‹ Histoire des livres du Nouveau Testament (volume 4)Chapitre 72 sur 82 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

SI— Authenticité de l'épître.

1" Témoignage de la tradition. — Relevons d'abord ce que la tradition a connu de cette épître, l'usage qu'elle en a fait et ce qu'elle en a pensé.

Les rapprochements qu'on essaye d'établir entre l'épître de Jude et les premiers écrivains chrétiens, sont assezvagucs. Barnabe, II, 10, emploie un mot, Tcapei'oudiç, qu'on ne trouve pas dans le Nouveau Testament et qui a son équivalent dans IcTrapeiouvw de Jude. Clément Romain reproduit, XX, 12; LXV, 2, une partie de la doxologie de Jude, 25. La deuxième épître de Clément parle de toÎ! èXéou; 'Iy,aou, XVI, 2 = Jd. 21. Polycarpc reproduit l'adresse de Jude : IXsoç &[jiîv xal gîpr^vTi itXr,-

4. E. Arnaud, Essai critique sur l'authenticité de l'épître de Jude, Strasbourg, 1835. — F. Rampf, Der Brief Judà, Sulzbach, 1854. — B. Gheou- Giiiu, Der Brief des Judas, Czernowitz, 1901. — G. Bicg, Commentary ou thcEpistleof St. Peler and St. Jude, E(lmburgh,1901. — H. Souwienhorst, Bas Verhâllniss des Judasbriefes zum zweilen Petrusbriefe untersucht, iilimster,l90%.—Vi\.MÀ.iZR, Der Judasbrief, seine EchtheitiAbfassungszeit und Léser, Freiburg, 1900. — J. B. Mayor, The Epistle of St. Jude and the second Epistle ofSt. Peter, London, 1907.

OuvôeÎT), Jd. 2. Comme Judc, 3. 20, il engage ses lecteurs à bâtir sur la foi qui leur a été donnée, III, 2, cl . X, à attendre la miséricorde du Seigneur, Jd. 9; Alliénagore, Suppl. XXV, éd. Otto, p. 13G, appelle Sô^ai les anges tombés. Le canon de Muratori, ligne 68, mentionne l'épître de Jude. Tertullien^ attribue l'épître à Jude : Enoch apud Judam apostolum testimonium possidet. Clément d'Alexandrie a commenté l'épître de Jude ^ et l'a citée plusieurs fois en l'attribuant à Jude, frère des fils de Joseph. Origène parle aussi de l'épître de Jude et en cite des passages : xai 'loiioac eypail^ev tTz\.(sxokf[^^. Quomodo etiam, quod Judas apostolus in epistola catholica dicit, poterit explanari''? Il rappelle que l'apôtre Jude, dans son épître, 9, s'est souvenu du livre de l'Ascension de Moïse, en parlant de la dispute de l'archange Michel et du diable pour la possession du corps de Moïse ^. Eusèbe^ range Fépître de Jude parmi les écrits apocryphes ; cependant, (juelques anciens, dit-il, la citent et elle est lue publiquement dans beaucoup d'églises. Ailleurs'^, il affirme que bien que cette épître soit contestée, beaucoup l'admettent. A diverses reprises* il répète qu'elle était contestée. Saint Jérôme résume ainsi la tradition sur cette épître : Judas, frater Jacobi, parvam quae de

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