‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 24 sur 99 · Me, Et aussitôt la source de son saog fut séchée · texte numérisé non relu

Me, Et aussitôt la source de son saog fut séchée

Le, Et à l'instant sa perte de sang s'arrêta.

ternant, Me Le, déclara devant tout le peuple la cause pour laquelle elle l'avait touché, Le, lui dit toute la vérité. Me. »

Mt nous donne aussi la réponse de Jésus.

« Jésus s'étant retourné et la voyant, Mt, lui dit : Prends courage, Mt, ma fîlley ta foi t'a sauvéCy va en paix, Me Le, et sois guérie de ton infirmité. Me; et depuis cette heure la femme fut sauvée, Mt. »

Me et Le seuls ajoutent encore ici quelques détails.

« Comme il parlait encore, quelqu'un vint de chez le chef de la synagogue disant : Ta fille est morte. Me Le, pourquoi fatigues-tu encore. Me, ne fatigue pas davantage. Le, le Maître, Me Le. Et Jésus, sans faire attention à ce qu'on disait. Me, ayant entendu cela, lui répondit, Le, dit au chef de la synagogue, Me : Ne crains pas, crois seulement. Me Le, elle sera sauvée, Le. »

Ici Me dit que Jésus ne permit à personne de l'accompagner, sinon à Pierre, Jacques et Jean, tandis que Le dit que l'interdiction n'eut lieu qu'à l'entrée de la maison et il ajoute que Jésus admit aussi le père et la mère de l'enfant, admission que Me signale à propos de l'entrée dans le lieu où était l'enfant.

Mt se joint ici de nouveau au récit, qui est le même chez les trois synoptiques, mais raconté en termes différents.

Me ^ xal sp^ovTttt elç tov ocxov tou àpxKTtvaywYoy >tal Oscopet Ôopuêov Mt xal IXÔùii ô 'Irjffou; eîç t9|v oixfav xoù dépxovTo; xaî i5à)V toO;

aOXifjTàç Me xai xXatovxaç xal àXaXdtÇovraç TroXXot. Le SxXatov hï wo^vreç xai èxoTCXovTo aÙTTQV. Mt xai Tèv ÔxXov 6opv6ou(ievov.

1. Me, Et ils viennent dans la maison du chef de la synagogue et il

Le, I Mt, Et Jésus étant

arrivé à la maison du

I clief et voyant les

« Et entrant, Me, Jésus leur dit : Pourquoi faites- vous du bruit et pleurez-vous? Me, ne pleurez point, Le; Retirez -vous, car, Mt, V enfant n'est pas morte^ mais elle dort, et ils se moquaient de luiy sachant qu'elle était morte. Le. Mais lorsque la foule eut été mise dehors, Mt, Jésus, les ayant mis tous dehors, prend avec lui le père de l'enfant, la tnère et ceux qui étaient avec lui, et il entre où était l'enfant. Me. Et saisissant la main de l'enfant. Me, parlant à voix haute. Le, il lui dit : TaXiôi xoujA, ce qui signifie : Enfant, je te le dis. Me, lève-toi. Me Le. Et son esprit revint. Le; et aussitôt ^ l'enfant se leça, et se mit à marcher, car elle était âgée de douze ans. Me ; et Jésus ordonna qu'on lui donnât à manger, Le. Et ils, Me, ses parents. Le, furent stupéfaits. Me Le, d'une grande stupéfaction, Me, et il leur commanda. Me J^c, fortement que personne ne le sût, Me, de ne dire à personne ce qui était arrivé. Le; et il dit de lui donner à manger, Me, et le bruit s'en répandit dans toute la contrée, Mt. »

Dans ce long récit Mt est beaucoup plus court que Me Le; il ne donne que, les faits essentiels. Le plus complet des trois synoptiques est Me, qui entre dans de nombreux détails, qu'il a dû connaître par une tradition spéciale, probablement la prédication de saint Pierre. Le en a ajouté aussi quelques-uns. Il y a de nombreuses variantes d'expressions : voici celles que nous n'avons pas encore relevées.

Me ôx^oç iroXù; — lÔeîv — eOôù; àvéonri — oZ(S(i èv f uaei QLi}Uixoi Le ol ô^Xoi — !8ouffa — àvéffXY) Tcapaxp^t^a — oîaa Iv pujEi a?(iaTo; Mt ol (AttOriTal aOTou — I8ci)v — "Jy^P^^ — aljioppoOaa

voit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grands

Tous pleuraient et se lamentaient sur eUe.

joueurs de flûte et la foule qui faisait du bruit.

Me xàv — Ipx^^'^A^ — icatôiov Mt (aovov — èXôo^v — xopàdiov

Me Sa>Ô£xa eTTj — ti; jjlov ^i'^olto xwv îjxaTitov — ot (laÔTixai aÙTOv Le àità Ixôv ôwôgxa — Ttç ô a^^sfievo; piou — ol aùv aOiô

Me npofféiceaev — ûitaye — àiiô — àwéôavev Xé^ei Le itpooireaoOaa — itopeûou — iiapà — TéOvTjxEV aTrexpCOY)

Me ôieore^XaTo — itr/âztaz ïyti — ffvveÔXiêov — xai àirijXôsv

Le îrapi^YyetXev — àiteOvTQdxev — (tvvetiviyov — Iv Sk xtj) (rnaYeiv

Me 5aicotvi^(jaaa xà nap' iaux^; icivxa Le Tipoç àvaXctfffoaa oXov xàv ^tov

En face de pareilles divergences ne doit-on pas supposer que la tradition orale ou le texte ont subi plusieurs remaniements successifs qui éloignaient las récits, souvent répétés, toujours davantage les uns des autres?

Jésus à Nazareth.

Me VI, 1-6"; Mt xiii, 53^; Le iv, 16-30?

Cette visite de Jésus à Nazareth a été placée par Le au commencement du ministère de Jésus en Galilée. Devons-nous l'identifier avec celle que relatent Me Mt? Nous ne savons. En tout cas, il y a lieu de la traiter parmi les parties spéciales à Le, car elle a peu de points de contact avec les autres synoptiques. Me et Mt n'ont pas placé non plus cette péricope dans le même ordre de récits ; Mt l'a insérée après les para boles du royaume de Dieu.

« Et lorsque Jésus eut achevé ces paraboles, Mt, il partit de là, et il nnt dans sa patrie. Et ses disciples l'accompagnèrent, et le sabbat étant venu, il se mit à enseigner. Me, il les enseigna, Mt, dans la synagogue^ de sorte qu'il les étonnait, Mt, et beaucoup en l'entendant, s'étonnaient, IVJe, et disaient :

Mt, D'où viennent à celui-ci cette sagesse et les miracles?

Me, « D'où viennent à celui-ci ces choses et quelle est la sagesse qui a été donnée à celuici, et que de tels miracles arrivent par ses mains?

« Celui-ci rCest'ïl pas le charpentier, Me, le fils du charpentier, Mt, le fils de Marie, Me, sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, Mt, le frère de, Me, Jacques^ et ses frères, Joseph, Mt, José, Me, Simorij Jude^ et ses sœurs ne sont-elles pasiouies^MT^ici^ Me ^ parmi nous. ^ D'où lui viennent donc toutes ces choses? Mt. Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Et Jésus leur disait : Un prophète n'est pa^ sans honneur^ si ce n'est dans sa patrie et parmi ses parents. Me, et dans sa maison. Et il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'ayant imposé les mains à peu de malades il les guérit. Me. Et il ne fit pas là beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité, Mt; et il s'étonnait de leur incrédulité. Me. »

Me et Mt vont presque ensemble, si ce n'est que Me ajoute quelques détails de peu d'importance. Les différences d'expressions sont assez caractéristiques :

Me èÇ»iX6ev — sp^^exai — èÇeicXi^ŒovTO — èv t^ TcaxpiSt éauxoû Mt pLetîjpev — éX6â>v — èxwXiaaffeiTÔai — èv t^ I8iqi iraxptôi

Voici les points où le récit de Le s'accorde avec celui de Me Mt.

Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra, suivant sa coutume, dans la synagogue, le jour du sabbat. Les auditeurs étaient étonnés dé ses paroles et ils disaient : Celui-ci n'est-il pas le fils de Joseph? Et Jésus leur disait : En vérité, je vous le dis : Aucun prophète n'est accepté dans sa patrie.

Cependant le récit de Le ne vient pas de la même source que celui de Me Mt, car les idées analogues sont exprimées en termes différents.

Mission des Douze.

Me VI, 6»'.I3 ; Mt ix, 35 ; x, 1 , 5-42 ; Le ix, 1-6 ; vi, 40 ; xn, 2-9 ; 1 1 , 12.

Cette mission des disciples et le discours du Seigneur à ce sujet ont été placés dans un cadre différent par les trois synoptiques. Me rappelle le fait et quelques-unes des paroles de Jésus. Mt retrace un tableau complet; il répète les paroles de Jésus, IX, 37, qui sont la raison d'être de la mission des apôtres, donne ici les noms de ceux-ci et rapporte les instructions du Seigneur aux apôtres, tandis que Le a partagé ces instructions entre la mission des apôtres et celle des soixante-dix disciples, qu'il est seul à connaître. Nous relevons ici seulement les passages parallèles à Me, renvoyant à la section où est analysée la tradition commune à Mt Le, l'analyse de ce discours, V. p. 225.

« Or, Jésus, Mt, parcourait toutes, Mt, les villes, Mt Le, et les nllages d'alentour. Me, en enseignant. Et il appela à lui ses douze disciples, Mt. Et il se mit à les envoyer deux à deux, Me, et leur donna puissance et, Le, autorité sur tous les démons. Le, sur les esprits impurs. Me Mt, pour les chasser, Mt, et guérir les malades, Le, toute maladie et toute langueur, Mt. Ce sont ces douze, Mt, que Jésus envoya, Mt Le, et il leur ordonna^ disant, Mt.

Me, « qu'ils ne prennent rien pour le chemin, si ce n'est un bâton; ni pain, ïù sac, ni monnaie dans la ceinture, maisd'être chaussés de sandales et de ne pas revêtir deux tuniques.

Le, Ne prenez rien pour le chemin, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent et n'ayez point chacun deux tuniques.

Mt, Ne possédez ni or, ni argent, ni cuivre dans vos ceintures, ni sac pour le chemin, ni deux tuniques, ni chaussures, ni bâton, car l'ouvrier mérite sa nourriture.

« Et il leur dit, Me.

Me * ÔTioy sàv elfféXOijTf eîç olxîav Le eî; TÎv 6* àv olxtav eloéXÔrixe Mt et; T^v V àv woXiv ^ x«(iiriv fldéXOiQTe

« Informez -VOUS qui y est digne, Mt, et demeurez lày jusqu'à ce que vous partiez de là. Me Mt, et de là vous partirez, Le.

Me ^ %aX 8; àv toico; (Ji9j dé^Tai v(&àç (i.if)8s àxovffCiXTtv upuSv

Le xai ooot (ji9) Séx^*^^^ ^C^

Mt xat 8; \l^ 8é^,Tat Ctiâç (iY)8è àxoi3(rig toù; Xdyou; Ojiûv

étant sortis de là. Me, hors de la maison, Mt, ou de cette ville, Mt Le, secouez la poussière qui est sous, Me, de, Mt Le, ços pieds, en témoignage. Me Le, pour, Me, contre. Le, eux. Me Le. Et il arriva quand Jésus eut fini de donner ses ordres à ses douze disciples qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes, Mt. Étant partis. Me Le, ils prêchèrent qu'on se repentît. Me ; ils allaient de bourg en bourg prêchant l'Évangile, Le, et ils chassaient de nombreux démons et ils oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient. Me. »

Dans cette péricope les évangélistes, bien que racontant le même fait, sont rarement d'accord pour les expressions.

Me 7tgpiï5Yev — 9cpoaxoi)4tTai — èôiSou — èxnopeudtavoi Le SieTtopeûexo — ovvxaXeaàpievoc — ISwxcv — è^ipXQ^t>/Oi Mt wcpiîîYev — fcp69xaXeadc(Uvoc — ISontev — ê^epxcH>evot

. d . Me Partout où vous serez entrés dans une maison.

2. Me, Et en tout lieu où Ton ne vous recevra pas et où ron ne vous écoutera pas.

Le, En quelque maison que vous entriez,

Le, Et quant à ceux qui ne vous recevront point.

Mt , Dans quelque ville ou village où vous entriez.

Me, Et quiconque ne vous recevra pas et n'écoutera pas vos paroles.

ANALYSE DBS TROIS ÉVANGILBS SYNOPTIQUES. 93

Me ûirexàxea — x^^^ Le âico — xovCoprov

Mt èx — XOVtOpTOV

A remarquer qu'ici, contre Tordinaire, Mt et Le s'accordent.

Jugement d'Hérode sur Jésus.

Me VI, 14-16; Le ix, 7-9; Mt xiv, 1, 2.

Me Le suivent ici le même ordre ; Mt place ce récit après le voyage de Jésus à Nazareth.

« En ce temps-là, Mt, le roi, Me, tétrarque, Mt Le, Hérode entendit parler de la renommée de Jésus, Mt, de tout ce qui s'était passé. Le, car le nom de Jésus était devenu célèbre. Me, et il était perplexe à Cause de ce que disaient quelques-uns, Le ; et il dit à ses serviteurs, Mt : Celui-ci est Jean, le baptiste. Me Le, qui est ressuscité des morts; c'est pour cela que des puissances agissent en lui, Me Mt. »

Me Le seuls racontent la suite :

« Mais d'autres disaient : c'est Élie, Me, Elie est apparu. Le. D'autres disaient :

Me, « C'est un prophète comme l'un des prophètes.

Le, Quelqu'un des anciens prophètes est ressuscité.

« Hérode ayant entendu cela, Me, dit :

Mo, • Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui qui est ressuscité.

Le, J'ai fait décapiter Jean.

Quel est donc celui au sujet duquel j'entends ces choses? Et il cherchait à le voir. »

Dans ce récit les faits sont à peu près identiques, mais les expressions et les formules sont différentes. Deux fois même, l'idée est changée, en ce sens que les paroles rapportées par les évangiles ne sont pas les mêmes.

Décapitation de Jean-Baptiste.

>Ic VI, 17-29; Mt xiv, 3-12; Le m, 19-20.

Me Mt rapportent la mort de Jean à la suite de ces paroles d'Hérode ; Le l'avait racontée brièvement après la prédication de Jean-Baptiste.

« Car Hérodcy le tétrarque, Le,, ayant envoyé, Me, prendre Jean, il le fît lier. Me Mt, et mettre, Mt, en prison. Me Mt. Il avait été réprimandé par lui. Le, à cause d'Hérodiade la femme de Philippe, Me Mt, son frère, parce qu'il l'avait épousée. Me, et à cause de toutes les choses mauvaises qu'avait faites Hérode. Et il ajouta cela à tous ses crimes de faire jeter Jean en prison. Le. »

Seuls, Me Mt racontent la décapitation de Jean; Me entre dans beaucoup de détails, Mt est plus sobre et son récit, tout aussi complet, est plus artistique.

« Car Jean disait à Hérode : il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. Me, de l'avoir, Mt.

Me, « Or Hérodiade s'acharnait après lui et voulait le faire mettre à mort, mais elle ne le pouvait, car Hérode craignait Jean, sachant qu'il était un homme juste et saint.

Mt, Hérode, voulant le faire mourir, craignait la foule, parce qu'on le tenait pour un prophète.

« Il le gardait et faisait beaucoup de choses après l'avoir entendu, et il l'écoutait volontiers. Or, un jour favorable étant venu, lorsque Hérode, Me, pour l'annif^ersaire de sa naissance , donna un festin à ses grands, aux chiliarques et aux premiers de la Galilée, Me, la fille d'Hérodiade étant entrée. Me, et ayant dansé au milieu de l'assemblée, Mt, plut à Hérode et à ses convives ; le roi dit à la jeune fille : Demandemoi ce que tu voudras et je te le donnerai, et il lui dit,

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Me, de sorte qu'il promit, Mt, ai^ec serment qu'il lui donnerait ce quelle demanderait jusqu'à la moitié de son royaume. Celle-ci étant sortie, dit à sa mère : Que demanderaî-je? Celle-ci lui dit : La tête de Jean le baptiste. Et étant rentrée aussitôt avec empressement vers le roi, elle fit sa demande disant : Je veux que tu me donnes à l'instant. Me; poussée par sa mère : donne-moi, dit-elle, Mt, sur un plat la tête de Jean le baptiste. Et le roi fut attristé, Mt, devint fort triste, Me, mais à cause de son serment et des conn^es, il ne voulut pas la repousser, Me ; il commanda qu'on la lui donnât, Mt. Et aussitôt le roi. Me, ayant envoyé un garde, ordonna d'apporter la tête de Jean, Me, décapiter Jean dans la prison, Mt. Le garde s'en étant allé décapita Jean dans la prison, Me, et il ap" porta la tête sur un plat et la donna à la jeune fille. Et la jeune fille. Me, la donna, Me, porta, Mt, à sa mère. Et les disciples de Jean l'ayant appris, Me, vinrent et emportèrent le corps et l'ensevelirent dans un tombeau, Me, et, étant venus, ils l'annoncèrent à Jésus, Mt. »

Les passages parallèles entre Me Mt sont assez peu nombreux et rarement les expressions ou les formules sont identiques. Les récits paraissent indépendants.

Retour des disciples.

Me VI, 30-32; Le ix, 10; Mt xiv, 13'.

Me rapporte ensuite le retour des apôtres, dont il avait mentionné l'envoi ; la décapitation de Jean a été racontée en cet endroit par lui et par Mt à cause des paroles d'Hérode sur Jésus. Mt paraît attribuer la conduite de Jésus et sa retraite à ce qui lui est rapporté sur la mort de Jean; Le s'accorde avec Me, sauf qu'il n'a pas raco»té ici la mort de Jean-Baptiste.

« Or, les apôtres étant revenus, Le, se rassemblèrent auprès de Jésus et lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait, Me Le, et ce qu'ils avaient enseigné. Et il leur dit : Venez, vous-mêmes, à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. Car les allants et les venants étaient nombreux et ils n'avaient pas même le temps de manger, Me. »

Les trois synoptiques présentent la suite des faits de la façon suivante :

Me, Et ils s'en allèrent sur la barque dans un lieu désert à l'écart.

Mt, Mais Jésus, l'ayant appris, se retira de là sur une barque, en un lieu désert à l'écart.

Le, Et les prenant avec lui, il se retira à l'écart dans une ville appelée Bethsaïda.

Ici, Me Mt s'accordent et conduisent Jésus en un lieu désert, tandis que Le l'amène à Bethsaïda, probablement aux environs de Bethsaïda. Le texte présente ici des variantes.

Me à.'ïZTi'i'^iCkzM — ffuvaYOvxat — àiryjXôov Le ôtYiYTQffavTo — yiTO<rTpi4'*VT6; — uTcs^cipYio-ev Mt àTrrJYYeiXev — èXÔovxeç — àvsxwpyiaEv

Multiplication des pains.

Me VI, 33-44; Mt xiv, 13''-21; Le ix, 10-17.

Me Le placent cette multiplication des pains après le retour des disciples ; Mt l'a insérée après la mort de Jean-Baptiste.

« Et beaucoup de gens les virent sortir et devinèrent où ils allaient. Me; et les foules, l'ayant su, le suivaient, Mt Le; et ils accoururent de là. Me, à pied, Me Mt, de toutes. Me, les villes, Me Mt; et ils les devancèrent. Me. Et étant sorti il vit une grande foule et fut ému de compassion envers eux. Me Mt, parce qu'ils

étaient comme des brebis qui n'ont pas de pasteurs, Me. Et les ayant accueillis, Le, il se mit à leur enseigner beaucoup de choses, Me; il leur parlait du royaume de Dieu, Le, et il guérissait, Mt Le, leurs malades, Mt, ceux qui avaient besoin de guérison. Le ;

Me ^ %ol\ i^Srj ôpaç TroXXyjç y^vofiivri; icpoosXOovxe; ol iiaÔYiTaî aOtoù Le ^ ôs ii[LÉ^a iipÇaTO xXtveiv TrpoceXOôvTeç ôè ol fiwSsxa Mt ôtj/taç Se TfevotiÉvifiç TcpoofiXôov aOTtp ol |i,a67iTat

ils lui dirent : Ce lieu est désert et l'heure est déjà, Me Mt, avancée. Me, passée, Mt; renpoie-les^ Me, donc, Mt, les foules, Mt Le,

Me 2 iva à7C£X66vTe; et; toù; xuxXco àypoù; xal xcopioïc àyopàatoaiv Le cva TTopeuOévTe; elç xàç xOxX(;> xcôjia; xai &ypoù; xaTotXuaaxrtv xal Mt iva àTCsXôovxe; elç xà; xa>(i.ac àyopàatoaiv

Me éauxoî; xt çàytiXTiv.

Le eOpMCTiv è7ct(iixt<jji.6v.

Mt éauxoïç ppcôpiaxa.

« Car nous sommes ici dans un lieu désert, Le. Mais lui, répondant. Me, dit : Ils n'ont pas besoin de s'en aller, Mt, donnez-leur vous-mêmes à manger. Et ils lui dirent :

Me, « Irons-nous acheter pour deux cents deniers de pain et leur donnerons-nous à manger? Mais illeur dit:

Le, Nous n'avons pas plus de cinq pains et de deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes et que

Mt, Et ils lui dirent : Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons. Et il dit : Apportez-lesmoi ici.

!• Me, Et comme l'heure était déjà avancée, ses disciples s'approchant.

3.HC, Afln qu'ils aillent dans les campagnes des environs et qu'ils s'achètent de quoi manger.

Le, Or, le jour commença à baisser et les douze s'approchant.

Le, Âfln qu'ils aillent dans les bourgs et les campagnes d'alentour pour se loger et trouver des vivres.

Ht, Mais le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui.

Mt, Afin qu'ils s'en aillent dans les bourgs et qu'ils achètent des vivres.

Combien avez-vous de pains? Allez et voyez. Et s'en étant assurés ils dirent ; Cinq et deux poissons.

nous achetions des vivres pour tout ce peuple. Car ils étaient environ cinq mille hommeSi

Me * xal inixaley aOroîç àvaxXïvai iravxac trytiTcodia aupiTioaia

Le eiTcev 6è Tupè; xoùç tiaÔYjTà; aOxoù* xataxXtvaxe aOxoùç xXt(rtaç Mt xai xeXevffaç xoùç 6y}<o\Ji àvaxXiÔîjvat

de cinquante, Le, sur l'herbe, Mt Me, verte, Me. Et ils firent ainsi et les firent tous asseoir, Le ; et ils s'assirent par rangées de cent et de cinquante, Me. Et ayant pris les cinq pains et les deux poissons et ayant levé les yeux au ciely il prononça la bénédiction et rompit les pains, Me, et il les. Me Le, donnait les pains, Mt, aux disciples afin qu'ils les leur présentassent. Me, pour les présenter à la foule. Le ; et les disciples les donnèrent aux foules, Mt. Et il partagea les poissons entre tous. Me. Et tous mangèrent et furent rassasiés.

Me 2 xal ^pav xXaffjiàxwv ôwÔExa xoçtvwv 7cXyip<û|jLaxa

Le xal ^pÔT) xô uepi<i<7eù<iav aùxoTç xXaajjLaxwv xoçtvoi ÔwSexa

Mt xal T^pav xà Tuepiddevov xôv xXaa(iàx(ov ScâSexa xoçivouç TcXiQpeiç

et de ce qui restait des poissons, Me. Or ceux qui avaient mangé. Me Mt, les pains. Me, étaient, Me Mt, environ, Mt, cinq mille hommes. Me Mt, sans compter les femmes et les enfants, Mt. »

Nous trouvons dans cette péricope de nombreuses divergences de formules et aussi quelques phrases lit-

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