DES EVANGILES EN GÉNÉRAL
prêches par les apôtres : Mt XXVI, iS; Rom, X, 16, etc.
4** EùaYïéXiov désigne aussi : la doctrine du salut particulière à quelqu'un. Saint Paul parle souvent de son Evangile, c'est-à-dire de sa manière d'envisager le salut apporté par Jésus-Christ : xatà to tîtaf^ikm fjtou, Rom. II, 16; II Tim. II, 18, ou simplement la prédication de quelqu'un. Saint Paul parlant de son évangélisation des Thessaloniciens, leur dit : to euaY- Y^Xiov ^fiicov, I Th. I, 5; II Th. II, 14.
5° Avec le génitif du sujet eùaYY«^wv indique ceux à qui l'Evangile est annoncé : eùaYYeXiov -«iç icspiTo^A^c, l'Évangile prêché aux circoncis, tîîç dbcpofioarCa;, aux Gentils, Gai. II, 7.
Ce sens primitif de bonne nouvelle du salut se retrouve encore dans les premiers écrivains ecclésiastiques : Clément, ad Cor. XL VII, 2; Ignace, ad Philad. V, 1, 2.
Par une évolution très naturelle, le terme qui indiquait le contenu a servi à nommer le contenant; la bonne nouvelle prêchée, la doctrine du salut, a donné son nom à l'écrit qui la renfermait. La transition d'un sens à l'autre s'opère dès l'origine. Dans la Didaché le mot indique un recueil d'enseignements, sinon un écrit : Priez, ainsi que le Seigneur l'a prescrit dans son évangile, VIII, 2; Comme vous l'avez dans l'évangile, XV, 3, 4. Ces deux textes semblent désigner un évangile écrit. Dans Ps-Clément, ad Cor. VIII, 5, il semble bien qu'il s'agit d'un évangile écrit. Dans l'épître à Diognète, XI, 6, xai ihfi^ikiwi iç(<tti(; fôputai, il n'y a plus de doute. Saint Justin^ parle nettement des mémoires écrits par les apôtres, qu'on appelle évangiles, eOayYe- Xia. Ce sens de euaYY&iov, écrit contenant la vie et la