Adv. Tryph. 105, i
fjiaT«, Mémoires, et sept fois ^ à celui des àitofAVïjiAovsu- (Aora Twv âito9To^(«)v, Mémoires des apôtres, ou bien il affirme que cela est écrit dans l'évangile. Il précise ces diverses dénominations : Oî y^P ^^o^toXoi h xoîç yvto^ {isvoïc lit* aÙTwv àitO{Avv)u,oveu[i.QtatVy à xaXiiTat dtcif^ikia, oCttoç iTQtpi^xav ; car les apôtres, dans les Mémoires qui nous viennent d'eux, et qu'on appelle évangiles 2.
Saint Justin sait en outre qu'il y a eu des évangiles, écrits par d'autres que les apôtres. Il distingue nettement les Mémoires des apôtres de ceux qui ont été écrits par leurs disciples : 'Ev y^p foiç âirofAV7)tAovsu{Aaatv, â «pifjfxt &7C0 Twv «TcootoXwv a^TOU xal Twv Ixctvotç icapaxoXouOif)aavTwv ffuvTCT(xxô«i^; et il cite le verset de Luc, XXII, 44, sur la sueur de sang au jardin des Oliviers.
Ailleurs, saint Justin parle de Mémoires de Pierre *. Veut-il parler de l'évangile de saint Marc ou de l'évangile apocryphe de Pierre ou même des évangiles des apôtres, dont il a déjà parlé, ce qui serait possible si l'on corrige aotou en «ôtwv? Nous n'avons pas à l'étudier ici, mais nous ne pensons pas qu'il puisse être question dans ce passage de l'évangile apocryphe du milieu du 11® siècle, qui porte le nom de Pierre.
Le témoignage de saint Irénée sur nos évangiles est d'une haute importance à cause de son ancienneté et de sa précision. Saint Irénée vivait au 11® siècle et il a écrit son ouvrage contre les hérésies vers 177-189. Originaire d'Asie, il a vécu avec Polycarpe de Smyrne, lequel avait connu « Jean et les autres témoins du Seigneur ». Il était à Rome au temps de saint Justin ; enfin, nous le trouvons en Gaule vers 177. Son ouvrage prouve qu'il connaissait très bien les écrits du Nou-
i. I Ap, 66, 67, 101, i03; Adv. Tryph. 104, 106. S. I ApoL 66.