Me, De sorte qu'ils étaient tous dans l'é
Mt, Et voici, quelques-uns des scribes dirent en eux-mêmes :
Celui-ci blasphème.
Mt, Ayant vu cela, les foules furent remplies
Le, Et les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner, disant : Qui est celui-ci qui dit des blasphèmes?
Le, Et rétonnement les saisit tous et ils
Me >éYOvTaç oTt ^<k(ùç oùSéTuore elSa(&ev.
Mt tôv SôvTa è^ouaiav TOtauTY|v toT; àvOp<ojcoi;.
Le âicX:^<TOT](Tav 9060U Xi^ovreç ôti 8r8oii,ev wotpàôoÇa (rQ{i.epov. »
Dans cette péricope le récit, tout en étant le même, chez les trois synoptiques, pour le fait principal, offre des variantes assez considérables, des additions de détail, des changements d'expressions. Ex.
Me xat el9sX0(i>v — çépovxe; — irapaXurixàv — èmYVoO; — ^tyéç^r\ Mt xat 9)>L0ev — wpo^éçepov — pe6XTj|iivov — lôôjv — iytç^ziç Le xal è^évexo — çépovreç — irapaXtXutAévoç — Iwiyvoù; — àvaoroç
Les paroles du Seigneur sont presque littéralement identiques chez les trois évangélistes ; les divergences sont d'expressions seulement :
Me TÉxvov àçtevxaC — StaXoYiÇs^e — uicaYe — i^sipou — xpâ6aiT0v Mt xéxvov àçCeviat — $taXoYi2!eff6e — ireptiràxei — t^epOel; — xXivriv Le âv0p€i>7ce àçéwvxai — IvBvfuïaSe — itepiTiàxet — lyzige. — xXivtSiov
Devant ces divergences qui, à cause de leur insignifiance, n'ont pu être voulues, il est difficile de croire que les synoptiques se soient servis les uns des autres.
Appel de Iiévi-Matthieu et repas dans (sa) maison.
Me II, 13-17; Mt ix, 9-13; Le v, 27-32.
Les trois synoptiques placent cet appel de Lévi-Matthieu immédiatement après la guérison du paralytique ; ils ont donc cru raconter le même fait. Il y a entre leurs récits des ressemblances frappantes, mais il y a aussi
tonnement et glorifiaient Dien, disant :
Mmals nous n'avons lien vu de semblable.
de crainte et elles glorifièrent Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
glorifiaient Dieu. Et ils furent remplis de crainte, disant : Nous avons vu des choses étranges aujourd'hui.
des divergences; nous allons relever les unes et les autres.
« Et après cela, Le, il sortit, Me Le, de nouveau vers la mer, et toute la foule venait vers lui, et il les enseignait. Me, et en passant. Me Mt, Jésus vit là un homme, Mt, un péager nommé. Le, Lévi, Me Le, fils d'Alphée, Me, assis au bureau du péagCy nommé Matthieu, Mt, et il lui dit : Suis-moi, et ayant tout laissé, Le, s'étant les^é, il le suint. Or, il arriva cpie, comme il était à table, Me Mt, Lévi lui fit un grand festin, Le, dans sa. Me, Le, maison,
Me 1 xai icoXXot TeXwvait xal &|iapT(i>Xoc ovvavéxeivTo
Mt ISov iroXXol TeXûvai xai à|&apT(i>Xot èXOôvTeç owocvsxetvro
Le x«\ ^v 6xXo; woXù; teXcovôïv xal aXXa>v oî ^aav jwt' aOrûv xaxa-
xettuvot
avec Jésus et ses disciples, McMt, car ils étaient nombreux et raccompagnaient, ainsi que des scribes d'entre les pharisiens ; voyant qu'ils mangeaient avec des péagers et des pécheurs, Me, les pharisiens voyant cela, Mt, et les pharisiens et leurs scribes murmuraient, Le, et disaient aux disciples de celui-ci : Pourquoi votre maître, Mt, mange-t-il. Me Mt, mangez-vous. Le, et boit-il, Me, ai^ec des péagers et des pécheurs? Et Jésus rayant entendu, Me Mt, répondant. Le, leur dit : Ceux qui sont en santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Or, allez et apprenez ce qu'est ceci : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, car, Mt, je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs à la pénitence, Le. » Relevons quelques divergences d'expressions :
i. Me, Et beaucoup de péagers et de pécheurs étaient à table.
Mt, Voilà que beaucoup de péagers et de pécheurs vinrent et se mirent à tabie.
Le, Et il y avait une grande foule de péagers et d'autres qui étaient à Uble avec eux.
Me elÔev — oxt — àxoucraç — Xlyet — ot Idxwovte; Mt elSev — Stati — àxovaoïC — eînev — ol lox^ovTtç Le iOcdûraxo — ôiaxi — àwoxpidei; — eîicev — ot (rfiatvovxeç
En résumé, Me ajoute plusieurs détails; Mt se rapproche de Me, tout en ayant quelques points communs avec Le ; celui-ci est plus court, parce qu'il a retranché les détails inutiles. Pour les discours des interlocuteurs, l'accord est presque complet, avec quelques divergences caractéristiques que nous avons relevées.
La question du Jeûne.
Me II, 18-^; Mt ix, 14-17; Le v, 33-39.
Cette conversation est dans Le la suite de la précédente; dans Mt Me, de nouveaux interlocuteurs, les. disciples de Jean, entrent en scène.
« Or, les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient, Me, et ils viennent. Me Mt, les disciples de Jean, Mt Le, lui dirent :
Me, Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent -ils, tandis que tes disciples ne jeûnent pas?
Mt, Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous tandis que tes disciples ne jeûnent pas?
Le, Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et, de même que ceux des pharisiens, font des^ prières, tandis que les tiens mangent et boivent .
« Et Jésus leur dit : Les amis de l'époux peuvent-ils^ jeûner, Me Mt, et être dans le deuil? Mt. Pouvez-vous faire jeûner les amis de l'époux, Le, pendant que f époux est açec eux? Tout le temps qu'ils ont l'époux avec eux ils ne peuvent jeûner. Me. Mais des jours viendront, quand V époux leur sera ôté, et alors ils jeûneront en ces jours-là, Me Le. Et il leur dit une parabole. Le.
Me, Personne ne coud une pièce de drap non foulé sur un vieil habit ; autrement la pièce neuve emporte un morceau de la vieille, et la déchirure devient pire.
Mt, Personne n'ajuste une pièce de drap non foulé à un vieil habit, car la pièce emporte une partie de l'habit, et la déchirure devient pire.
Le, Personne ne déchire une pièce d'un habit neuf et rajuste à un vieil habit. Autrement on déchire le neuf et la pièce du neuf ne s'assortir pas avec le vieux.
« Et personne ne met du nn nouveau dans de vieilles outresy autrement le nn nouveau, Mt Le, rompra les outres et le vin se répandra et les outres seront perdues, Mt Le, le vin et les outres seront perdus, Me, mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, Mt Le, et tous deux se conservent, Mt; et j^ersonno ayant bu du vieux ne demande du nouveau, car il dit : Le vieux est le meilleur, Le. »
Cette dernière réflexion n'est peut-être pas à sa place ici, car elle ne se lie pas avec ce qui précède.
Dans cette péricope où, soit les faits, soit les discours des interlocuteurs, sont au fond les mêmes, il y a des divergences entre les divers textes ; les faits sont présentés différemment ainsi que les paroles ; la réponse de Jésus a des parties communes et des additions ou des différences d'expressions dans chacun des trois synoptiques. En voici quelques-unes :
Me XéYouffiv — xal ov8eU pa)^.ei
Mt clicovxeç — o08è pàXXouatv — cxxetrou
Le clicav — xal oùoei; pâXXei — ix^uOi^ffeTat
JMt à>^à PxXXovatv oîvov vêov eI; àaxoùç xaivoO; Le àXXà oTvov véov tl; àaxoù; xatvoù; pXiritéov
En général. Me et Mt vont ensemble ; Le a sa marche particulière; mais en plusieurs passages, surtout dans les discours, il se rapproche de Mt contre Me.
lies épis arrachés un Jour de sabbat.
Me II, 23-28; Mt xii, 1-8; Le vi, 1-5.
Me et Le placent ce fait après le précédent, Mt le renvoie beaucoup plus loin.
« Or, il arriva que celui-ci, Me Le, en ce tempslà, Jésus, Mt, passa par les blés un jour de sabbat, Me Mt, au sabbat second premier ^ et ses disciples eurent faim, Mt, et se mirent, chemin faisant, Me, à arracher des épis et à les manger, Mt Le, en les froissant entre leurs mains. Le. Et les pharisiens, voyant cela, lui dirent :
Me * XSe xi irotoûdtv xot; aocêêàoiv ô oOx IÇcoriv.
Mt ISoO ol (j.a6v)Tat (rou iroiouatv 8 oùx ë^eaTt uoteTv sv aa66ài(]).
Le Ti fcoiftixe o oùx ë^eativ iroieTv Tot; aa66datv.
« Et Jésus leur ayant répondu. Le, leur dit : N'avezvous pas lu ce qu'a fait David quand il fut dans le besoin et. Me, qu^il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui? Comment il entra dans la maison de Dieu, du temps du grand-prêtre Abiathar, Me, et prit, Le, et mangea les pains de proposition.
Me, qu'il n'est permis qu'aux prêtres de manger, et il «n donna aussi à ceux qui étaient avec lui.
Mt, ce qui ne lui était pas permis, ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux seuls prêtres.
Le, et en donna aussi à ceux qui étaient avec lui, auxquels il n'était pas permis d'en manger, mais aux prêtres seuls. »
^* Sa^àxc)) $evTeponpwT(p : On n*a pu encore expliquer d'une façon satisfaisante celte expression qu'on ne retrouve nulle part ailleurs ; ëUe est probablement le fait d'un copiste.
Mt, Voici, ses disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat.
s. Me, Regarde, pourquoi font-ils, le jour du sabbat, ce qui n'est pas permis?
Le, Pourquoi faitesvous ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat?
Dans Mt Notre-Seigneur ajoute un second exemple : « N'avez-vous pas lu dans la Loi que les prêtres dans le temple violent le sabbat et ne sont pas coupables? Or, je vous dis qu'il y a ici quelque chose de plus grand que le sabbat. Si vous connaissiez ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous ne condamneriez pas ceux qui ne sont pas coupables. »
Les trois synoptiques reproduisent la fin des paroles du Seigneur : « Et il leur disait : Le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat, en sorte que. Me, car, Mt, le Fils de l'homme est maître du sabbat. »
Dans cette péricope, Me Le vont presque ensemble et Mt marche indépendant, en se rapprochant quelquefois de Me. Chacun d'eux ajoute quelques détails. Pour les paroles du Seigneur, elles sont identiques, excepté en un passage, où la même idée est présentée différemment.
Relevons les variantes d'expressions :
Me irapaicopeutffOai — TtXXovxe; — xal ot — oûSsiroTS Mt èwopeuOTi — xtXXeiv — ot 8è — oOx
Le SiauoptueaÔott — IxiXXov — tivèç ôè — o08è
Guérison de Hiomme à la main sèche un Jour de sabbat.
Me m, 1-6; Mt xii, 9-11; Le vi, 6-11.
Cet épisode suit le précédent dans les trois synoptiques; il est probable qu'on aura réuni ces deux récits, parce qu'ils se rapportent à la même question : l'observance du sabbat.
« Or, Jésus, étant parti de là, Mt, il arriva, im autre sabbat, Le, qu'il entra de nouveau. Me, dans la synagogue, et il enseignait. Le.
Me ^ xal ijv Ixet £vOp<i>icoc i^pa(i{iivifiv exc^v tYjv x'tpa.
Mt xai l8où écvOpdMToc X^^pa lx<**v ^v)pdv.
Le xal ^ àvOpcoico; éxsT xal if) x^ip aOroO :?i $c^à 9|v Çvjpà.
« Or, les scribes et les pharisiens, Le, Tobservaient, Me Le, pour voir s'il le guérirait un jour de sabbat. Me, l'interrogeaient, disant : Est-il permis de guérir un jour de sabbat? Mt, afin de trouver de quoi, Le, afin de Y accuser. Or, celui-ci connaissant leurs pensées, Le, alors Jésus dit à l'homme qui avait la main sèche : Lève-toi, Me Le, tiens-toi debout. Le, au milieu. Me Le. Et s'étant levé, il se tint debout. Le. Et Jésus, Le, leur dit, »
La réponse du Seigneur n'est pas la même chez Mt et chez Me Le. D'après le premier, Jésus aurait dit d'abord : « Quel est l'homme parmi vous qui, n'ayant cpi'une seule brebis, si elle tombe dans un fossé, le jour du sabbat, ne la saisira pas et ne l'en retirera pas? Il est donc permis, le jour du sabbat, de faire du bien. Or, combien un homme ne vaut-il pas plus qu'une brebis? Il est donc permis de faire du bien le jour du sabbat. » Le XIV, 1-6, a connu une parole de Jésus identique à celle-ci, mais au lieu d'une brebis, il s'agit d'un bœuf.
Voici d'après Me Le les paroles du Seigneur. « Je vous demande, s'il est, Le, est-il. Me, permis le jour du sabbat de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une ne ou de la tuer. Me, perdre. Le. Ceux-ci se taisaient, Me, et Jésus ayant jeté ses regards tout autour de lui sur eux tous, Le, avec colère, étant attristé de l'endurcissement de leurs cœurs, Me. »
« Alors, Mt, il dit à l'homme. Me Mt : Etends ta
i. Me, Et il y avait là on homme qui avait la main desséchée.
Mt, Et voilà qu'un 1 Le, Et il y avait là homme qui avait la un homme, et sa main main sèche. | droite était sèche.
main. Et il l'étendit, Me; il le fit, Le, et sa main fut rétablie^ saine comme l'autre, Mt.
Me Mt, Et les pharisiens, étant sortis, tinrent conseil avec les Hérodiens à son sujet afln de le faire périr.
Le, Ceux-ci furent remplis de terreur et ils s'entretenaient ensemble de ce qu'ils feraient à Jésus. »
Dans ce récit, Me Le vont d'ordinaire ensemble, ayant des détails et des paroles de Jésus que Mt n'a pas et inversement. A la fin cependant, Me se rapproche de Mt contre Le. Les divergences d'expressions sont peu nombreuses :
Me icotpexVipovv — xal Xé^et — àyaSôv icoTiiaai — èÇétEtvev
Mt êmiptoTyiaav — 6 8è eTi:ev — xaXûç noteTv
Le TrapeTTjpouv — sîicev ce ô — dYadoTcoi^aat — èTtoiyj^ev
Autres guérisons de Jésus.
Me III, 7-12; Mt iv, 24, 25; xn, 15-21; Le vi, 17-19.
Cette péricope présente des caractères spéciaux. Me Mt résument ici le ministère de Jésus; Mt le fait en quelques mots, car ailleurs, IV, 24, 25, il avait détaillé les malades que Jésus guérissait; Me relate les pays d'où venaient les auditeurs de Jésus, énumération que donne aussi Le, mais dans un autre cadre. Me Le se rapprochent aussi sur la nature des maladies, puis Me Mt reproduisent ensemble la défense de Jésus au peuple, et Mt conclut par une prophétie d'Isaïe. Il y a donc peu de points de contact textuels entre les trois synoptiques.
« Or Jésus, l'ayant su, Mt, se retira. Me Mt, de là, Mt, avec ses disciples vers la mer. Me. Et étant descendu avec eux Jésus s'arrêta sur un plateau, Le. Et beaucoup de gens, Mt, et une grande foule de la Galilée et de la Judée, Me, le suivaient, Me Mt, et
une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de peuple de toute la Judée, Le, et de Jérusalem, Me Le, et de l'Idumée et d'au delà du Jourdain, Me, et du littoral, Le, et des environs de Tyr et de Sidon, Me Le; une foule nombreuse entendant parler de tout ce qu'il faisait. Me, vint vers lui, Me Le, pour l'entendre et être guéries de leurs maladies. Le. Et il dit à ses disciples qu'une barque fût tenue prête, à cause de la foule, pour qu'on ne le pressât pas. Me. Et il en guérissait. Me Mt, beaucoup. Me, tous, Mt, et ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris. Le Me, de sorte que tous ceux qui avaient des maux, se jetaient sur lui pour, Me, toute la foule cherchait à. Le, le toucher, Me, Le, parce qu'une puissance sortait de lui et les guérissait tous. Le. Les esprits impurs lorsqu'ils le voyaient, se prosternaient devant lui et criaient en disant : Tu es le Fils de Dieu, Me. »
Nous avons déjà relevé cette confession des esprits impurs sur Jésus et la défense de celui-ci dans un contexte à peu près analogue. Le IV, 41.
« Et Jésus leur défendit. Me Mt, avec menaces, Mt, beaucoup, Me, de le faire connaître. Me Mt. Et cela afin que fût accomplie la prophétie d'Isaïe : Voici mon serviteur que j'ai élu : je mettrai mon Esprit en lui et il annoncera le jugement aux nations... il ne brisera point le roseau froissé... jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement, et les nations espéreront en lui. Mt. »
Vocation des douze apôtres.
Me III, 13-19; Mt x, 1-4; Le vi, 12-16.
Cet appel des apôtres a été placé par Mt avant la première discussion sur le sabbat, p. 59, et par Le, avant la section précédente.
« Or, il arriva en ces jours que Jésus sortit, Le, monta. Me, sur la montagne. Me Le, pour prier; et il passa toute la nuit à prier Dieu, et lorsque le jour fut venu. Le, il appela, Me Le, ses disciples. Le, ceux qu'il voulait, et ils vinrent vers lui. Me; et il choisit, Le, il en établit. Me, douze d'entre eux. Me Le, qu'il nomma aussi apôtres. Le, afin qu'ils fussent avec lui et afin qu'il les envoyât pour prêcher et pour avoir la puissanî3e de chasser les démons. Me. Or, voici les noms des douze apôtres : le premier, Mt, Simon à qui il donna le nom de Pierre et André son frère et JacqueSy fils de Zébédée, Me, et Jean^ frère de Jacques, Me Mt; et il donna à ceux-ci le nom de Boanergès, c'est-à-dire fils du tonnerre. Me, et Philippe et Barthélémy^ Matthieu^ le péager, Mt, et Thomas et Jacques fils d'Alphée et Simon le Chananéen, Me Mt, appelé Zélote, Le, et Judas fils (frère) de Jacques, Le, et Judas Iscariote qui le trahit, »
Cette liste des apôtres ne devait pas être établie bien fermement puisqu'il y a variation entre les noms et l'ordre des noms. Dans Mt Le, André est nommé le second, dans Me, le quatrième; dans Me Le, Matthieu est nommé avant Thomas, dans Mt, après. Après Jacques, fils d'Alphée, sont nommés dans Me Mt, Thaddée, Simon le Chananéen; dans Le, Simon le Zélote, Judas, fils de Jacques. Or Thaddée est appelé Lébbée dans quelques manuscrits, et dans d'autres : Lébbée, appelé Thaddée.
Les variantes d'expressions sont peu nombreuses :
Me wpoaxaXeïTai — énéOifixev 5vo(ia — napéSwxev aOtov — iiro(ifi«v Mt icpo<ncaXe9à(Aevoc — 6 Xe^^iuvoç — ô wapoc8o(»ç Le 7rpo9e9(6vYiaev — ô xal (Î>v6(ia9ev — è^^veTO icpoSdTQc — èxXe^i-
javo;
Jésus et sa famille.
Me III, 20, 21.
Me seul raconte que Jésus étant dans une maison, la foule s'y assembla si nombreuse que Jésus et ses disciples ne pouvaient même pas prendre leur repas. Les parents de Jésus sortirent pour se saisir de lui, car ils disaient : Il est hors de lui.
Il est possible que Mt Le, tout en connaissant cet incident, n'aient pas jugé à propos de le relater, le trouvant probablement irrespectueux pour le Seigneur.
Accusation des pharisiens contre Jésus et réponse de celui-ci*
Me m, 22-30; Mt 32-34; xii, 22-32; Le xi, 14-23; xii, 10.
Nous assemblons sous un titre général des faits et des paroles, qui ont des points communs, mais qui ne sont pas placés dans le même cadre par les trois synoptiques. Il est probable que nous avons ici des faits de même nature, qui se sont reproduits plusieurs fois, et de même des paroles dont les ressemblances s'expliquent par l'identité du sujet et les différences par le fait qu'elles ont pu être prononcées à diverses reprises. La comparaison que nous établissons entre les textes est donc probablement artificielle. Pour rester autant que possible dans la réalité des faits, nous prenons Me pour guide, en le comparant à Mt Le dans les parties qu'ils ont en commun avec lui; puis nous comparons des paroles qui sont spéciales à Me Mt.
Nous avons deux récits de Mt où il est parlé de la guérison d'un démoniaque, guérison qui provoque l'accusation que lancent les pharisiens contre Jésus. Ces deux récits sont à comparer avec celui de Le, car ils ont des points communs, tout en étant divergents.
Mt xu, 22. « Alors lui fut amené un démoniaque, aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que l'aveugle et muet parlait et voyait. Et toute la foule fut stupéfaite et disait :
Celui-ci serait-il le fils de David?
Mt IX, 32. Et, comme ( les deux aveugles) s*en allaient, on lui amena un démoniaque muet et, le démon ayant été chassé, le muet parla. Et la foule, saisie d'admiration, disait : On n'a jamais rien vu de pa" reil en Israël.
Le XI, 14. Et il chassa un démon qui était muet, et il arriva que le démon étant sorti, le muet parla. Et les foules étaient dans Tadmiration. >•
Me met dans la bouche des scribes la même accusation contre Jésus, que lancent les pharisiens dans les deux textes de Mt, et la foule dans Le.
« Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem disent. Me :
Mol 6xi pEeX2;e6o{;X Ixet xaî 6xi èv tô dtpxovxi xôv 8ai(j.ovCa)v Mt IX êv T(p dcpxovTi tôv Sai(j.ovi(i}v
Me éx6iUet xà Saipiovia Mt éx6dXXei xà 6ai{j.dvia
Mt XII ouTo; oOx èx6àX>Ei xà 6ai(j.ovia el {i.yi èv x^ ^eeXCegoOX Le èv pesXi!e6o{^X x$ àpxovxi xtÔv 6ai{i.ovi(i)v
Mt àp/ovxt xc5y 8ai|j.ovC(i>v.
Le lx6àXXei xà 6ai(A(5via.
« Et, les ayant appelés à lui, Jésus leur disait en paraboles, Me, connaissant leurs pensées, il leur disait, Mt Le : Comment Satan peut-il chasser Satan? Me.
Me, Si un royaume est divisé contre luimême, ce royaume
Mt, Tout royaume divisé contre luimême est réduit en
Le, Tout royaume divisé contre luimême est réduit en
1. Me, qu'il a Beelzeboul et que c'est par ]e prince des démons qu'il chasse les démons.
Mt IX, c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.
Mt XII, Celui-ci ne chasse les démons que par Beelzeboul, le prince des démons.
Le, c'est par Beelzeboul, le prince des démons, qu'il chasse les démons.
ne peut pas subsister. Et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne pourra pas subsister.
Et si Satan s'élève contre lui-même, il est divisé et il ne peut subsister, mais il touche à sa fin.
désert, et toute ville et toute maison divisée contre ellemême ne subsistera pas.
Et si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même.
Comment donc son règne subsisterat-il?
désert, et une maison tombe sur une autre maison.
Or, si Satan est divisé contre luimême, comment son royaume subsisterat-il, puisque vous dites que c'est par Beelzeboul que je chasse les démons?
« Et si c'est par Beelzeboul que je chasse les démons, VOS fils par qui les chassent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est, Mt Le, par l'Esprit, Mt, le doigt, Me, de Dieu que moi, Mt, je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu à vous, Mt Le. »
Les trois synoptiques insèrent ici une pensée qui ne paraît pas se rattacher à ce qui- précède. Me Mt vont ensemble avec quelques légères différences, tandis que Le diverge.
« Personne ne peut entrer, Me, comment quelqu'un peut-il entrer, Mt, dans la maison de l'homme fort et piller son bien, s'il n'a auparavant lié l'homme fort, et alors il pillera sa maison. Me Mt. Quand l'homme fort, bien armé, garde sa maison, ses biens sont en sûreté. Mais quand un plus fort que lui étant survenu, l'a vaincu, il lui enlève son armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles. Le. »
A la suite Mt Le insèrent une pensée qui n'a qu'un lien peu apparent avec ce qui précède.
« Celui qui n'est pas avec moi est contre moi et celui qui n'assemble pas avec moi disperse. »
Le donne ici seulement la fin du discours de Jésus,
tandis que Mr le donne en entier (Voir p. 271). Une partie du discours est reproduite d'ailleurs par les trois synoptiques ; Me et Mt suivent le même ordre et reproduisent les mêmes termes. Mt répète une sentence analogue à celle de Le dans ce même passage.
Me, « En vérité, je vous disque tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et tous les blasphèmes qu'ils auront pu proférer, mais celui qui aura blasphémé contre l'fisprit-Saint n'obtiendra jamais le pardon, mais il est coupable d'un péché éternel.
Mt, C'est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème seront pardonnés aux hommes, mais le blasphème contre ^Espri^Saint ne sera point pardonné aux hommes.
Et si quelqu'un dit une parole contre le Fils de rhomme, il lui sera pardonné; mais si quelqu'un parle contre l'Esprit-Saint, il ne lui sera point pardonné ni dans ce siècle, ni dans celui qui est à venir.
Le,
Et quiconque dira une parole contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné, mais à celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, il ne lui sera point pardonné. »
Mt a donc mélangé les deux sentences, que nous trouvons séparées dans Me Le, à moins qu'il n'ait réuni deux aspects divergents de la même pensée. Me rattache ces sentences aux accusations contre Jésus, qu'il avait mentionnées plus haut, et il ajoute : « C'est qu'ils disaient : Il a un esprit impur. »
Mt Le reproduisent ensuite les discours du Seigneur que nous rapporterons plus tard. Il n'y a pas lieu de relever ici les divergences d'expressions, car dans les parties communes elles sont insignifiantes; dans les parties divergentes elles ne sont pas comparables.
La famille de Jésus.
Me m, 31-35; Mt xii, 46-50; Le mu, 19-21.
Me et Mt placent cet incident à la suite du précédent; Le beaucoup plus loin.
« Comme Jésus parlait encore aux foules, Mt, vinrent, Me Le, vers lui, Le, sa mère et ses frères.
Me ^ xal Uitù ono^^o^e; àicéaTeiXav icpà; aùxèv xoXoûvxec oOtov. Mt lSo{) et<rrTJxet9av Htù J^yitovvteç aùtcp Xa).ij9at.
Le 0^ ^$ûvoevro ouvTv^eîv aôxû 8tà Tàv ôxXov.
« Et une foule était assise au prèsde lui. Me, et on lui dit : Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs, Me,
Me^ Htû CviTOuaiv ae.
Le éariQxaatv iÇo» !d^v oc OeXovTCç.
« Et répondant, il leur dit : Qui est ma mère et qui sont mes frères? Me Mt. Et regardant tout autour ceux qui étaient assis en cercle autour de lui. Me, étendant la main sur ses disciples, Mt, il dit : Voici ma mère et mes frères, Me Mt. Quiconque fera la volonté Me Mt, de Dieu, Me, de mon père qui est dans les cieux, Mt, celui-là est mon frère et ma sœur et ma mère, Mt Me. »
Dans Le, la réponse de Jésus est Un peu différente : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Dans cette péricope Le marche à part ; il résume les
1. Me, Et se tenant 1 Mt, Voilà qu'ils se | Le, Ils ne pouvaient dehors, ils envoyèrent 1 tenaient dehors, cher- l*aborder à cause de la vers lui pour rappeler, i chant à lui parler. I foule.
3. Mo, qui sont de- 1 Mt, se tiennent de- 1 Le, se tiennent dehors te cherchent. | hors cherchant à te | hors désirant te voir, parler.
faits; Me Mt n'ont entre eux que de légères différences d'expressions :
Me yiyei — ô; — oSxoç Mt eîtCÊv — ô^tç — aûxoç
Les Paraboles du royaume.
Parabole du Semeur.
Me IV, 1-9; Mt xiii, 1-9; Le vin, 4-8.
Me et Mt ont placé cette parabole après le i:écit précédent; Le Fa placée avant. Me et Mt représentent la scène à peu près de la même façon.
« Ce jour-là, Jésus, étant sorti de la maison, s'assit, Mt, et de nouveau il se mit à enseigner, Me, auprès de la mer. Me Mt ; une grande foule, et des gens venant de chaque ville vers lui. Le, se rassemblèrent auprès de lui, de sorte qu'étant monté dans la barque, il s'y assit. Me Mt, en mer, Me, et toute la foule. Me Mt, était près de la mer. Me, se tenait sur le rivage, Mt, et il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles^ et leur disait, Me Mt, dans son enseignement : Écoutez, Me : Voici que le semeur est sorti pour semer sa semence. Le, et il arriva. Me, comme il semait, qu'une partie tomba le long du chemin et les oiseaux du ciel. Le, vinrent et la mangèrent; une autre tomba sur un endroit pierreux y où il n'y avait pas beaucoup de terre, et aussitôt elle leva parce qu'elle n'avait pas une profondeur de terre; et quand le soleil se fut levé, elle fut brûlée, et parce qu'elle n'avait pas de racine elle sécha. Me Mt ; et ayant poussé, elle sécha, parce qu'elle n'avait point d'humidité, Le. Une autre tomba au milieu. Le, des épines et les épines montèrent^ et ayant poussé, Le, \ étouffèrent^ et elle ne donna pas de fruit. Me. Et une autre tomba dans de la bonne terrCy
Me, et elle donnait du fruit, qui montait et qui croissait, et cela rapportait jusqu'à trente, jusqu'à soixante et jusqu'à cent.
Mt, et donna du fruit ; un grain, cent; un autre, soixante et un autre, trente.
Le, et, ayant poussé , elle produisit du fruit au centuple.
« Et disant ces choses, il s'écria, Le, il dit, Me : Que celui qui a des oreilles pour entendre, Me, entende, »
Les paroles du Seigneur sont presque littéralement les mêmes dans les trois synoptiques. Me a ajouté quelques détails explicatifs, qui paraissent oiseux. Me etMT vont ensemble avec quelques divergences d'expressions.
Me Itcî to TcexpôSe; — xal 5xe àviteiXev ô f^Xto;. Mt èm xà TcerpcoSyi — -yiXCou 8è àvatetXavToc
11 y a aussi des divergences entre les trois synoptiques.
Me xal èôiSaffKev aûxoùç iv noipaSoXaïç 7io>X.à — xal àXXo — xaXiQV Mt xal èXàXijaev aÛTOÏç év iioipa6oXaïc TCoXXdc — » àXXa Se — xaXiQv
Le slicev
Stà TcapaSoXiic
— xal Etepov — àyaOïiv
But des paraboles.
Me IV, 10-12; Mt xin, 10-17; Le viii, 9, lOj; x, 23, 24,
« Et lorsque Jésus fut seul, ceux qui étaient autour de lui avec les douze, Me, ses disciples, Mt Le, s'approchant, Mt, l'interrogeaient sur les paraboles, Me, lui demandaient ce que signifiaient les paraboles. Le, lui dirent : pourquoi leur parler en paraboles? Mt. Et répondant, Mt, il leur dit : A vous a été donné de connaître, Mt Le, le royaume de Dieu, Me Le, des cieux, Mt; mais à eux, cela ne leur a pas été donné, Mt; mais à ceux du dehors. Me, aux autres, Le, tout
arrive, Me, il leur en est parlé. Le, sous forme de paraboles. Me Le. »
Et ici, Mt ajoute une sentence du Seigneur, qui complète bien la pensée : « Il sera donné à celui qui a », sentence que nous retrouverons dans Me IV, 25,. La fin de la réponse du Seigneur est pour le sens la même chez Me Le, mais différente chez Mt.
Mc^ tva pXéicovTSÇ ^Xéiccootv xal (j.7i tÔco^iv, xal âxouovrec Le tva pXéicovTE^ ^ pXércaxrtv xal àxouovxec
Mt oTt pXéffovTsç oO pxéicouotv xal âxouovrec
Me &xoua)9tv xal {at) ovvttÔo-iv. Le |i>ï cvvtôaiv.
Mt oOx àxo'jouatv o05è awtoOatv.
Et Mt cite en entier la prophétie d'Isaïe : « Vous entendrez de vos oreilles et vous ne comprendrez pas... Ils ont fermé les yeux, de peur qu'ils ne voient des yeux, qu'ils ne comprennent avec leur cœur, qu'ils ne se convertissent et que je les guérisse. » Me ajoute seulement : « De peur qu'ils ne se convertissent et qu'il ne leur soit pardonné. »
Mt complète cet enseignement en ajoutant des sentences que Le a placées dans un autre contexte, X, 23, 24. « Mais, pour vous, heureux sont vos yeux, parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent, Mt ; Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez, Le. Car, en vérité, Mt, je cous dis que beaucoup de prophètes et de justes, Mt, de rois. Le, ont désiré çoir ce que cous çoyez et ne Vont pas çu, et entendre ce que cous avez entendu et ne Vont pas en-tendu.
1. Me, Afln qu'en regardant ils regardent et ne voient point; et qu'en entendant, ils entendent et ne comprennent point.
Le, Afin qu'en voyant ils ne voient pas et qu'en entendant ils n'entendent pas.
Mt, Parce qu'en regardant ils ne voient pas et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent.
Me Le vont ensemble dans cette péricope; Mt paraît avoir eu sous les yeux un texte où le discours était plus complet et mieux ordonné.
Explication de la parabole du Semeur.
Me IV, 13-20; Mt xni, 18-23; Le viii, 11-15.
Le début de l'explication de la parabole est différent chez chacun des synoptiques. A remarquer que, dans Me Le, il est question de plusieurs personnes qui ont reçu la semence, et dans Mt d'une seule.
« Et Jésus leur dit : Vous ne comprenez pas cette parabole! Et comment connaîtrez-vous toutes les paraboles? Me. Vous donc, écoutez la parabole du semeur, Mt; voici ce que signifie la parabole, Le.
Mer, « Le semeur sème la parole. Or, ceux qui sont le long du chemin, où la parole est semée, sont ceux à qui, lorsqu'ils entendent, Satan vient aussitôt et enlève la parole, qui est semée en eux.
Mt, Pour quiconque entendant la parole du royaume et ne la comprenant point, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur.
Cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.
Le , La semence c'est la parole de Dieu. Et ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui écoutent; ensuite le diable vient et enlève la parole, de peur qu'ils ne croient et qu'ils ne soient sauvés.
Et de même sont ceux qui ont reçu la semence dans des endroits rocailleux, Me, Mt., et ceux qui sont sur le roc, Le, sont ceux qui
Mc^ ot Sxav àxouffwffiv tov Xoyov €uôl>ç [xerà yctpct^ Xafxôa-
voudiv auTOv.
Mt 6 TOV Xoyov âxoua)v xat eùObç tACTJc ^rapSç Xa(x6av(ov aÙTOv Le oî ^Tav àxouffwdiv fxexà x«P"Ç BiyoMxoLi tov Xoyov
i. Me, Qui, lorsqu'ils ont entendu la parole, la reçoivent aussitôt avec joie.
Mt, Qui, ayant entendu la parole et la recevant aussitôt avec joie.
Le, Qui, lorsqu'ils ont entendu reçoivent la parole avec joie.
et ceux-ci, Le, n'ont pas de racines en eux-mêmes. Me Mt, et ils ne sont que pour un temps, Me Mt, ils ne croient que pour un temps, et au temps de la tentation, ils se retirent, Le; la tribulation et la persécution survenant ensuite à cause de la parole, elle est aussitôt pour eux une occasion de chute. Me Mt, Et les autres. Me, qui sont semés parmi. Me Mt, ce qui tombe sur, Luc, des épines sont ceux qui écoutent la parole. Me Mt
Me ^ xal al pLépt|i.vai tov alûvoc xal i^ àicàtij xov tiXo^^tou xai al icept
Mt xal \ (j.épi(iva xov alûvoç xal ^ àicàry) tov tcXoutou
Le xai Oicà {AépitAvûv toû tcXoûtou xai :^vwv
Me xà ).otità 2ict0u(j.îat eloicopeu^ftevai avvTCviYOuaiv xèv Xdyov
Mt ffWicvÎYei xov Xoyov
Le xou p;ou TTopeuojJLCvot avvitviYOVxai.
et elle ne porte pas de fruit. Me Mt, et ils ne mènent pas leur fruit à maturité. Le.
« Et ceux. Me, qui sont semés. Me Mt, ce qui est semé. Le, sur la bonne terrCy ce sont ceux qui ayant entendu la parole dans un cœur honnête et bon, Le, la reçoivent et portent du fruit dans la patience, Le, l'un cent, l'autre soixante, l'autre trente, Mt, à raison de trente, de soixante et de cent. Me. »
Cette péricope présente des caractères très spéciaux. Pour le fond l'explication de la parabole est la même chez les trois synoptiques; mais, pour les expressions et les tournures de phrases, il y a de nombreuses divergences. Me Mt vont ensemble avec cette différence que Me emploie le pluriel et Mt le singulier; il y a
1. Me, Et les soucis du siècle et la séduction des richesses et les convoitises des autres choses les envahissant étouffent la parole.
Mt, Mais le souci du siècle et la séduction de la richesse étouffent la parole.
Le, Et s'en allant sont étouffés par les richesses et par les plaisirs de la vie.
aussi beaucoup de rapports entre Me Le et un seulement entre Mt Le. Au commencement, Me Le vont ensemble, puis divergent vers la fin.
Voici quelques différences d'expressions :
Me ffatava; — xal aîpei — ot 6è èul ta JceTpcdSri — ffxavSaXtlJovTa Mt TTOvTjpô; — xal àpTcàÇEi — ô Si .èTii Ta irexpwSri — axavôaXîCctai Le SiàêoXo; — xal aïpet — ol ôè in\ tt^jv uétpav — àçifftavTai
Me T^v YTJv TTiv xaXrjv Mt r^v xo(^9)v -piv Le év T^ xaX^ -j-^
Le a seul l'expression très classique : Iv x«p8ia xaX^ xal (ÎY»^? » ^^ wTcofxovyj employé deux fois par Le l'est très souvent par saint Paul, seize -fois.
Il est difficile de croire que les trois synoptiques ont eu sous les yeux une source unique ; il est probable que cette explication a été souvent donnée, ce qui a amené les nombreuses différences qu'on relève dans ce discours du Seigneur. Le a eu une source différente ou, s'il a eu la même, il l'a profondément modifiée.
Parabole de la lampe.
Me IV, 21-25; Mt v, 15; x, 26; xi, 15; Le vm, 16, 17; xi, 33; xii, 2; XIV, 35.
Me Le placent les brèves sentences ci-dessous après l'explication précédente; Mt avait inséré la première dans le discours sur la montagne, V, 15, et les deux autres dans un autre cadre. Au reste, l'accord est ici assez faible entre les synoptiques. Le se rapproche davantage de Me, surtout pour la seconde sentence. La présentation de la première sentence est divergente chez les trois.
Me, « Apporte-t-on une lampe afin de la placer sous le boisseau ou sous le lit et non afin de la placer sur le chandelier ?
Mt, On n'allume pas non plus une lampe et on ne la place pas sous le boisseau, mais sur le chandelier et elle luit pour tous ceux qui sont dans la maison.
Le, Et personne après avoir allumé une lampe ne la couvre d'un vase , ni ne la place sous un lit, mais il la place sur un chandelier, afin que tous ceux qui entrent voient la lumière. »
Pour la seconde sentence Me Le sont presque identiques pour les mots, mais non pour la tournure de la phrase.
« Car il n'est rien de cachée
Mc^ èàv (i.T?j tva qpavepwô^ où^è èylveto àitoxpuçov
Le ô où qpavepàv ^evifioeTai oOSà aicoxpuçov 5 où (ii^ yvfaxrO^
Me àXX' ïva èXOig el; çavepov.
Le xat elç çavepov ëXôr,. »
La sentence de Mt se rapproche d'une sentence de Le, rapportée dans un autre discours du Seigneur, donné aussi par Mt, Le XII, 2 = Mt X, 26.
Pour la troisième sentence il y a mélange des trois synoptiques :
Me 2 eï Tt; 1%ZK ûixa àxoueiv àxoueTw. Mt ô hftjyi wTtt àxouéta).
Le ô ë^tov (dTa axouetv âxov^Étco.
1. Me, Si ce n'est pour être manifesté, et rien n'a été caché qu'afiD de venir en évidence.
Le, Qui ne doive être manifesté, ni rien de caché qui ne doive être connu et venir en évidence.
' 2. Me, Si quelqu'un 1 Mt, Que celui qui a i • Le, Que celui qui a a des oreilles pour en- des oreilles, entende, des oreilles pour entendre, qu'il entende. I ' tendre, qu'il entende.
Conseils de prudence.
Me IV, '^4, 25; Mt vu, 2; -xiii, 12; Le viii, 18; vi, 38.
Ces sentences n'ont entre elles qu'un rapport assez faible et les trois synoptiques ne les ont pas placées dans le même cadre, excepté Me Le pour la première et la troisième. Pour la première, inconnue à Mt, Me dit : Prenez garde à ce que vous entendez, et Le, comment vous entendez. Pour la deuxième, les termes sont identiques, sauf que Le a ivxifxtTpTïôiîdetai au lieu de fxeTpr,ÔT^<T6Tai de Me, lequel ajoute xaX irpo^reÔT^ceTai. Pour la troisième les paroles du Seigneur sont identiques de termes avec de légères variantes :
Me 1 Sç fàp Ix^i, 6o6^5£Tai cwT^i Le ôç àv Yfltp Ix^y SoOTQffrtai tùx(^ Mt ô^ic yàp E^ei, So^^cexai aOtq) xai icept9(reuOr|(rcTa(.
Le explique la suite de celte sentence un peu énigmatique en employant une tournure de phrase plus idiomatique. « A celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé , » Me Mt. « Quiconque n'a pas, même ce qu'il croit avoir lui sera enlevé, » Le. Mt XXV, 29 et Le XIX, 26 ont répété cette dernière sentence en termes presque identiques, mais dans un cadre différent.
Parabole de la semence.
Me IV, 26-29.
Le royaume de Dieu est semblable à la semence qui, jetée en terre, croît d'elle-même et devient herbe, épi, blé, lequel est ensuite moissonné. Cette parabole, que