TlXKHOST, op. cit., p. 'M
sance créatrice, TtavTa ci' aÙToîî Iy^veto, 1, 3. Dans le IV* évangile, le Verbe est la vie et la vie est la lumière des hommes 1, 4. En supposant qu'il faille traduire : « En cela il y eut vie et la vie était la lumière des hommes, » il n'en reste pas moins que le Verbe était la lumière des hommes, puisque le Verbe a été Jésus et que celui-ci se dit la lumière du monde, VIII, 12. Enfin, et surtout, le Verbe est devenu chair; il a habité parmi nous; nous avons contemplé sa gloire, et Jean en arendutémoignagne, et ce témoignage est en faveur de Jésus-Christ. Donc, daprèsle IV'' évangile, le Verbe et Jésus-Christ sont une même personne. D'où il suit qu'entre le Verbe de Jean et celui de Philon, il y a toute la différence d'un être distinct, concret, réel, vivant, à un être abstrait, métaphysique, indistinct.
Nous reconnaissons cependant qu'il existe certaines ressemblances de terminologie entre le Logos du IV" évangile et celui de Philon. A côté de l'Éternel, Philon place un second Dieu, qu'il appelle la Parole de celui-ci; il est dans les cieux, il révèle le nom de Dieu, il possède une science et un pouvoir surnaturel, il est toujours à l'œuvre, pur de péché, instruisant les âmes des hommes et y habitant, grand prêtre auprès de Dieu, la source de l'unité, de la joie et de la paix, il donne la vie éternelle, il est le fiancé, le père, le guide, le timonier, le berger, le médecin, celui qui donne la manne, la nourriture de l'âme '. Trois fois même, il est appelé Dieu, mais le contexte diminue la force de cette ap-