DliUMMO^tD, op. cit., I». 'i
4, The fragmenta nf Hcrnclcon, Cambridge, 18f)l.
IV* évangile était très connu. Origène * dit que, d'après Hcracléon, le passage Jn. I, 18, n'était pas i-Ko toÏÏ p«- TTTiffTOÎÎ, akX àito Toû {jia6y)T0u.
Dans la lettre à sa sœur Flora, Ptolémée'^ affirme que « Tapôtre a déclaré que la création du monde appartient au Sauveur, vu que toutes choses ont été faites par lui, et que rien n'a été fait sans lui », Jn. I, 3, D'après Irénée', il aurait cité ces paroles de Jésus : « Et que dirai-je? Je ne sais », Jn. XII, 27. Lightfoot^ relève chez Clément d'Alexandrie treize citations de l'évangile de Jean, faites par Théodote.
D'après Épiphane ' les Ebionites se seraient servis de l'évangile selon Jean. Les traces du IV* évangile qu'on croit retrouver dans Celse, 150, sont assez visibles. Il parle des chrétiens qui appellent Notre-Seigneur aÙToXoyov *^ ; il rapporte qu'étant altéré, le Seigneur s'est assis au puits de Jacob '', qu'il a eu le côté percé *. Mais nous devons faire à leur sujet une remar que qui s'applique à la plupart des ressemblances que nous avons relevées entre le IV' évangile et les écrivains du 11' siècle. Il y a des ressemblances d'idées indéniables, mais très peu de ressemblances de termes et d'expressions. Nous pouvons donc seulement conclure qu'au 11® siècle il y eut une tradition chrétienne,