait-ce par le IV" évangile que Papias aurait connu ce détail, Jn. VIII, 57? On pourrait raisonner de la même façon à propos de cet enseignement qu'Irénée^ dit tenir des presbytres : wç oî icpeaSuTepoi Xe'Youffi xa\ Sià toïïto eîprjx^vai Tov Kûpiov èv TOÏç Toû IlaTpôç (xou (xovàç eTvai ■JtoXXâ;. C'est dans le IV' évangile, XIV, 2, que se trouve cette parole du Seigneur.

11 reste néanmoins que Papias n'a pas mentionne formellement le IV évangile, tandis qu'il nomme les

Page 1