Id
veau Testament; il les cite à chaque instant et il s'en sert presque constamment pour réfuter les hérétiques.
Voici le passage où il parle des évangiles; il est emprunté à Eusèbe* qui nous a conservé le texte grec. « Or, Matthieu publia un évangile écrit, Ypa<pi|v IÇiq- V8YXEV t^yytkloUf chez les Hébreux, dans la langue de ceux-ci, Iv Toîç *E6poiioiç t^ I8i^ SiaXéxTc;) aÔTwv, au temps où Pierre et Paul prêchaient TÉvangile à Rome et fondaient Tiiglise. Après leur départ, jActi -ri^v tovtiov IÇoSov (est-ce de Rome ou de la vie?), Marc, le disciple et le secrétaire de Pierre, nous transmit, lui aussi, les ayant écrites, les choses préchées par Pierre. Luc, le compagnon de Paul, déposa, xaTÉOtro, dans un livre rÉvangile prêché par celui-ci. Ensuite, Jean, le disciple du Seigneur, qui avait reposé la tête sur le sein de celui-ci, publia lui aussi un évangile, lorsqu'il demeurait à Éphèse en Asie. » Saint Irénée affirme donc nettement que Matthieu écrivit un évangile en hébreu, que Marc et Luc ont reproduit la prédication de leurs maîtres respectifs, Pierre et Paul.
Le canon de Muratori, écrit probablement vers 170- 210, nous donne une ligne seulement sur Marc. Les notices sur Matthieu et Marc ont disparu, à l'exception de ces mots, qui se rapportaient vraisemblablement à Marc. « Quibus tamen interfuit et ita posuit. » Ainsi que Ta conjecturé Zahn, le texte portait probablement aliquibus. Marc n'a pas été disciple du Seigneur dès le commencement, cependant il a assisté à quelques événements et les a racontés.
Le passage sur Luc est complet, mais très défiguré ; voici ce qu'on en peut dégager de probable. Le troisième livre de l'Évangile est d'après Luc, le médecin;