Uist. ceci. II, £i, Hi
*. De viris ill. 11.
11 ajoute : Celle-ci cependant a été, dit-on, produite par un autre sous son nom, « quae et ipsa, ab alio quodam, sub nomine ejus édita asseritur ». Nous verrons plus tard si elle n'a pas été connue par quelques écrivains (ecclésiastiques.
Ainsi qu'on le voit, il a été rarement parlé de l'épître de Jacques par les écrivains ecclésiastiques. Quelques doutes, même, ont été émis sur son authenticité; néanmoins, c'est toujours à Jacques, frère du Seigneur, qu'elle est attribuée.
Rappelons ce que la tradition a raconté de ce personnage et examinons le contenu de l'épître, afin de voir s'il a pu être l'auteur de celle-ci.
3*" Biographie de Jacques^ le frère du Seigneur. — De Jacques, fils d'Alphée, nous ne saurions rien sinon qu'il était apôtre, Me. III, 18; Mx. X, 3; Le. VI, 16; Act. I, 13, si nous ne l'identifions pas avec Jacques, le frère du Seigneur. Il en est qui croient qu'il était frère de Lévi ou Matthieu, appelé aussi fils d'Alphée; cette preuve est plus qu'insuffisante.
Sur Jacques, le frère du Seigneur, le Nouveau Testament et les écrivains ecclésiastiques nous ont laissé des renseignements précieux. Jésus-Christ lui a apparu,
I Cor. XV, 7 ; il devait être à Jérusalem avec Marie et les frères de Jésus,. 1er. I, 14, persévérant dans la prière.
II aurait été établi, dit-on \ par les apôtres Pierre, Jacques et Jean, évêque de Jérusalem. Le Seigneur, après sa résurrection, lui aurait donné la science ainsi
1. Clément, Hypotyp. dans Euseoe, Uiat. eccl. H, 1, 3; Jérôme, de Viris
qu'à Jean et à Pierre ^ D'après Eusèbe ^, Epipliane ^, Jean Chrysostome ^, les Constitutions apostoliques, Jacques aurait été établi évêque de Jérusalem par le Sei. gneur lui-même. Le fait certain, c'est que, dès l'origine, il est à la tête de la communauté de Jérusalem. C'est à lui que Pierre envoie dire qu'il avait été délivré de la prison, Act. XII, 17. Paul le visite seul des apôtres, à l'exception de Pierre, lors de son premier voyage à Jérusalem, Gai. I, 18, 19. A la conférence de Jérusalem, il occupe une place prépondérante avec Pierre et Jean ; avec eux, il approuve les travaux de Paul et lui donne la main d'association, Gai. Il, 9. D'après les Actes des Apôtres, XV, 13-21, -Jacques résuma les discours de Pierre sur l'évangélisation des païens et fixa les règles qui devaient être suivies pour l'admission des Gentils dans l'Église chrétienne. Ce sont des gens venus d'auprès de Jacques, qui entraînèrent Pierre à se séparer de Paul et à ne plus participer aux repas des païens. Gai. II, 12. A son dernier voyage à Jérusalem, Paul se rendit chez Jacques, où les Anciens s'assemblèrent, Act. XXI, 18. Nous jugeons inutile de raconter en détail ce que rapportent sur Jacques, le frère du Seigneur, l'évangile selon les Hébreux, Josèphe et Ilégésippe. Rappelons seulement que Jacques était en grande vénération auprès des Juifs qui l'avaient surnommé le juste, Oblias^', c'est-à-dire, en grec, rempart du peuple,