‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 3)Chapitre 88 sur 137 · Einl. in ûasNeuc Testament, p · texte numérisé non relu

Einl. in ûasNeuc Testament, p

(Bonnet). Nous pourrions citer encore d'autres divisions, mais elles se rapprochent plus ou moins de celles-là. Dans l'analyse que nous présentons, nous exposons simplement les idées à la suite les unes des autres, sans essayer de les enchaîner logiquement.

PnoLOGUE. Témoignage des apôtres sur- le Verbe de vie, I, 1-4. Les apôtres ont vu, entendu et touché celui qui était, dès le commencement, le Verbe de la vie, car la Vie éternelle s'est manifestée à eux et ils l'annoncent, 1, 2, afin que les lecteurs soient en communion avec eux, avec le Père et son Fils Jésus- Christ; c'est pour cela que Jean leur écrit, 3, 4.

Corps de l'épître, I, 5-V, 12. Dieu est lumière; nos péchés, I, o-ll, 2. Le message que les apôtres annoncent, c'est que Dieu est lumière, 5. Celui qui dit être en communion avec lui et qui est dans les ténèbres, ment. Celui qui marche dans la lumière est en union avec ses frères, et il est purifié du péché par le sang de Jésus-Christ, G-8. Nous nous trompons nous-mêmes et nous faisons de Dieu un menteur, si nous prétendons n'avoir point de péché; si nous les avouons. Dieu nous les pardonnera, 9, 10. Ne péchez point! Si quelqu'un pèche, nous avons un intercesseur auprès du Père, Jésus-Christ, le juste, propitiation pour tous les péchés, II, 1, 2.

Garder les commandements et aimer ses frères, II, 3-11. Nous savons que nous avons connu Dieu si nous observons ses commandements, 3. Celui qui ne les observe pas et prétend les connaître est un menteur; en celui qui les observe est l'amour de Dieu parfait.

4, 5. Celui qui veut demeurer en Jésus-Christ doit vivre comme lui, 6. L'apôtre donne à ses lecteurs un commandement, qu'ils connaissent dès l'origine, car ils l'ont déjà entendu. Il est nouveau cependant, parce qu'il se vérifie maintenant que l'obscurité s'en va et que la vraie lumière commence à luire, 7, 8. Celui qui hait ses frères est dans les ténèbres et ne sait où il va, car l'obscurité l'a aveuglé, tandis que celui qui aime son frère est dans la lumière et il ne bronche pas, 9-11.

Fuir le monde et ses convoitises, II, 12-17. L'apôtre écrit à tous ses enfants, parce que les péchés leur sont remis par le nom de Jésus-Christ; aux pères, parce qu'ils ont connu celui qui est dès le commencement; aux jeunes gens, parce qu'ils sont forts et qu'ils ont vaincu le malin, 12, 13. Il leur a écrit pour ces mêmes raisons, 14. Qu'ils n'aiment point le monde et ce qu'il contient. Celui qui aime le monde n'aime pas le Père, car tout ce qui est du monde ne vient pas du Père, 15, 16. Mais le monde passe et celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement, 17.

Les antichrists ; se tenir en garde contre eux, II, 18-27. La dernière heure vient, puisqu'il y a maintenant beaucoup d'antichrists. Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres, et ils sont sortis pour qu'ils soient manifestés comme n'étant pas des nôtres, 18, 19. Pour eux, ils ont été oints par le saint et ils connaissent ceux-là, 20. L'apôtre leur a écrit parce qu'ils connaissent la vérité, 21. Le men-

leur est celui qui nie que Jésus est le Christ; l'antichristest celui qui renie le Père et le Fils. Celui qui renie le Fils n'a pas le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père, 22, 23. Quant à eux, qu'ils gardent ce qu'ils ont reçu dès le commencement, et ils demeureront dans le Fils et dans le Père, 24. Le Fils nous a en effet annoncé la vie éternelle, 25. Jean leur a écrit à cause de ceux qui les trompent. Pour eux, l'onction qu'ils ont reçue, les instruit de toutes choses et ils demeurent en Dieu, 26, 27. Qu'ils demeurent en lui, afin qu'ils ne rougissent pas, lors de son avènement, 28. Sachant qu'il est juste, ils reconnaissent que l'homme qui pratique la justice est né de Dieu, 29.

Les enfants de Dieu, III, 1-12. Qu'ils voient quel amour le Père a eu pour nous, pour que nous ayons été appelés et que nous soyons enfants de Dieu. Aussi le monde nous méconnaît. 1. Nous sommes déjà enfants de Dieu. Ce que nous serons plus tard n'a pas été révélé, mais, voyant Dieu tel qu'il est, nous serons ensemble à lui, 2. Que celui qui a cette espérance se purifie. La transgression de la loi, c'est le péché. Jésus s'est manifesté pour ôter le péché ; celui qui demeure en lui ne pèche pas, et celui qui pèche ne l'a pas connu, 3-6. Qu'ils ne se laissent égarer par personne. Celui qui pratique la justice est juste ; celui qui pèche relève du diable. Le Fils de Dieu est venu détruire les œuvres du diable, 7, 8. L'enfant de Dieu ne peut pas pécher, parce que la semence de Dieu demeure en lui, 9. Les enfants du diable se distinguent des enfants de Dieu en ce qu'ils ne pratiquent pas la justice et

qu'ils n'aiment pas leurs frères, 10. Car, dès le commencement, on leur a dit de s'aimer les uns les autres et de ne pas imiter Gain qui tua son frère par jalousie, 11, 12.

L'amour fraternel, III, 13-2^. Qu'ils ne s'étonnent pas de la haine du monde, 13. Nous savons que nous avons la vie, si nous aimons nos frères ; celui qui hait son frère est homicide et il n'a pas la vie éternelle, 14, 15. Jésus nous a fait connaître l'amour en donnant sa vie pour nous ; nous devons donner notre vie pour les frères. Celui qui le peut et refuse d'aider son frère dans le besoin n'a pas l'amour de Dieu en lui, 16, 17. N'aimons pas en paroles, mais en actes, 18. C'est en cela que nous connaîtrons que nous sommes dans la vérité et que nous nous rassurerons, car si le cœur nous accuse, Dieu connaît toutes choses, 19, 20. Si le cœur ne nous accuse pas, nous pourrons recourir à Dieu, car faisant ce qui lui est agréable, nous serons exaucés, 21, 22. Il nous commande de croire au nom de son Fils Jésus-Christ et de nous aimer les uns les autres. Celui qui observe les commandements de Dieu demeure en lui et Dieu en lui, et nous reconnaissons sa présence par l'esprit qu'il nous a donné, 23, 24.

L'esprit d'erreur et l'esprit de vérité, IV, 1-6. Qu'ils examinent les esprits, car il y a beaucoup de faux prophètes. Celui qui confesse que Jésus-Christ est venu en chair est de Dieu; celui qui ne le confesse pas a l'esprit de l'antichrist, qui est maintenant dans le monde, 1-3. Pour eux, enfants de Dieu, ils ont vaincu les faux prophètes, parce que celui qui est en eux est plus grand

que celui qui est dans le monde, 4. Ceux-là, ils sont du monde et le monde les écoute. Pour nous, qui sommes de Dieu, nous sommes écoutés de ceux qui connaissent Dieu et non de ceux qui ne le connaissent pas. Ainsi nous distinguons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur, 5, 6,

Amour fraternel et amour de Dieu, IV, 7-21. Qu'ils s'aiment mutuellement et ils connaîtront Dieu qui est amour. Son amour pour nous s'est manifesté en nous envoyant son Fils, afin que nous vivions par lui. Nous n'avons pas aimé Dieu les premiers; c'est lui qui nous a aimés et nous a envoyé son Fils pour expier nos péchés, 7-10. Puisque Dieu nous a aimés, nous devons nous aimer mutuellement. Personne n'a jamais vu Dieu. Nous connaissons qu"il est en nous et nous en lui, en ce qu'il nous a donné de son Esprit, 11-13. Nous attestons qu'il a envoyé son Fils comme Sauveur, 14. Celui qui confirme que Jésus est le Fils de Dieu demeure en Dieu, 15. Nous avons connu l'amour de Dieu. Dieu est amour; celui qui demeure dans l'amour est en Dieu et Dieu en lui, 15, 16. Notre amour étant parfait, nous avons confiance pour le jour du jugement, car l'amour exclut la crainte, qui implique le châtiment, 17, 18. Nous aimons Dieu parce qu'il nous a aimés le premier; celui qui prétend aimer Dieu et déteste son frère est menteur, car celui qui n'aime pas son frère, qu'il a vu, ne peut aimer Dieu, qui est invisible, 19, 20. Jésus a ordonné que celui qui aime Dieu aime aussi son frère, 21.

Les trois témoins^ V, 1-12. Quiconque croit que Jésus est le Christ est enfant de Dieu et aime son Père et

ses frères. Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, quand nous aimons Dieu et gardons ses commandements, lesquels ne sont pas lourds, car quiconque est né de Dieu est victorieux du monde par la foi, qui consiste à croire que Jésus est le Fils de Dieu, 1-5. Jésus-Christ est venu non avec de l'eau seulement mais avec de l'eau et du sang; l'Esprit qui est la vérité en rend témoignage. Trois, qui sont un, rendent témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit ' ; trois qui ne font qu'un : l'esprit, l'eau et le sang, rendent témoignage sur la terre, 6-8. Le témoignage que Dieu a rendu à son Fils est supérieur au témoignage des hommes. La foi au Fils de Dieu est en nous ; celui qui ne croit pas fait Dieu menteur. Par son Fils, Dieu nous a donné la vie éternelle, car celui qui a le Fils de Dieu a la vie, 9-12.

Epilogue. Puissance de la prière et confiance en Dieu, V, 13-21. L'apôtre a écrit ces choses afin que ses lecteurs, qui croient au Fils de Dieu, sachent qu'ils ont la vie éternelle, 13. Nous sommes assurés que Dieu écoute nos demandes et que nous obtenons ce que nous avons demandé, 14, 15. Qu'ils prient pour le frère pécheur dont le péché n'est pas mortel, et la vie lui sera donnée. Il ne dit pas de prier pour celui dont le péché est mortel; tout péché n'est pas mortel, bien que toute iniquité soit péché, 16, 17. Celui qui est né de Dieu ne pèche pas et se garde contre le Mauvais ; nous sommes de Dieu et le monde appartient au mal, 18, 19.

\. Voir p. "299 la discussion sur l'aulhenticité de ce versel.

Le Fils de Dieu est venu et nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable, dans lequel nous sommes, étant en son Fils Jésus-Christ, vrai Dieu et vie éternelle , 20. Qu'ils se gardent des idoles. 21.

g 4. — Le texte de l'épître.

Le texte de cette épître nous a été transmis par sept manuscrits majuscules, xBA.CKLPet parplus de deux cents minuscules. Il offre quelques variantes : II, 20 ; IV, 3: V, 10; la plus importante est celle des trois témoins célestes, V, 7, 8, qu'on a appelé le Comma Joanneum. Voici le texte : OTttpeî; eîdiv ot (jiapTupouvTs; [èv tw oùpav(j), ô ïlaTT^p, ô Ao'yoç, xat to "Ayiov IIv£u[/a" xai oOtoi oî Tpeî; h eiTt, xat Tpêïç eîaiv oi [xapxupouvxeç Iv t^ y?Jj "^^ 7rv£ÏÏ(jLa, etc.

La question est de savoir si les mots entre crochets étaient dans le texte original. Parmi les critiques catholiques, Wiseman, Franzelin, Le Hir, Danko, Kleutgen, Rambouillet; Flunk soutiennent l'authenticité du Comma; Bisping, Schanz, Kaulen, Martin, Schneedorfer, Schâfer, L. Janssens. Loisy, van Crombrugghe, Belser, Kûnstle la nient. Mangenot^ déclare que les arguments défavorables à l'authenticité paraissent prédominer, et dans une étude ^ récente de ce texte il conclut ainsi : « Il est possible et même probable que l'autorité ecclésiastique, quand elle fera officiellement la revision de la Vulgate, supprimera ce verset apocry-

1. Le Comma Joanneum ; Revue des sciences ecclésiastiques, mars 190", Arras.

2. Revue prati que d'apolor/élique, t. VI, p. 38, Paris, 1908.

phe. » Cornely laisse à ses lecteurs le soin de juger quelle est l'opinion la mieux appuyée par des preuves. Quelques critiques protestants admettent l'authenticité de ce verset, Bengel, Sander, Besser, Forster ; la très grande majorité la rejettent. Presque tous les éditeurs contemporains du texte grec du Nouveau Testament, sauf Hetzenauer, Brandscheid, Scrivener, excluent ce verset du texte. A cette question : « Utrum tuto negari, aut saltem indubio revocari possit esseauthenticumtextum sancti Johannis in epistola 1^, V, 7 », la Congrégation du Saint-Ofiice dans un décret du 13 janvier 1897, approuvé par Léon XIII, a répondu : Négative. D'après Mangenot\ ce décret serait purement disciplinaire et non doctrinal.

Voici les différents témoignages pour et contre l'authenticité du Comma Joanneum.

1° Manuscrits grecs. Ce verset ne se trouve dans aucun manuscrit majuscule ou minuscule ou lectionnaire, sauf dans les minuscules Monfortianus, xvi^ siècle, et Ottobonianus, xv^ siècle, dont le texte grec a été conformé au texte latin. Dans le minuscule 172 du xi*^ siècle, il a été ajouté à la marge au xvi'^ ou xvn'^ siècle. Le codex Ravianus, xvi<= siècle, qui le contient est une copie de l'édition d'Alcala, On trouve le texte grec de ce verset, pour la première fois, dans la traduction grecque du texte latin des Actes du concile de Latran, 2° Versions anciennes. Aucun manuscrit de la Pe-

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