‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 33 sur 118 · Ib. Il · texte numérisé non relu

Ib. Il

que nous trouvons codifiée dans le IV*" évangile, et dont les traces se laissent discerner dans les écrits de Tcpoque, mais il est difficile de conclure, sauf en quelques cas, à une dépendance littéraire de ceux-ci à celui-là.

Cette observation trouve une nouvelle justification dans les fragments d'évangile trouvés à Behnesa, 1896 et 1903. On y constate nettement marquée l'empreinte d'une tradition que l'on peut appeler johannique, sans que cependant aucun passage du IW^ évangile soit cité. On y rencontre même des expressions johanniques : voir le Père, être dans le monde, être vu en chair, avoir soif, le Seigneur vivant, ô ^Sv Kupio;, goûter la mort. Que l'on compare, par exemple, ces paroles de Jésus dans Jean, VII, 37 et les Logia de Behnesa, l""* col., 3" sentence.

Jn. VII. 37 : èv 5è t^ èdxaTfl

xei ô 'IrjaoO; xal Ixcajev léyw'j' Èdcv Tt; $i<{^à, èpyéaibi npoz \u xai mvétw.

Logia de Behnesa, III : Xéyei

'Ir]<IOÛ;" Ï<TTT)V Èv (1,£(T({) TOÙ XÔ<T(10U

xal iv orapxl wçOtjv aùtoï; xai eîpov TîâvTO^ |i,66yovTa<; xai où5éva eùpov Si^/âvra 2v aÙTot;.

Les hérétiques qui, au dire d"Irénée\ n'admettent pas cet enseignement de rKglise, lequel est en accord avec l'évangile de Jean; les Alogcs qui, d'après Épiphane, nient que l'apôtre Jean soit l'auteur du IV" évangile et l'attribuent à Cérinthe, sont des témoins indirects de l'existence de cet évangile au ii" siècle et de la croyance générale qui l'attribuait à Jean l'apôtre.

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