Die Quellen der Apostelgesch., Berlin
;i. Die drei erstcn Evang. und die Apostelgesch., GiiHinsea, 187-J. ^. Xicaicst. Lelterkundc, 's Bosch, 1874.
l'exemple de Barnabas, qui vendit la sienne, ce que l'auteur n'aurait pas mentionné, si c'eût été la règle commune. D'ailleurs, IV, 32, il n'est pas question de vendre les biens, mais seulement de ne pas les regarder comme personnels et de les mettre à la disposition de tous. Le discours d'Etienne est formé de discours différents ; l'un démontrerait que l'adoration de Dieu n'était pas limitée au temple, et l'autre que les Juifs avaient toujours été en révolte contre leur Dieu. La lapidation d'Etienne est racontée deux fois, VII, 58a et 59a ; les funérailles sont mentionnées seulement après que l'auteur a abordé un autre sujet, celui de la dévastation de la communauté de Jérusalem et, de ce fait, se trouvent intercalées entre VIII, 1 et 3, versets qui sont manifestement la suite l'un de l'autre. Le personnage de Saul est assez gauchement introduit dans le récit du martyre d'Etienne, VII, 58, 60b, et paraît avoir été placé là comme un raccord avec les scènes suivantes. D'après VIII, 14, ce sont les apôtres qui envoient un délégué en Samarie pour se rendre compte de ce qui s'est passé; d'après, XI, 10, c'est la communauté qui envoie un délégué. L'affirmation, VIII, 1, que toute la communauté fut dispersée, irXyiv Ttôv (XTtoaTÔXwv, paraît être une glose pour sauvegarder la dignité apostolique. Les offrandes envoyées par les lidèles d'Antioche, XI, 30, sont remises aux anciens de Jérusalem, tandis que, d'après VI, 1-6, il semble qu'elles auraient dû l'être aux diacres. Ces mêmes diacres, institués pour le service des tables, sont présentés dans la suite comme des prédicateurs de l'E-
vangile. Ainsi en est-il pour Etienne, VI, 10; VIT, 2- 59; pour Philippe, VIII, 5, 2G-39; XXI, 8. Les versets V, 13, 14, coupent maladroitement le récit des miracles apostoliques, V, 12 et 15. Au chapitre II, Batiffol distingue deux sources qui présentent les faits d'une laçon différente : « Dans le récit paulinien, II, 42, la fraction du pain est déjà une liturgie, fixée à un jour déterminé, célébrée dans une réunion à laquelle elle donne son nom, entourée d'un commencement de solennité et elle est l'acte unique du culte naissant. Dans le récit judéo-chrétien, II, 46, 47a, elle n'est que nommée et elle est présentée comme un acte de dévotion domestique '. »
On avouera que toutes ces divergences n'impliquent en aucune façon l'utilisation de sources différentes écrites; elles indiqueraient plutôt que l'écrivain a réuni divers récits oraux.
Passons en revue les divers systèmes qui ont été présentés sur les sources des Actes. Pour les détails de l'exposition et la discussion des hypothèses on les trouvera dans un travail de Bludau - ou dans celui de W. Heitmuller^. D'après B. Wciss ', les chapitres I- XV, 33. proviendraient d'un écrit judéo-chrétien, dont l'auteur aurait été témoin des événements. Le rédac-
I. Etudes d'histoire et de théologie positive, i» série, p. 39. Paris, 3» éd., t!K)5.
i. Die Quellenscheidungen in der Apostelyesch. Biblische Zeilschr., I reiburg. 1907, p. 166-189; SS8-481.
3. Die Quellenfrage in der Apostelgesch. Th. Rundschau, Freiburg, ISiMt, p. 47-59; 83-05; 1J7-140.
t. EinleitU7ig in das N. T., 3- AuQ,, Berlin, 1897.
teur des Actes y aurait introduit les passages suivants : I, 1-11, 18, 19; II, 43-47; III, 4, 5, 8-10; IV, 2, 3, 5, 7, 15-17,19, 20 (25, 27), 31, 34, 35; V (3, 9). 14, 16, 17- 20, (21), 22-24, 33, 36, 42; les diverses parties de l'épisode d'Etienne, qui supposent un procès régulier: VII, 58, 59, 60; VIII, ib,3; de plus, X, 37, 40; XI, 1-18; XII, 18-22; XV, 1-4, 23-25. Il est possible que Luc ait appris de la tradition orale les faits relatés IX, 1-30; XI, 19-30; XII, 25; XIII, XIV, qui traitent principalement de Paul; sauf les épisodes de Paphos et de Lystres, XIII, 6-12; XIV, 8-18, le tout est raconté d'une façon assez maigre et superficielle. Weiss relève aussi l'emploi de sources dans la deuxième partie des Actes, Wendt * est beaucoup plus réservé ; il admet comme certainement reconnaissable une source, qui englobait non seulement le journal de voyage, mais formait une histoire de Paul et des missions païennes. Elle commencerait au chapitre XIII, mais ne contiendrait pas XV, 1-33. En dehors de celle-ci, il ne croit pas possible de distinguer positivement d'autres sources. Il lui semble que certains morceaux, I, 15-26; II, 1-13; VIII, 5-8; 26-40; XII, 1 etss., s'appuient sur une tradition ancienne, mais il ne saurait dire si elle était orale ou écrite. Quelquefois d'ailleurs l'auteur a reproduit deux récits d'un même fait. Ainsi, IV, 1-22 et V, 17-42 sont des répétitions; les deux délivrances de Pierre par un ange, V, 19 et XII, 7-10, se réduisent à une. Dans ces cas l'auteur reproduisait probablement des traditions