‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 87 sur 137 · Einleilung in das Xeue Teslmnent, p · texte numérisé non relu

Einleilung in das Xeue Teslmnent, p

qu'il dit des antichrists, qui sont sortis du milieu de nous, II, 19, prouve que hauteur a en vue des faits particuliers, qui se sont passés dans les églises auxquelles il écrit.

La tradition ne nous a rien dit sur les circonstances qui ont donné naissance à l'épître, mais son étroite liaison avec le IV'= évangile nous incline à penser qu'elle a dû être écrite à peu près à la même époque que celui-ci, par conséquent vers l'an 95 et à Éphèse. Il en est même qui supposent qu'elle a été écrite avant l'évangile; nous n'avons aucune indication à ce sujet. Il semble plus probable que l'épître est une sorte d'homélie épistolaire pour l'application pratique de l'enseignement du IV*^ évangile; cela ressort assez nettement du début de l'épître et on dirait que l'épître est une préface de l'évangile.

Le but de l'épître est d'ailleurs le même que celui de l'évangile : Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons à vous aussi, afin que, vous aussi, vous ayez communion avec nous; et notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons ces choses afin que votre joie soit complète, I, 2-4. La pensée est complétée à la fin de l'épître, V, 13 : « Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous, les croyants au nom du Fils de Dieu. » C'est exactement le môme but que s'était proposé l'auteur du IV® évangile : « Or, ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, en croyant, vous ayez la vie en son nom »,

XX. 31, Dans lépître et dans révangile l'auteur a voulu enseigner que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que. en croyant cela, nous avons la vie éternelle par la communion avec le Père et avec son fils Jésus-Christ.

L'épître ayant un but pratique, l'auteur parle de ce qui s'oppose à cette union avec Jésus : le péché, la haine des frères, l'amour du monde et de ses convoitises, les faux docteurs, les antichrists, les fausses doctrines sur la personne de Jésus-Christ, et il engage ses lecteurs à se sanctifier pour demeurer en Dieu, qui est lumière, et à aimer comme Dieu, qui est amour.

On s'est demandé quels étaient ces adversaires du , Christ qui nient que Jésus soit le Christ, qu'il soit venu en chair; ces antichrists, qui sont sortis du sein de l'Eglise. Vers la fin du premier siècle, les Ebionites enseignaient que Jésus était seulement homme et non pas Dieu; les Docètes le représentaient comme un pur fantôme ; Cérinthe disait que l'élément divin s'était uni à Jésus à son baptême et l'avait abandonné à sa mort. Il semble que c'est surtout cette fausse doctrine, mélange des deux autres, que combat saint Jean. Jésus est venu en chair, IV, 2; le menteur est celui qui nie que Jésus soit le Christ, II, 22; c'est lui, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui est venu moyennant l'eau et le sang, non dans l'eau seulement, mais dans l'eau et le sang, V, 0.

De ces données nous concluons que l'épître a été écrite à des lecteurs au courant de ces fausses doctrines, par conséquent aux églises d'Asie Mineure,

dans lesquelles s'était propagée l'hérésie de Cérinthe. La tradition est favorable à cette opinon. On ne peut donc admettre sur l'autorité de saint Augustin que l'épître a été écrite aux Parthes. L'auteur connaissait bien ses lecteurs et les appelait ses petits enfants ; or, saint Jean n'a jamais eu aucun rapport avec les Parthes. Nous jugeons inutile de chercher à savoir d'où vient cette attribution.

,^, 3. — Plan et analyse de l'épître.

« Beaucoup d'interprètes, affirme Cornely \ se sont efforcés d'indiquer une analyse logique de cette épître; ils ont perdu leur temps. » Reuss croit que c'est une erreur d'y chercher un plan^. D'après Jiilicher^, l'auteur n'a pas eu l'intention de développer ses idées dans un ensemble logique et harmonieux ; il les présente plutôt sous forme de méditations et d'aphorismes, qui se succèdent sans liens apparents. Il revient sur des thèmes déjà développés et répète des pensées déjà exposées.

Plusieurs exégètes ont tracé cependant le plan de cette épître; ils la divisent d'ordinaire en trois parties : î, l-II, 17; II, 18-III, 24; IV, 1-V, 21 (Westcott- Hort). Exorde, I, 1-4; puis I, I-II, 29; III,1-IV, 6 ; IV, 7-V, 12; Épilogue, V, 13-21 (Cornely). Introduction. 1,1-4; puis I, 5-II, 27; II, 28-IV, 6; IV, 7-V, 21

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