Uitt. eccl. in, 9S
autem Joannes unam epistolam quae ab universis ecclesiasticis et eruditis viris probatur.
La majorité des critiques, même protestants, s'accordent à croire que la première épître johannique et le IV" évangile ont été écrits par le même auteur,
S 2. — Caractère, objet et but de l'épltre.
Quelques critiques, Jiilicher * entre autres, ont soutenu que cet écrit n'était pas une lettre. « En dépit, dit-il, de ces mots, « je vous écris », cette épître est un manifeste adressé au christianisme tout entier. Les mots « vous aussi » n'ont pas pour but de distinguer certains lecteurs de la masse des chrétiens, mais plutôt de séparer l'Église, fondée par les apôtres, des fondateurs eux-mêmes, témoins oculaires de la révélation. » L'écrit, en effet, ne se présente pas sous la forme ordinaire des autres cpîtres du Nouveau Testament. On n'y trouve ni adresse, ni salutations, ni allusion quelconque à celui qui écrit ou à ceux à qui il est destiné. Néanmoins, de l'ensemble de l'écrit il ressort que nous avons là une épître. L'auteur répète douze fois qu'il écrit : ypotcpt.) ôjaIv, IL 1, 8, 12. 13, etc. Il appelle ses lecteurs par des mots d'amitié personnelle : mes petits enfants, tcxvi'a jaou, II, 1, 12 etc., 6 fois; bien-aimés, i^oLTz-r.-coi, II, 7, etc., 6 fois. Il connaît leur état de conscience, H, 12-14; les dangers, auxquels ils sont exposés, II, 26; III, 12, IV, 1. Ce
i. Einleilung in das Xette Testament, p. 209.
qu'il dit des antichrists, qui sont sortis du milieu d( nous, II, 19, prouve que l'auteur a en vue des faits par. ticuliers, qui se sont passés dans les églises auxquelles il écrit.
La tradition ne nous a rien dit sur les circonstances qui ont donné naissance à l'épître, mais son étroitt liaison avec le IV^' évangile nous incline à penseï qu'elle a dû être écrite à peu près à la même époque que celui-ci, par conséquent vers l'an 95 et à Éphèse Il en est même qui supposent qu'elle a été écrite avani l'évangile ; nous n'avons aucune indication à ce sujet Il semble plus probable que l'épître est une sorte d'homélie épistolaire pour l'application pratique d( l'enseignement du IV" évangile; cela ressort assej nettement du début de l'épître et on dirait que l'épître est une préface de l'évangile.
Le but de l'épître est d'ailleurs le même que celu de l'évangile : Ce que nous avons vu et entendu nous vous l'annonçons à vous aussi, afin que, vous aussi, vous ayez communion avec nous; et notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons ces choses afin que votre joie soit complète, I, 2-4. La pensée est complétée à la fin de l'épître, 'V, 13 : « Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous, les croyants au nom du Fils de Dieu. » C'est exactement le même but que s'était proposé l'auteur du IV évangile : « Or, ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, cl que, on croyant, vous ayez la vie en son nom »,
XX, 31. Dans l'épître et dans l'évangile l'auteur a voulu enseigner que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, en croyant cela, nous avons la vie éternelle par la communion avec le Père et avec son fils Jésus-Christ.
L'épître ayant un but pratique, l'auteur parle de ce qui s'oppose à cette union avec Jésus : le péché, la haine des frères, l'amour du monde et de ses convoitises, les faux docteurs, les antichrists, les fausses doctrines sur la personne de Jésus-Christ, et il engage ses lecteurs à se sanctifier pour demeurer en Dieu, qui est lumière, et à aimer comme Dieu, qui est amour.
On s'est demandé quels étaient ces adversaires du Christ qui nient que Jésus soit le Christ, qu'il soit venu en chair; ces antichrists, qui sont sortis du sein de l'Eglise. Vers la fin du premier siècle, les Ebionites enseignaient que Jésus était seulement homme et non pas Dieu ; les Docètes le représentaient comme un pur fantôme ; Cérinlhe disait que l'élément divin s'était uni à Jésus à son baptême et l'avait abandonné à sa mort. 11 semble que c'est surtout cette fausse doctrine, mélange des deux autres, que combat saint Jean. Jésus est venu en chair, IV, 2; le menteur est celui qui nie que Jésus soit le Christ, II, 22; c'est lui, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui est venu moyennant l'eau et le sang, non dans l'eau seulement, mais dans l'eau et le sang, V, 6.
De ces données nous concluons que l'épître a été écrite à des lecteurs au courant de ces fausses doctrines, par conséquent aux églises d'Asie Mineure,
dans lesquelles s'était propagée l'hérésie de Cérintlie. La tradition est favorable à cette opinon. On ne peut donc admettre sur l'autorité de saint Augustin que l'épître a été écrite aux Parthes. L'auteur connaissait bien ses lecteurs et les appelait ses petits enfants; or, saint Jean n'a jamais eu aucun rapport avec les Parthes. Nous jugeons inutile de chercher à savoii d'où vient cette attribution.
$ 3. — Plan et analyse de l'épître.
« Beaucoup d'interprètes, affirme Cornely ', se son^ efforcés d'indiquer une analyse logique de cette épî tre; ils ont perdu leur temps. » Reuss croit que c'es une erreur d'y chercher un plan 2. D'après Jiilicher^ l'auteur n'a pas eu l'intention de développer ses idée! dans un ensemble logique et harmonieux; il les présente plutôt sous forme de méditations et d'aphorismes, qui se succèdent sans liens apparents. Il revien sur des thèmes déjà développés et répète des pensée! déjà exposées.
Plusieurs exégètes ont tracé cependant le plan d( cette épître; ils la divisent d'ordinaire en trois par lies : I, l-II, 17; 11, 18-III, 24; IV, 1-V, 21 (Westcott Hort). Exorde, I, 1-4; puis I, I-II, 29; III,1-IV, G; IV 7-V, 12; Epilogue, V, 13-21 (Cornely). Introduction J,l-4; puis I, 5-II, 27; II, 28-IV, 6; IV, 7-V, 2\
1. Inlrod. in singnUtx N. T. libros, p. OiKi, Parisiis, 1897. ■J. La Tliéulogii: johnnniiiKc, p. 'XVi. 3. Einl. in daa Ncuc Tesla7nent, p. 208.
(Bonnet). Nous pourrions citer encore d'autres divisions, mais elles se rapprochent plus ou moins de celles-là. Dans l'analyse que nous présentons, nous exposons simplement les idées à la suite les unes des autres, sans essayer de les enchaîner logiquement.
PnoLOGUE. Témoignage des apôtres sur le Verbe de vie, I, 1-4. Les apôtres ont vu, entendu et touché celui qui était, dès le commencement, le Verbe de la vie, car la Vie éternelle s'est manifestée à eux et ils l'annoncent, 1,2, afin que les lecteurs soient en communion avec eux, avec le Père et son Fils Jésus- Christ; c'est pour cela que Jean leur écrit, 3, 4.
Corps de l'éiutre, I, 5-V, 12. Dieu est lumière; nos péchés, I, 5-1 1, 2. Le message que les apôtres annoncent, c'est que Dieu est lumière, 5. Celui qui dit être en communion avec lui et qui est dans les ténèbres, ment. Celui qui marche dans la lumière est en union avec ses frères, et il est purifié du péché par le sang de Jésus-Christ, G-8. Nous nous trompons nous-mêmes et nous faisons de Dieu un menteur, si nous prétendons n'avoir point de péché; si nous les avouons. Dieu nous les pardonnera, 9, 10. Ne péchez point ! Si quelqu'un pèche, nous avons un intercesseur auprès du Père, Jésus-Christ, le juste, propitiation pour tous les péchés, II, 1, 2.
Garder les commandements et aimer ses frères, II, 3-11. Nous savons que nous avons connu Dieu si nous observons ses commandements, 3. Celui qui ne les observe pas et prétend les connaître est un menteur; en celui qui les observe est l'amour de Dieu parfait.
4, 5. Celui qui veut demeurer en Jésus-Christ doit vivre comme lui, 6. L'apôtre donne à ses lecteurs un commandement, qu'ils connaissent dès l'origine, car ils l'ont déjà entendu. 11 est nouveau cependant, parce qu'il se vérifie maintenant que l'obscurité s'en va et que la vraie lumière commence à luire, 7, 8. Celui qui hait ses frères est dans les ténèbres et ne sait où il va, car l'obscurité l'a aveuglé, tandis que celui qui aime son frère est dans la lumière et il ne bronche pas. 9-11.
Fuir le monde et ses convoitises, II, 12-17. L'apôtre écrit à tous ses enfants, parce que les péchés leur sont remis par le nom de Jésus-Christ; aux pères, parce qu'ils ont connu celui qui est dès le commencement; aux jeunes gens, parce qu'ils sont forts et qu'ils ont vaincu le malin, 12, 13. Il leur a écrit pour ces mômes raisons, 14. Qu'ils n'aiment point le monde et ce qu'il contient. Celui qui aime le monde n'aime pas le Père, car tout ce qui est du monde ne vient pas du Père, 15, 16. Mais le monde passe et celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement, 17.
Les antichrists; se tenir en garde contre eux, II, 18-27. La dernière heure vient, puisqu'il y a maintenant beaucoup d'antichrists. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres, et ils sont sortis pour qu'ils soient manifestés comme n'étant pas des nôtres, 18, 1<). Pour eux, ils ont été oints par le saint et ils connaissent ceux-là, 20. L'apôtre leur a écrit parce qu'ils connaissent la vérité, 21. Le men-
leur est celui qui nie que Jésus est le Christ; l'antichristest celui qui renie le Père et le Fils. Celui qui renie le Fila n'a pas le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père, 22, 23. Quant à eux, qu'ils gardent ce qu'ils ont reçu dès le commencement, et ils demeureront dans le Fils et dans le Père, 24. Le Fils nous a en effet annoncé la vie éternelle, 25. Jean leur a écrit à cause de ceux qui les trompent. Pour eux, l'onction qu'ils ont reçue, les instruit de toutes choses et ils demeurent en Dieu, 26, 27. Qu'ils demeurent en lui, afin qu'ils ne rougissent pas, lors de son avènement, 28. Sachant qu'il est juste, ils reconnaissent que l'homme qui pratique la justice est né de Dieu, 29.
Les enfants de Dieu, III, 1-12. Qu'ils voient quel amour le Père a eu pour nous, pour que nous ayons été appelés et que nous soyons enfants de Dieu. Aussi le monde nous méconnaît, 1. Nous sommes déjà enfants de Dieu. Ce que nous serons plus tard n'a pas été révélé, mais, voyant Dieu tel quïl est, nous serons ensemble à lui, 2. Que celui qui a cette espérance se purifie. La transgression de la loi, c'est le péché. Jésus s'est manifesté pour ôter le péché ; celui qui demeure en lui ne pèche pas, et celui qui pèche ne l'a pas connu, 3-6. Qu'ils ne se laissent égarer par personne. Celui qui pratique la justice est juste ; celui qui pèche relève du diable. Le Fils de Dieu est venu détruire les œuvres du diable, 7, 8. L'enfant de Dieu ne peut pas pécher, parce que la semence de Dieu demeure en lui, 9. Les enfants du diable se distinguent des enfants de Dieu en ce qu'ils ne pratiquent pas la justice et
qu'ils n'aiment pas leurs frères, 10. Car, dès le commencement, on leur a dit de s'aimer les uns les autres et de ne pas imiter Caïn qui tua son frère par jalousie, 11, 12.
L'amour fraternel^ III, 13-24. Qu'ils ne s'étonnent pas de la haine du monde, 13. Nous savons que nous avons la vie, si nous aimons nos frères; celui qui hait son frère est homicide et il n'a pas la vie éternelle, 14, 15. Jésus nous a fait connaître l'amour en donnant sa vie pour nous ; nous devons donner notre vie pour les frères. Celui qui le peut et refuse d'aider son frère dans le besoin n'a pas l'amour de Dieu en lui, 16, 17. N'aimons pas en paroles, mais en actes, 18. C'est en cela que nous connaîtrons que nous sommes dans la vérité et que nous nous rassurerons, car si le cœur nous accuse, Dieu connaît toutes choses, 19, 20. Si le cœur ne nous accuse pas, nous pourrons recourir à Dieu, car faisant ce qui lui est agréable, nous serons exaucés, 21, 22. 11 nous commande de croire au nom de son Fils Jésus-Christ et de nous aimer les uns les autres. Celui qui observe les commandements de Dieu demeure en lui et Dieu en lui, et nous reconnaissons sa présence par l'esprit qu'il nous a donné, 23, 24.
L'esprit d'erreur cl l'esprit de çéritc, IV, 1-0. Qu'ils examinent les esprits, car il y a beaucoup de faux prophètes. Celui qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu; celui qui ne le confesse pas a l'es prit de l'antichrist, qui est maintenant dans le monde 1-3. Pour eux, enfants de Dieu, ils ont vaincu les fau» I)rophètes, parce que celui qui est en eux est plus grand
que celui qui est dans le monde, 4. Ceux-là, ils sont du monde et le monde les écoute. Pour nous, qui sommes de Dieu, nous sommes écoutés de ceux qui connaissent Dieu et non de ceux qui ne le connaissent pas. Ainsi nous distinguons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur, 5, 6.
Amour fraternel et amour de Dieu, IV, 7-21. Qu'ils s'aiment mutuellement et ils connaîtront Dieu qui est amour. Son amour pour nous s'est manifesté en nous envoyant son Fils, afin que nous vivions par lui. Nous n'avons pas aimé Dieu les premiers; c'est lui qui nous a aimés et nous a envoyé son Fils pour expier nos péchés, 7-10. Puisque Dieu nous a aimés, nous devons nous aimer mutuellement. Personne n'a jamais vu Dieu. Nous connaissons qu'il est en nous et nous en lui, en ce qu'il nous a donné de son Esprit, 11-13. Nous attestons qu'il a envoyé son Fils comme Sauveur, 14. Celui qui confirme que Jésus est le Fils de Dieu demeure en Dieu, 15. Nous avons connu l'amour de Dieu. Dieu est amour ; celui qui demeure dans l'amour est en Dieu et Dieu en lui, 15, 16. Notre amour étant parfait, nous avons confiance pour le jour du jugement, car l'amour exclut la crainte, qui implique le châtiment, 17, 18. Nous aimons Dieu parce qu'il nous a aimés le premier; celui qui prétend aimer Dieu et déteste son frère est menteur, car celui qui n'aime pas son frère, qu'il a vu, ne peut aimer Dieu, qui est invisible, 19, 20. Jésus a ordonné que celui qui aime Dieu aime aussi son frère, 21.
Les trois témoins^ V, 1-12. Quiconque croit que Jésus est le Christ est enfant de Dieu et aime son Père et
ses frères. Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, quand nous aimons Dieu et gardons ses commandements, lesquels ne sont pas lourds, car quiconque est né de Dieu est victorieux du monde par la foi, qui consiste à croire que Jésus est le Fils de Dieu, 1-5. Jésus-Christ est venu non avec de l'eau seulement mais avec de leau et du sang; l'Esprit qui est la vérité en rend témoignage. Trois, qui sont un, rendent témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit * ; trois qui ne font qu'un : l'esprit, l'eau et le sang, rendent témoignage sur la terre, G-8. Le témoignage que Dieu a rendu à son Fils est supérieur au témoignage des hommes. La foi au Fils de Dieu est en nous; celui qui ne croit pas fait Dieu menteur. Par son Fils, Dieu nous a donné la vie éternelle, car celui qui a le Fils de Dieu a la vie, 9-12.
Epilogue. Puissance de la prière et confiance en Dieu, V, 13-21. L'apôtre a écrit ces choses afm que ses lecteurs, qui croient au Fils de Dieu, sachent qu'ils ont la vie éternelle, 13. Nous sommes assurés que Dieu écoute nos demandes et que nous obtenons ce que nous avons demandé, 14, 15. Qu'ils priont pour le frère pécheur dont le péché n'est pas mortel, et la vie lui sera donnée. Il ne dit pas de prier pour celui dont le péclié est mortel ; tout poche n'est pas mortel, bien que toute iniquité soit péché, 16, 17. Celui qui est né de Dieu ne poche pas et se garde contre le Mauvais; nous sommes de Dieu et le monde appartient au mal, 18, 19.
\. Voir p. âO!) la discussion sur l'autlicnlicitô de ce verscl.
Le Fils de Dieu est venu et nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable, dans lequel nous sommes, étant en son Fils Jésus-Christ, vrai Dieu et vie éternelle , 20. Qu'ils se gardent des idoles, 21.
8 4, — Le texte de l'épître.
Le texte de cette épître nous a été transmis par sept manuscrits majuscules, xBA.CKLPet par plus de deux cents minuscules. Il offre quelques variantes : II, 20 ; IV, 3; V, 10; la plus importante est celle des trois témoins célestes, V, 7, 8, qu'on a appelé le Comma Joanneum. Voici le texte : STixpeïç einiv oî fxapTupotivTeç [Iv tôî oùpavw, ô IlaTvip, ô Ao'yoç, xai to "Ayiov Ilveùfjia* xai oStoi oî xpet; l'v 6171, xa\ Tp£Ï; Etffiv 01 (jiapTupouvTei; h t^ y?]' "^^ itveufia, etc.
La question est de savoir si les mots entre crochets étaient dans le texte original. Parmi les critiques catholiques, Wiseman, Franzelin, Le Hir, Danko, Kleutgen, Rambouillet, Flunk soutiennent l'authenticité du Comma; Bisping, Schanz, Kaulen, Martin, Schneedorfer, Schâfer, L. Janssens, Loisy, van Crombrugghe, Belser, Kiinstlo la nient. Mangenot^ déclare que les arguments défavorables à l'authenticité paraissent prédominer, et dans une étude ^ récente de ce texte il conclut ainsi : « Il est possible et même probable que l'autorité ecclésiastique, quand elle fera officiellement la revision de la Vulgate, supprimera ce verset apocry-
1. Le Coynma Joanneum ; Revue des sciences ecclésiastiques, mars 1907, Arras.