XII
Comme dans l'évangile on trouve dans les Actes
des changements de construction, XV, 23; XYII, 2; l'anacoluthe, VII, 40; XIX, 34; XXIV, 6; XXVII, 10. On y relève aussi de nombreux hébraïsmes : Où (xeià ■KoV/À^ xauTa; r,a£p«ç; et interrogatif ; ex p.ioOou tv;? àotxi'ot;, Traaa ffa'p;, Àuffaç xàç wSivaç xot) OavaTou, ex xapTTOu t^ç od'^iioç aÙToû, e/ovT£;jç^apiv irpôç SXovtov }vaov, stt' àXTjOeiaç, gY£veTO etç o'jSÉv ; oùSî'jtoTê lïôEv xoivôv, Ta; 6ûov>; ■xoZ Kupt'ou xoti; sùôêi'a*;, etç to (;ieTa;u, (jLET'eîpTivriç, ôSbç cwTr.pîaç; le futur pour Timpcratif des temps non concordants : oùx eaTiv lôoç... /«pi'Ceaôai... upiv •^... É/oi, XXV, 10. Nous avons laissé de côté les hébraïsmes qui se trouvent dans les citations de l'Ancien Testament. En résumé, on relèvera 82 hébraïsmes dans les douze premiers chapitres, 53 dans les seize derniers et 5 dans le journal de route. Ils sont très nombreux dans le IIP évangile'.
Relevons aussi dans les Actes quelques latinismes : XaêôvTs; to îxavov, satis accipere, XVII, 9 ; xaOo'tt liTYidEv iil^içav, diem statuere, XVII, 31 ; o'jysaôe avToi', tu videris, XVIII, 15; TO vî3v e/ov, ut nunc res se habent, XXIV, 25 ; lppo)ao, vale, XXIII, 30 ; les latinismes sont plus fréquents, quand les orateurs ou les écrivains sont latins, XVIII, 15; XXIV, 25; XXIII, 30. On en trouve aussi t{uolquos-uns dans l'évangile, XII, 58; XIV, 18; VII, 4, etc.
De ces nombreuses ressemblances de mots, d'expressions et de tournures, de ces affinités grammaticales que l'on relève entre le II 1° évangile et les Actes des Apôtres nous devons conclure que ces deux
!. CI. Histoire des livres du N. T., t. H, p. ',M, Paris, VM>.
livres ont été écrits par le même auteur. Ilarnack ' aboutit à la même conclusion par un procédé un peu difï'érent. Il choisit le premier et le dernier passage du journal de route, XVI, 10-17 et XXVIII, 1-16, et les compare au IIl"" évangile. Voici un exemple de la façon dont il traite son texte : XVI, 10 : w; Bt to opaaa êToev, eijôswç l^r,TV;orotu.£v èÇeXÔEÎv et; (rriv?) MaxeSoviav, duuSiêâCovTs; oxi 7cpoffX£/c)>r,Tai yiua; ô 0£Ôî (o Kûptoç?) VJtxyfE'ïia'xa^'xt. aCroû;. '12; temporel ne se trouve jamais dans Matthieu, Marc, mais se rencontre environ 48 fois dans Luc (évangile et Actes) et cela dans toutes les parties du travail. EÎJyiTrjdauev IÇeXOeîv : Zr,Teîv n'est pas caractéristique puisqu'on le retrouve dans les quatre évangiles et les Actes ; cependant, voyez Le XIII, 24 : ÇTrir/,oou<iiv è^eXOsiv. Matthieu a ici une autre leçon. Pour 2|r,Teiv avec l'infinitif, cf. Act. XIII, 8; XVII, 5; XXI, 31. 'EÇeXOeîv eî;, Act. XI, 25; XIV, 20. SufjLêiêoIÇovTs; n'est pas dans les évangiles mais se trouve dans Act. IX, 22 et XIX, 33. Se trouvent seulement dans Luc : iaêtgâÇeiv, XXVII, 6, et e'TtietêaCsiv, Le. X, 34; XIX, 35; Act. XXIll, 24. Trpo(ïxsxXY]T«i (5 0£o;) : Ce mot est employé en l'unissant à ô 0£o'ç ou Kôpio; seulement dans les Actes XIII, 2; II, 39. Ce parfait moyen n'est aussi que dans les Actes. XVI, 10. £ÙaYY«^i'ïa<î93ti aÙToû; : Cette expression ne se rencontre ni dans Matthieu, ni dans Marc, ni dans Jean et se trouve 8 fois dans le III® évangile et 15 fois dans les Actes. 11 y a de nombreux exemples dans les Actes de cette construction : w<; tici^... è^r^vf^'jaiu.zy
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