II. 23'', SwffWJiiïv ây.affTw y.aTà rà Ipva (i[j.{ôv
IV, 8", ).£YOVT£i;" "Ayioç, âyo?, (XYioç Kùpio; 6 0£Ô;, ô TtavtoxpaTup.
VI, 12, ô ÎÎXlOÇ ÈYÉVETO [X£).a4...
xai rj (TEXrivyi 5)>ri £Y£V£to w; aî[x.a.
VI, 17. •^).6£v f| :?ijJ.£pa v] !J.£Yâ/.vi Trjç ôpY^i; aÙTÙiv, xas tî; Sûvaxat ataôrivai ;
IX, 8. ol ôSovte; aÙTÔJv w; ).£6vt(«)v rjffav.
XII, 2, 5 woîvouffa... ts/.eTv...
êtexEv ul6v, âp(7£v.
XII, 8, 0Ù8è TOTIO; EÛpÉÔT, aÙTWV.
XII, 14, xaipôv xal xaipoù; xat ft\ua\i xaipoù.
XIII, 7, TTOiriiTai ■t:6),£!jlov [Ltx% TÛv ày'.tav xai viy.rjda'. aÙTo^;.
XXII, 12, ô [xtcTÔô; [jLOu ixst'
£V OUpaVW TllffTOÎ.
Dan. Vil, 13, Èirl {Theod.
£PXÔ|AEV0Ç).
Z>a?J. VII, 13, d)Ç utôç àv0pû)-
TTo-j; cf.X, 16; £"2.1, 20;VII,2.
Ez. I, 24, ib; çwvYjv ûSaTo;
TtoW.OÙ.
Ps. LXI. 13, àKOOWffEt; £-/.à<JTW
xatà xà èpY^ aùxoO.
Is. VI, 3, £).£Yov 'ÂYio;, «y'.o;, Syio; KOpioç SaêaciO.
Jof'Y, II, 31, ô y;).toç [AETadxpaçr|(j£Tat £Îç CTXÔTO; xal t\ Qtir^'ir\ cl; ai[ia.
/0("/, II. 11, [i,£Y(x),r, r|[J.£pa toû Kupîou... xat t(ç l(7Tat ixavôc aÙTÎj;
Joël, I, (i, ol ÔSÔVTS; a-JTOÙ ôSôvTs; XéovToç.
Is. LXVI, 0, itplv TTiV wôîvouTav
T£X£ÏV... IxEXEV àpO'EV.
Z>fl?î. II, 35, xal Tôito; oOx
EÛpEÔY; aÙTOÎÇ,
Dan. XIII, 7, eU xaipàv xal xaipoù; xal tîjikju xaipoù.
ZJflTî. VII, 21, ÈTtoîei ttoXeixov [AEtà TÔSv àY'wv xal iff/ûsEï lïpbî aOxou;.
/s. XL, lu, 6 u-iffôô? aOxoù, u.ex' aùroù.
1. Cf. H. B. SwETE, The Apocalypse of St. John, p. cxxxv-cxlviii, LondûD, 190ti.
Cf. encore : Ap. II, 7 =r Gen. II, 9; II, 26 = Ps. II, 8ss.; III, l=h. XXII, 22; IV, 5= Ex. XIX, 16; IV, 6" = Ez. I, 5; VI, 13 = Is. XXXIV, 4; VI, 14 = Is. XXXIV, 4; VII, 16 ss. = Is. XLIX, 10; IX, 20" = h. XVII, 8; X, 10 = Ez. IIL 1, 3; XI, 7 = Ps. XCVIII, 1; XVI, 5 =^5. CXLIV, 17, etc.
Le livre d'Hénoch nous offre aussi de nombreux points de contact avec l'Apocalypse :
Ap. VI, 15, 16 : Et les rois de la terre et les grands et les chefs et les riches et les puissants et tout esclave et libre se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes, et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et cachez-nous à la vue de celui qui est assis sur le trône-
XX, 11, 12 : Puis je vis un grand trône blanc et celui qui était assis dessus... Et je vis les morts grands et petits se tenant debout devant le trône, et des livres furent ouverts... et les morts furent jugés d'après ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs œuvres.
XX, 13 : La mer rendit ses morts; la mor et l'enfer rendirent les leurs et ils furent
Hénoch, LXIl, 3 : En ce jour tous les rois et les puissants, et ceux qui possèdent la terre se tiendront debout et ils le verront et le reconnaîtront comme il siégera sur le trône de sa gloire,... 5, ils seront terrifiés, ils baisseront la face et la douleur les saisira, quand ils verront ce Fils de l'homme assis sur le trône de sa gloire.
XVII, 3 : En ce temps, je vis la Tête des jours, tandis qu'il siégeait surle trône de sa gloire, et les livres des vivants furent ouverts devantlui, et toute son armée qui habite au haut des cieux et sa cour se tenaient debout en sa présence. XCVII, 6 :
Au jour du jugement on lira devant le Grand et les Saints toutes vos paroles d'injustice.
Cf. LXXXI, 4; XC, 20 ss.; XCV11I,7, 8;CIV, 7, 8; CVIIl, 3, 7, etc.
LI, 1, 2 : En ces jours, la terre rendra son dépôt et le scheol rendra ce qu'il a reçu.
jugés chacun selon leurs œu- 1 L'Élu choisira parmi eux les vres, I justes et les saints.
Cf. encore : Ap. II, 7 = Hen. XXV, 4, 5; IIL 5 = LXII, 15; III, 12 = XC, 29; III, 17 = XCVII, 8; III, 20 = LXII, 14; III, 21 = XL VI, 3 et LI, 3; V, 11 =r LXXI, 8; VI, 9, 10 = XXII, 12etXLVII,2, 4; VII, 15 == XLV, 4; VII, 17 = XXII, 9; VIII, 4 = XCIX, 3; IX, 1 = LXXXVI, 1 ; IX, 14, 15 = LXVI, 1 ; X, 5, 7 = XVI, 1; XII, 10 = XL,7; XIV, 9, 10=XLVIII,9; XIV, 13 = LXXXI, 4 ; XVI, 5 = LXVI, 2 ; XX, 15 = CVIII, 3;XXI, 1 = XCI, 16.
Il faut reconnaître aussi que l'auteur de l'Apocalypse a connu quelques-uns des écrits du Nouveau Testament. II leur a emprunté des idées et des expressions. 11 répète une sentence de Notre-Seigneur : ô Ij^wv toTa àxouÉTO), Mt. XI. 15; XIII, 9 etc. sous une forme presque identique : 6 lywv oOç dxouffotroj, II, 7; II, 19 etc. II s'est souvenu des paroles du Seigneur :
Ap. III, 3 : Èàv ouv (j.yi YP'iyo-
Yvw; Tcoîav ûpav YÎ^to eut cré.
XllI, 10 : eï Ttç Èv [xaxaîpri àtioxTEveï 8eï aùtbv év (iayavpr) àTroxxav6r(Vat .
XXII, 17 : ô Sf{;wv épx£<ï9w ô OéXwv ),a6îTw û5(i)p Çtoïj; Stopeiv.
Mt. XXIV, 43 : £1 vjSet ô oîno- SeduoTY); TTOîa (py)axîi (Le wpa) ô x)inTïi; èpxETat, èypoYÔpviCTev av.
Mt. XXVI, 52 : Tidtvxe; yàp o\ ),a66vT£; (lâyatpav, èv |j.ayaîpT;i aTtoXoyvxai.
Jn. VII, 37 : Èdtv Tt; ôi^/à èp/Éa6ti) Ttpb; È(i£ xai tiivetw.
L'écrivain a même, III, 5, résumé dans une seule sentence les deux différentes leçons de la même parabole du Seigneur :
Ap. III, 5 : 6[j.o),oyirj(7a> tô ôvofAa aÙToù èvwutov toù TiaTpôç [jio\J xal èvwutov tûv àyY^^wv aÙTOU.
Mt. X, 32 : ô[j.oXoYiOCTw xàyw £v aÙTû £[Ji.Trpo(j6ev toO naTpo; {Jiou.
Le. XIII, 8 : ejATipoCTÔev tûv aYYÉ- ).wv Toû Oeoû.
Remarquons aussi que plusieurs expressions de l'Apocalypse peuvent avoir été inspirées par des paroles du Seigneur : otôcw aOTwxoù (xawa, II, 17; ôàfATQv, III, 14; ri lçou7ia TOU XpiffTOÙ adxou, XII, 10; ^ uTroijt.ovïi xwv àyiiov, XIV, 12; xXriToi xai IxxXsxtot, XVII, 14; ot etç to SeÏTTvov Toîî Ya[Ji-ou xoîi àpvi'ou xexXï][ji.évoi, XIX, 9. Il est possible que la parole de Jésus à l'ange de l'Eglise de Thyatire. II, 24, où pàXXo) e.p' uixaç àXXa ^apoç, ait été inspirée par ces mots du décret apostolique, Act. XV,
28, ISo^£V Y^p TO) TTVEUfXaTl TtO à.''((.Oi KoX f,UtV [ArjSîV TtXéoV £7ïlTt-
6e(j6ai uj^Tv pdpoç. Il est difficile de dire si l'auteur de l'Apocalypse a connu les épîtres pauliniennes ; cependant, quelques-unes de ses expressions rappellent celles de lépîlre aux Colossiens : ôirptoTOToxoç xwv vsxpwv, Ap. I, 5 =7rpojTÔtoxo<;£x Twvvsxpwv, Col. I, 18; Yj Kp/ï) T^ç xx((jewç xouÔEOu, i4/>. III, 14 = TrpwTo'xoxoç TTocffriç xxioretoç, Co/. I, 15. Au chapitre XXI, 4,5, l'Apocalypse reproduit une idée que nous retrouvons dans la IP épîtreaux Corinthiens.
Ap. XXI, 4, 5 : ôxi xà upÛTa àiT^Xôav. Kal eîitev ô xaO-/i|A£vo; ÈTtl Tw Op6v<})' 'iSoù xaivà Tt«a> itdtvxa.
II Cor. V, 17 : d Tt;èv XptffTÔ), xaivr) xTtdi;' xà àp/aîa TtapriXôîv, lôoy Y'Yovev xaivâ.
Mais le texte de l'Apocalypse paraît emprunté plutôt à Isaïe, XLIII, 18 : 'ISoù e'yw Ttotwxaiva.
Conclurons-nous de ces très nombreux rapports entre les saintes Écritures, Hénoch et l'Apocalypse, que
ce dernier livre est simplement une compilation des premiers et que, lorsque nous ne retrouvons pas la source d'une idée ou d'un développement, c'est que nous ne possédons plus l'écrit qui les a inspirés? Ce serait méconnaître la méthode de composition de l'auteur de l'Apocalypse. Il poursuivait un but et il l'a atteint en s'inspirant des événements de son temps, et en exprimant et en développant ses idées à l'aide des idées et des symboles apocalyptiques traditionnels, oraux ou déjà écrits. Son livre n'est pas cependant une mosaïque; l'auteur ne coud pas ensemble des passages des écrivains antérieurs, mais il exprime ses idées par des mots ou des phrases de l'Ancien Testament ou d'autres écrits, que sa mémoire a conservés. Il travaille avec indépendance; s'il emploie des termes consacrés, l'ensemble lui appartient en propre. Ainsi, le portrait du Christ glorifié rappelle des traits empruntés à Ezéchiel et à Daniel, mais l'idée fondamentale de la glorification du Christ est originale. Dans la description de la cour céleste on discernera des traits, des expressions qui viennent d'Isaïe, d'Ezéchiel, de Daniel, de Zacharie, mais ils sont fondus dans un tableau qui est bien de la facture de l'auteur. Il en est ainsi tout le long du livre. Faut-il faire une exception pour quelques parties, pour le chapitre XI, par exemple? Nous ne le pensons pas. Il semble bien que l'auteur insère ici une pièce préexistante, mais nous ne pouvons dire dans quelle mesure il s'en est inspiré. Il est probable qu'il a dû employer cet écrit de la même façon que les écrits que nous connaissons. Rien ne
nous oblige à croire qu'il a changé de méthode. En outre, quels que soient les rapports que l'on puisse signaler entre l'Apocalypse et les écrits juifs contemporains, on pourra toujours penser que les uns et les autres ont puisé à la même source, c'est-à-dire à la tradition apocalyptique, déjà écrite en partie dans l'Ancien Testament, mais qui contenait encore des images et des symboles qui ne virent le jour que plus tard. Les apocalypses subséquentes en sont les preuves. Nous allons voir si l'on est obligé d'admettre que l'auteur s'est servi de documents antérieurs pour composer son livre.
f, 8. — La composition de l'Apocalypse.
L'attention des critiques s'est portée de nos jours sur le problème de la composition de l'Apocalypse. De sa solution dépend l'interprétation que l'on donnera de l'écrit dans ses détails ou même dans son entier. Le problème posé est celui-ci : L'Apocalypse a-t-elle été composée à l'aide de documents antérieurs, ou estelle une œuvre d'un seul jet? En d'autres termes, estelle une compilation de documents ou bien est-ce une œuvre une ?
1° Hypothèse des documents. Les critiques modernes, en majorité, s'accordent à distinguer dans l'Apocalypse plusieurs documents ; ils se divisent sur leur nombre et sur la façon dont l'auteur les a employés. Ils ont été conduits à supposer l'emploi de documents antérieurs par la difliculté d'expliquer renchaînement
de certaines parties, ou même leur raison d'être à la place où ils se trouvent, et, enfin par des répétitions, qui paraissent inutiles. Ainsi, après III, 22; VII, 17; IX, 21; XI, 19; XIII, 18; XIV, 20; XVI, 21, il semble qu'il y a solution de continuité entre ce qui précède et ce qui suit ; on dirait que Fauteur passe d'un document à un autre. Au chapitre XI, 2, la ville qui est mesurée est la ville sainte ; fiS^ le dixième des habitants, au nombre de 7.000, périt; f 8, le Seigneur y a été crucifié ; cette ville est donc Jérusalem. Mais, f 8, c'est la grande ville; elle est appelée Sodome et Egypte; c'est donc Rome. L'auteur s'est servi d'un document primitif se rapportant à Rome ou à Jérusalem, Si c'est à Rome. les f 2, 13, 8, sont une interpolation chrétienne; si c'est à Jérusalem, c'est le f 8* qui est interpolé.
En outre, nous voyons reparaître les mêmes idées, mais traitées à des points de vue difîérents. Ainsi, Vil, 1, les 144.000 élus sont tous choisis parmi les tribus d'Israël; puis XIV, 1-5, ces 144.000 seraient ceux qui ne se sont pas souillés avec les femmes; chapitres XIII et XVII, la Bête, tout en conservant quelques caractères semblables, diffère sur plusieurs points. Le jugement dernier est décrit sous deux aspects qui n'ont rien de commun, XIV, 14 et XX, 11. Au chapitre I, 13, le prophète voit le Christ sous la forme d'un vieillard à cheveux blancs; puis, V, 6, sousiaforme d'un agneau et, enfin, XIV, li. sous la forme de quelqu'un comme d'un fils d homme, ayant une couronne d'or sur la tête et une faucille dans la main. Il semble aussi que,
XI, 1 ss. ; XIII, 18 et XVII ss. supposent que l'Apocalypse a été écrite à des époques différentes.
Diverses hypothèses ont été émises pour expliquer ces anomalies ou résoudre ces difficultés. Déjà, au XVII® siècle, Hugo Grotius ^ mettait en doute l'unité de l'Apocalypse; d'après lui, elle serait l'œuvre de l'apôtre Jean, mais elle contiendrait dix parties différentes, écrites à divers intervalles. Hammond, Vogel, Schleiermacher, Bleek, Schwegler ont cru aussi que toutes les parties de l'Apocalypse n'avaient pas été écrites à la même époque. En 1882, Weizsâcker ^ avait émis l'idée que l'auteur de l'Apocalypse avait utilisé librement des matériaux antérieurs. Vôlter a précisé cette hypothèse. Dans un premier travail^, il avait distingué un écrit fondamental, datant de l'an 65, lequel avait subi trois ou quatre remaniements, dont le dernier aurait eu lieu vers 130-140. Il est revenu, en 1893, sur ce problème. L'Apocalypse primitive, écrite vers 62, aurait été augmentée dans des éditions successives en 68 et 70, puis sous le règne de Titus, de Domitien. Une édition plus complète aurait été donnée au temps de Trajan et enfin l'Apocalypse actuelle aurait été complétée sous Adrien, vers 130. C'est dans celle-ci qu'auraient été placées les lettres d'envoi. Enfin, en 1904, Vôlter a exposé ses vues définitives. Il distingue une apocalypse de Jean Marc et une seconde do
i.Annot. in ylpoc, Amsterdam, lC4i.