‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 2)Chapitre 4 sur 118 · Die Offtnbantnij Johannis, \>, 17!», (iUttingcn · texte numérisé non relu

Die Offtnbantnij Johannis, \>, 17!», (iUttingcn

xôajjiou, XIL 31; XIV, 30; XVI, 11; 6 Ttovripôç, XVII.

Les mots caractéristiques de l'Apocalypse : y\ olxou- [jiévyi, oî xaTotxouvTeç £it\ tri; y^;, fj (xaptupi'a 'Ir,<Toû, -^ «p/T) TYÎç xTiffewç Toïï ©doû, 6 itpwTOTOXo; Twv vexpôiv, xpaxeiv to ovo{Aa, ô àpxwv-cwv paffiXewv tÎ); Yriç, et surtout Texprcssion, spéciale à l'Apocalypse et 8 fois répétée, Kûpioç ô 9eoç, ô •rcavToxpaTwp, sont absents du IV" évangile. Inversement, les mots caractéristiques du IV" évangile : ^ àX:^6«i«, Ttoieiv tV àXiiOei«v, eTvai Ix tt,; ilyfiiicn, Çw^ «Ituvioç, ô «px"^ Tou xôfffjiou TOUTOU, Ta TÉxva Toû Heoû, eTvai OU Yïvvr,6î)v«i Ix toû 9eoî3,Tà Tt'xva tou SiaêôXou, IpYxCs'ô»». jAeviiv, (xoviî, So^atJiecrôai, u<|/ouff6ai, etc. ne se rencontrent pas dans l'Apocalypse, OU n'y sont que très rarement. Certaines particules : xa6u)ç, (i.év, [iévToi, TtavTOTs, ittoïîOT», àç, au sens temporej, ?va se référant à un pronom démonstratif antérieur, fréquentes dans l'évangile, sont absentes de l'Apocalypse. Ouv, si souvent employé dans l'évangile, se trouve trois fois seulement dans l'Apocalypse et encore pas dans le même sens.

2. Grammaire. La langue du IV* évangile est relativement correcte, tandis que celle de l'Apocalypse présente de nombreuses irrégularités, que nous signalerons plus tard. La teinte hébraïsante est beaucoup plus accentuée dans le second écrit que dans le premier. Des formes, telles que le génitif absolu, le relatif avec attraction, familières à l'évangile, sont inconnues à l'Apocalypse.

3. Style. « Malgré les éléments communs de vocabulaire et de syntaxe, jamais deux hommes, dit J. Ré-

ville*, n'ont écrit de manière plus différente : d'un côté, un style hautement coloré, tumultueux, tourmenté, saturé d'images de proportions fantastiques; un langage d'un réalisme outré, qui peint les choses même les plus chimériques, toujours en des formes concrètes; une imagination échevelée, qui se meut uniquement dans le cadre des représentations apocalyptiques juives. De l'autre, un style sobre, tout intérieur, d'une régularité qui frise la monotonie; un langage où chaque expression a sa valeur, où tout est pensée; des images en petit nombre, très simples, sans aucune valeur concrète, mais d'une profonde portée symbolique, essentiellement idéalistes ; une imagination très réservée, qui non seulement ne se complaît pas dans les figures ouïes représentations apocalyptiques, mais qui élimine systématiquement de la tradition évangélique tout le réalisme cschatologique. » Qu'on compare, par exemple, les ch. IV et V de l'Apocalypse et Jn. X, 1-18; XVI, 7-14.

Ce parallèle entre le style de l'évangile et celui de l'Apocalypse, bien que les oppositions y soient poussées à l'exlrt^me. est juste dans l'ensemble; c'est, en effet, ce qui ressort do la lecture attentive des deux ccrils. Mais, pour qu'il fût légitime de conclure à la dualité d'écrivains, il faudrait que les doux ouvrages fussent (•onij)nrablos quant au sujet traité ol que, do plus, l'auleur les «-ùl produits sans «Mnprunler à dos matériaux préexistants. Or, outre que l'ccrivain de

1. I.i; IV évangilf, son origine et sa valeur historiqur, p. iS, Paris,

UNITÉ D'AUTKUa DES ÉClUTS JOHANNIQUES. ir.

l'Apocalypse a pu être influoncé par l'esprit apocalyptique du temps, et qu'écrivant une apocalypse, il a pu vouloir imiter celles qui existaient déjà, il est possible encore que nous ayons dans ce livre des parties d'apocalypse qui y auraient été insérées plus ou moins textuellement. Nous dirons plus tard ce qu'il faut en penser. D'un autre côté, l'évangéliste avait, comme matériaux de son livre, des éléments tout différents. Il écrivait une biographie, dont le ton devait nécessairement être calme ; pour le reste et la plus grande partie de son livre il reproduisait dos discours dont il n'était pas l'auteur. Ainsi peuvent s'expliquer les différences de style entre le IV*' évangile et l'A- |)ocalypse.

4. Différences doctrinales. La conception du Christ est tout autre dans l'Apocalypse que dans le IV* évangile. « Ici, dit J. Réville ^ le Christ est le Logos de Dieu, organe de Dieu dans la création matérielle et spirituelle, révélateur unique de Dieu; il est esprit et vie ; il est à la fois la vérité et l'agent de la communication de la vérité aux hommes, la vie et h' chemin ({ui conduit à la vie, la porte de la bergerie, le bon berger... Tout est lié dans le cadre d'une puissante pensée religieuse et philosophique de laquelle les notions apocalyptiques, matérialistes, juives, ont été soigneusement écartées. Dans la vision de Patmos. au contraire, le Christ est présenté sous une série d'images apocalyptiques sans portée philoso-

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