‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 25 sur 99 · Me, Et ils emportèrent douze paniers pleins de morceaux · texte numérisé non relu

Me, Et ils emportèrent douze paniers pleins de morceaux

Le, n dit à ses disciples : Faites-les asseoir par rangées.

Mt, Et l'on emporta douze paniers pleins de morceaux qui restaient.

Mt, Et ayant ordonué aux foules de s'asseoir.

Le, Et il fut emporté des morceaux qui restèrent douze paniers.

léralement les mêmes et cela jusques dans les récits. En général, McMt sont d'accord. Voici quelques idées identiques, exprimées différemment.

Me èitéx^fùaav — xal toùç ypeéav l^ovra; Oepaiceia; laTO — IXeyov Le •^yovTË^ — xal èOepaic6v«v toùç àppcooTOu; aOtwv — eiuov Mt àxouoovTCç — — XéyovTéç

Nous avons aussi dans le quatrième évangile un récit de la multiplication des pains, VI, 1-15 ; dans les grandes lignes, le récit est le même. Une foule nombreuse accompagnait Jésus ; il y a échange de paroles entre celui-ci et ses disciples pour savoir comment on nourrirait la foule, qui comptait 5.000 personnes, mais dans Jx, c'est Philippe seul qui parle et le dialogue est mené différemment. Jésus fait asseoir le peuple sur l'herbe; il prend les pains, rend grâces et les distribue. Puis il ordonne de ramasser les morceaux et on en remplit douze paniers.

Les divergences se rencontrent surtout dans les expressions et les formules, et aussi dans les réflexions du (juatrième Évangile ; il n'y a que seize mots communs entre Jn et les synoptiques.

Me Mt nous racontent une seconde multiplication des pains que nous retrouverons plus loin.

Marche sur le lac.

Me VI, 45-52; Mt xiv, 22-33; Jn vi, 16-21.

A partir de ce récit jusqu'à Me VIII, 13 et Mt XVI, 4, Me Mt ont eu entre les mains un groupe de récits, inconnu à Le ; ils iront d'ailleurs maintenant ensemble jusqu'à la fin, sauf quelques additions chez Me et de très nombreuses chez Mt, ainsi que quatre ou cinq transpositions locales chez Mt.

« Or, aussitôt, Me, Jésus pressa ses disciples de

monter dans la barque et de le précéder sur l'autre riçfe, vers Bethsaïda, Me, pendant que lui-même, Me, renvoie la foule. Et après avoir congédié les foules, Mt, il s'en alla vers. Me, il monta sur, Mt, la montagnCy à l'écart, Mt, pour prier, et le soir étant venu, il était là, seul, Mt. Or, la barque était déjà, Mt, au milieu de la mer. Et lui-même était seul à terre et les voyait se tourmenter à ramer. Me ; la barque était ballottée par les flots, Mt, car le vent leur. Me, était contraire. Vers la quatrième veille de la nuit il vient vers eux marchant sur la mer. Et il voulait les dépasser, Me ; mais ceux-ci le voyant marcher sur la mer, furent bouleversés disant, Mt, crurent. Me, que c'était un fantôme et de frayeur, Mt, ils poussèrent des cris. Car tous le virent et ils furent bouleversés. Me. Mais aussitôt celui-ci leur parla et leur dit : Rassurezvous, c'est moi, n'ayez pas peur. »

Ici Mt complète le récit. Pierre demande au Seigneur de lui commander d'aller vers lui sur les eaux. Jésus lui dit : Viens. Et Pierre marcha sur les eaux audevant de Jésus. Mais il eut peur, car il commençait à enfoncer, et il appela Jésus à son secours. Celui-ci le saisit par la main en lui disant : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?

Mt se rencontre de nouveau avec Me. Mais ce dernier n'ayant pas connu l'incident de Pierre, dit que Jésus monta vers eux dans la barque, tandis que ÂIt dit : « Et lorsqu'ils furent montés dans la barque, le vent cessa. Et ils furent stupéfaits en eux-mêmes au delà de toute mesure. Car ils n'avaient rien compris au sujet des pains, mais leur cœur était aveuglé, 'Me. Ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, disant : Tu es vraiment fils de Dieu, Mt. »

Dans ce récit. Me Mt présentent plus de ressemblances littérales qu'à l'ordinaire et Mt ajoute autant

de détails nouveaux, sinon plus, que Me. Il est difficile de croire que ces deux évangélistes dépendent l'un de l'autre, car les divergences de détail sont très nombreuses. Mt, en tout cas, a connu une source plus complète. Voici quelques divergences caractéristiques :

Me ëwç aùxôç àicoXuei — xa\ à'^ioLÇ — ëpx^'^o^^ Mt Icoc O'j à7toÀu(nr) — ô^/ta; 8è — YjXOev

Jn, VI, 15-21, raconte le même fait, mais en relate seulement les circonstances principales, et laisse de côté l'incident de Pierre. Les détails de lieu, de temps, sont les mêmes. La parole de Jésus, sauf un mot, est identique : 'Eyw eîfxi, fx^ (poSeïaÔe. Il est impossible cependant que Jn dépende de l'un des deux synoptiques ; il a connu le même récit par la tradition ou par un document. Mais l'un et l'autre étaient déjà éloignés du récit synoptique.

Retour à Génésareth.

Me VI, 53-56; Mt xiv, 34-36.

Me Mt continuent à marcher ensemble.

« Et ayant traversé, ils rinrent vers la terre à Génésareth^ et ils abordèrent. Et aussitôt qu'ils furent sortis de la barque. Me, les gens de ce pays, Mt., le reconnurent et envoyèrent, Mt., coururent. Me, dans toute la contrée d'alentour et ils se mirent à amener sur leurs grabats, Me, et ils amenèrent, Mt., tous les malades^ partout où ils entendaient dire qu'il était, et quelque part qu'il entrât, dans les bourgs ou dans les villes ou dans les campagnes, on plaçait les malades dans les places publiques. Me, et on le priait de permettre de toucher seulement, Mt, ne fût-ce que, Me, la frange de son vêtement^ et tous ceux qui le touchèrent fuirent sauvés. »

Nous avons à faire ici les mêmes réflexions que précédemment, sauf que Me est plus complet ; cependant les détails qu'il ajoute sont surtout explicatifs et apportent peu de nouveau.

Me ^pÇavxo Tcepicpépeiv — xàv — èo-eoÇovto Mt 7upOffTf|veYxav — (idvov — 8i8aw6Ti<Tav

Reproches de Jésus aux pharisiens.

Me VII, 1-23; Mt xv, 1-20.

Mc^ xal (TuvàYOvtai izobç aOxàv ol ^otpiaaToi xat xive; tûv yça\L\La' Mt Toxe Tcpodép/ovxai xô 'Iyjcou àito 'l8po9o)vU(i.a>v <^api99cToi xai

Me xéwv sXôovxeç ànb *Iepo<TO>utX6>v.

Mt ypoL[iL\t.oLXtXç,

Me seul rapporte quel était le sujet de la discussion entre Jésus et les pharisiens. Ceux-ci reprochaient aux disciples de Jésus de prendre leur repas sans s'être lavé les mains. Et Me apprend à son lecteur que chez les Juifs tous les objets pouvant servir à un usage quelconque étaient purifiés, et cela pour observer la tradition des anciens. Mt, s'adressant à des lecteurs d'origine juive, n'avait pas à leur faire connaître ces usages.

« Et les pharisiens et les scribes lui demandent, Me, lui disent, Mt ; Pourquoi tes disciples ne marchent-ils pas selon. Me, transgressent-ils, Mt, la tradition des anciens?

Me 2 àXXà xoivaîç ^epdiv èoOioudiv xàv apxov.

Mt où yàp viTrrovxai xà; yju^oLÇ ôxav àpxov eaOîwfftv.

Mt, Alors des pharisiens et des scribes de Jérusalem s'approchent de Jésus.

1. Me, Et les pharisiens et quelques-uns des scribes, venus de Jérusalem, s'assemblent auprès de lui.

2. Me. Mais ils mangent leur i Mt, Car ils ne se lavent point pain avec des mains souillées. les mains quand ils mangent

I leur pain.

« Mais lui, répondant, Mt, leur dit. »

Me place ici la prophétie d'Isaïe, que Mt renvoie après l'exposé de la conduite des pharisiens. Le texte est le même des deux côtés, mais il y a inversion. Nous suivons l'ordre de Me.

« Hypocrites, Mt, Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, lorsqu'il écrit. Me, disant, Mt : Ce peuple m'honore des lèi^res, mais leur cœur est fort éloigné de moi. En vain^ ils me rendent un culte^ en-seignant des doctrines qui sont des commandements d'hommes. Abandonnant le commandement de Dieu, vous gardez la tradition des hommes ; et il leur dit. Me :

Me, « Vous annulez fort bien la loi de Dieu afin d'observer votre tradition.

Mt, Pourquoi transgressezvous, vous aussi, la loi de Dieu à cause de votre tradition?

« Car Moïse a dit, Me, car Dieu a ordonné, disant, Mt : Honore ton père et ta mère^ et que celui qui mau^ dit son père ou sa mère soit puni de mort. Mais fOï/«, {fous dites : Si un homme. Me, celui qui aura, Mt, dit à son père ou à sa mère : Ce dont {>ous pourriez être assisté de moi est corban, c'est-à-dire. Me, une offrande. Vous ne lui permettez pas de rien faire pour son père ou sa mère. Me. Il n'honorera pas son père ou sa mère, Mt. Et cous avez annulé la loi de Dieu par votre tradition que vous avez établie. Et vous faites d'autres choses semblables, Me. Et ayant ap" pelé de nouveau, Me, à luiy lafoule, il leur dit : Écoutez-moi tous, Me, et comprenez :

Me, * Rien de ce qui est hors de l'homme et qui entre en lui ne peut le souiller.

Mt, Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme.

Mais ce qui sort de l'homme. Me, de la bouche, Mt, c'est là ce qui souille Vhomme. »

Mt seul ajoute la suite de la conversation.

« Les disciples de Jésus s'approchent de leur maître et lui disent : Sais-tu que les pharisiens, en entendant, ont été scandalisés. Jésus leur répond : Toute plante que mon Père céleste n'a pas plantée sera déracinée. Laissez-les, ce sont des aveugles; or, si un aveugle conduit un aveugle, tous deux tomberont dans la fosse. »

Le a reproduit aussi cette dernière sentence, mais dans le grand discours dans la plaine, qu'il met dans la bouche de Jésus, VI, 20-49 : « Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans la fosse? »

Ce qui suit est commun à Me Mt avec cette différence que Mt continue simplement la conversation en mettant la demande : « Explique-nous cette parabole, » dans la bouche de Pierre, tandis que Me rapporte que la conversation eut lieu dans une maison, loin de la foule, et que ce sont ses disciples qui interrogent Jésus.

« Et Jésus leur dit : Vous aussi, étes-s^ous ainsi, Me, encore, Mt, sans intelligence? Ne comprenezvous pas que rien de ce qui du dehors, Me, que tout ce qui, Mt, entre dans l'homme, Me, dans la bouche, Mt , ne peut le souiller-, parce que cela n'entre pas dans le cœur, mais va, Mt, dans le ventre et est rejeté, Mt, puis sort. Me, au lieu secret, purifiant tous les aliments, Me. Mais il disait que. Me, ce qui sort de l'homme, Me, de la bouche, sort du cœur, Mt, et voilà ce qui souille l'homme. Car, du dedans, Me, du cœur des hommes. Me, sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les meurtres, les larcins, les cupidités, les méchancetés, la fraude, la dissolution, l'œil mauvais. Me, les faux témoignages, Mt, le blasphème, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et. Me, ce sont ces choses-là qui,

Mt, souillent VhommeMois de manger sans s'être lavé les mains ne souille pas l'homme, Mt. »

Dans cette discussion, Me Mt reproduisent souvent mot à mot les mêmes paroles. Me ajoute, outre l'exposé et l'explication des purifications chez les Juifs, quelques détails. La liste des péchés est plus complète chez lui et arrangée différemment que chez Mt. Les divergences d'expressions sont rares et portent quelquefois simplement sur le temps du verbe ou le nombre des mots.

Me àôeteiTe — àxwpoOvte; tov Xôyov — èxTiopeuovTai — oûto); — Mt 7capa6aivexe — '^xvpcoaaTs vojiov — èÇéoxovTxi — àxjXTfJv —

Me éxTcopsusTai Mt ix6a)JieTai

Guérison de la fille de la Sjrro-Phénicienne.

Me VII, 24-30 ;Mt xi, 21-28.

a Jésus étant sorti, Mt, s'étant levé. Me, de /à, s'en îdla, Me, se retira, Mt, dans le territoire de Tyr et de Sidon, Mt, et étant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sût, et il ne put être caché ; mais aussitôt, ayant ouï parler de lui, une femme dont la fille avait un esprit impur, étant entrée, se précipita à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne de nation, et elle lui demandait qu'il chassât le démon hors de sa fille. Me ; et voici qu'une femme chananéenne, sortant de ces contrées, criait disant : Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David. Ma fille est cruellement tourmentée par un démon. Celui-ci ne lui répondit pas une parole et les disciples, s'étant approchés, le priaient, disant : Renvoie-la, car elle crie derrière nous. Celui-ci répondant, dit : Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. Mais celle-ci s'étant approchée se prosternait devant lui disant : Seigneur, secours-

moi, et répondant, Mt, il lui disait : Laisse premièrement les enfants se rassasier, car il n'est pas bien. Me, il n'est pas permis, Mt, de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. Or y celle-ci Té^ouàii et lui. Me, dit : Ouiy Seigneur^ car, Mt, les petits chiens sous la table. Me, mangent les miettes des enfants, Me, qui tombent de la table de leurs maîtres, Mt. Alors Jésus répondant, Mt, lui dit :

Me, « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille. Et s'en étant allée dans sa maison, elle trouva Tenfant couchée sur le lit et le démon sorti.

Mt, 0 femme, ta foi est grande. Qu'il te soit fait comme tu le veux, et, dès cette heurelà, sa fille fut guérie. »

Dans ce récit, contre l'ordinaire, Mt est plus complet que Me ; ce dernier n'a en propre que des détails complémentaires, qui peuvent être la glose de la tradition ou de l'évangéliste, tandis que Mt rapporte un épisode et une parole très importante de Jésus sur sa mission, réservée pour le moment aux seuls Israélites. Que Jésus n'ait pas voulu par cette sentence restreindre le salut aux seuls Juifs, cela ressort très nettement de la réponse à la syro-phénicienne : cr Laisse premièrement les enfants se rassasier. »

Les divergences d'expressions ou de formules sont assez nombreuses :

Mo èxetÔ£v 6è àva(rràç — ànijXôsv — ta opia — ov y*P èffTiv xaXàv Mt xaî èÇeXÔwv sxeïOsv — dvexcopYiaev — xà |i.sprj — oOx ë$6<rTiv

Guérison d'un sourd-muet.

3Ic VII, 31-37; Mtxv, 29-31.

Me Mt continuent à marcher ensemble, mais Mt se tient dans les généralités, tandis que Me raconte un fait particulier.

a Et Jésus étant parti de là, Mt, étant sorti de nouveau du territoire de Tyr, Me, vint par Sidon, Mc,/?rès de la mer de Galilée, à travers le pays de la Décapole, Me. »

Mt nous apprend que Jésus monta sur une montagne et que la foule lui amena des boiteux, des aveugles et beaucoup de malades, qu'il guérit. Me raconte de son côté qu'on amena un sourd-muet à Jésus et que celui-ci lui mit les doigts dans les oreilles, de la salive sur la langue, qu'il leva les yeux au ciel, soupira et lui dit : Ouvre-toi. Et le sourd-muet entendit et parla très bien. Jésus ordonna aux assistants de ne dire cela à personne, mais ceux-ci malgré cette défense le publiaient partout.

La conclusion est à peu près la même chez Me Mt.

Me, Et ils étaient stupéfaits au delà de toute mesure, disant : Il a bien fait toutes choses, et il a fait entendre les sourds et parler les muets.

Mt, De sorte que la foule était dans Tadmiration de voir parler les muets, les estropiés guéris, les boiteux marchant et les aveugles voyant, et ils glorifiaient le Dieu d'Israël.

Seconde multiplication des pains.

Me vni, 1-10; Mt xv, 32-39.

Me Mt racontent seuls cette seconde multiplication des pains et dans le même ordre de récits. Malgré Taffirmation de quelques critiques, elle est certainement différente de celle qui a été déjà rapportée.

« Dans ces jours il y avait de nouveau une foule nombreuse et l'on n'avait rien à manger, Me; Jésus, Mt appelant à lui ses disciples, leur dit : J'ai compassion de cette foule, car depuis trois fours déjà ils restent près de moi et ils n'ont rien à manger, et si je les renvoie à jeun dans leurs maisons ils défailleront, Me, je ne veux pas les renvoyer de peur qu'ils ne défaillent,

Mt, en chemin. Et ses disciples lui répondirent, Me, dirent, Mt,

Me * 7:60ev toutou; Suvi^aeTat ti; «SSe ^opToffai é^pTuv èic' èpv|(uac ; Mt TcéOev if)(xtv èv épTiiitq^ àpToi ToaoûToi âare xop^àaat ô^Xov ToaouTov ;

et Jésus leur demanda, Mt, dit, Me ; Combien avezvous de pains P Ils lui dirent : Sept et quelques poissons, Mt. Et il commanda à la foule de s'asseoir sur la terre et prenant les sept pains et les poissons, Mt, ayant rendu grâces^ il les rompit et les donna à ses disciples, afin qu'ils les présentassent; et ils les présentèrent. Me, et les disciples les donnèrent, Mt, à la foule. Et ils avaient quelques petits poissons et ayant rendu grâces, il ordonna qu'on les présentât aussi. Me. Et tous, Mt, mangèrent et furent rassasiés.

Mc*'^ Kal ÇJpav 7cepi(7(Teu(xaTa xXaa(i.dTa>v Itzxt. (nrupiSx;.

Mt xal xh Tïepiodeuov tôv xXaaptdTtov ^pav éiCTà aTCuptSotç TtXTjpsiç.

« Or, ceux qui avaient mangé, Mt, étaient environ quatre mille, sans compter les femmes et les enfants, Mt; et il renvoya la foule et aussitôt, Me, étant monté sur une barque avec ses disciples, Me, il alla dans le territoire de Dalmanutha, Me, de Magada, Mt. »

En plusieurs passages il y a identité littérale chez Me Mt avec quelques différences de formules ou d'expressions :

Me à7texoi6r)(Tav — uepiaaeujAaTa — é(i.6à; — \f.éçrf\ Mt Xe'Yovdiv — TcepKKxeuov — èvééYi — opta

1. Me, Comment pourrait-on les i Mt, D'où aurions-nous dans un rassasier de pains, ici dans le désert assez de pains pour rassadésert? I sier une si grande foule ?

2. Me, Et ils enlevèrent les restes i Mt, Et ils enlevèrent ce qui resdes morceaux dans sept corbeilles, tait des morceaux dans sept cor-

I beilles pleines.

Demande d'un signe du ciel.

Me VIII, 11-13; Mtxvi, 1-4.

« Alors les pharisiens et les sadducéens s'approchèrent, Mt, sortirent et se mirent à discuter avec lui, Me, lui demandant pour le tenter de leur montrer, Mt, un signe çenant du ciel*. Et ayant soupiré dans son esprit. Me, répondant, Mt, il leur dit. »

Le commencement de la réponse du Seigneur est dans Mt seul : « Lorsque le soir est veau, vous dites : Il fera beau temps, car le ciel est rouge. Et le matin : Aujourd'hui orage, car le ciel sombre rougit. Hypocrites, vous savez juger Taspect du ciel, mais vous ne pouvez discerner les signes des temps. »

Le a placé des sentences analogues du Seigneur dans un tout autre contexte, XII, 54-56. Me Mt donnent ensemble la fin de la réponse :

Me, * Pourquoi [cette race demande -t-elle un signe? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné un signe à cette race.

Mt, Une génération méchante et adultère demande un signe, mais un signe ne lui sera pas donné, sinon le signe de Jonas. »

Le XI, 39, rapporte de Jésus une réponse analogue à celle de Mt, mais dans un contexte différent.

Encore ici Me Mt vont ensemble, mais Mt est plus complet. D'ailleurs, il avait déjà exposé, XII, 38-41, cette demande des pharisiens à Jésus et donné une réponse de celui-ci plus détaillée : « De même que Jonas passa trois jours et trois nuits dans le sein de la baleine , ainsi le Fils de Thomme passera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre, »

Me Mt terminent de la même façon.

1. Le, XI, 16, a rapporté aussi, mais dans un contexte différent, qu'on demandait à Jésus un signe venant du ciel.

110 HISTOIRE DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMEiNT.

« Et les ayant laissés , il remonta dans la barque, Me, et s'en alla à l'autre bord, Me. »

En fait, Me paraît n'avoir sur cet incident que des renseignements incomplets. 11 y a quelques divergences d'expressions :

Me X,i\xtX (DQjtetov — à^eU Mt OTiitetov ImÇTjTet — xaraXiicùv

Les récits communs à Me Mt : Me VI, 45-VIII, 13; Mt XIV, 22-XV, 39 et inconnus à Le s'arrêtent ici. Il est probable qu'ils formaient un groupe, fixé par l'écriture, que Le n'a pas eu entre les mains.

Le levain des pharisiens.

Me VIII, 14-21 ; Mt xvi, 5-12; Le xii, 1.

Ce discours du Seigneur est placé dans Me Mt à la suite ce qui précède. Le a, dans un cadre tout différent, une sentence analogue.

« Or, les disciples étant allés sur l'autre bord, Mt, avaient oublié de prendre des pains et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque, Me. Or, Jésus leur donnait cet ordre. Me, leur dit, Mt : Faites atten-' tion et gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens, Mt, et du levain d'Hérode, Me.

« Et ils raisonnaient les uns avec les autres. Me, en eux-mêmes, disant, Mt : C'est parce que nous n^ avons pas pris, Mt, des pains. Or^ Jésus, Mt, sachant cela, leur dit : Pourquoi raisonnez- vous en vous-mêmes, hommes de peu de foi, Mt, sur ce que vous n^ avez pas pris, Mt, des pains ? Ne comprenez-vous pas encore^ et ne saisissez-vous pas? Avez-vous le cœur endurci? Ayant des yeux ne voyez- vous pas, et ayant des oreilles n'entendez-vous pas. Me, et ne vous souvenez-vous pas des cinq pains des cinq mille, Mt, quand je rompis

cinq pains pour lés cinq mille, Me, et combien de pa^ niers pleins de morceaux, Me, açez-vous remportés? Ils lui dirent : Douze. (Ne vous souvenez-vous pas) des sept pains des quatre mille, Mt, et quand je rompis les sept pains pour les quatre mille, Me, combien rem-* portâtes-ÇGus de paniers pleins de morceaux? Me. Et ils dirent : Sept. Et il leur dit : Ne comprenez- vous pas? Me. »

Me seul rapporte l'explication que Jésus donne k ses disciples : « Comment ne comprenez-vous pas que je ne vous ai pas parlé au sujet des pains? Mais gardezvous du levain des pharisiens et des sadducéens? Ils comprirent alors qu'il ne leur avait pas dit de se garder du levain des pharisiens et des sadducéens, mais de la doctrine des sadducéens et des pharisiens. »

Dans cette péricope Me est plus vivant ; chez lui les questions de Jésus sont plus explicites; Mt, plus didactique, a insisté surtout sur les enseignements. Relevons quelques divergences d'expressions :

Me pXéTOxe — ixotiev — ^paxe Mt TcpoaexeTe — èXâêo(Uv — èXâ6eTe

Le XII, 1, a reproduit la même sentence de Jésus, mais en la complétant : « D'abord, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. » Il se rapproche davantage de Me.

lâ'aveugle de Bethsaïda.

Me VIII, 25-26.

Me seul a connu cet épisode et il le raconte d'une manière très pittoresque. A Bethsaïda, on amène à Jésus un aveugle et on le prie de le toucher. Jésus prend la main de l'aveugle, et l'emmène en dehors de la bourgade. Il lui met de la salive sur les yeux et lui

impose les mains, puis lui demande s'il voit quelque chose. Et ayant regardé, (l'aveugle) disait : Je vois (pXéirw) les hommes, car je vois, ôpw, comme des arbres ceux qui marchent. Ensuite Jésus lui plaça ^e nouveau la main sur les yeux. Et celui-ci regarda fixement et fut guéri et il voyait toutes choses distinctement. Jésus le renvoya en lui disant de ne pas rentrer à Bethsaïda.

La CSonf ession de Pierre à Gésarée.

Me VIII, 27-30; Mt xvi, 13-20; Le ix, 18-21.

Le place cette confession de Pierre immédiatement après la première multiplication des pains et avant la Transfiguration du Seigneur, de sorte que, jusqu'au voyage à Jérusalem, IX, 51, il suit le même ordre que Me Mt. C'est un petit groupe de récits, qui probablement étaient agglomérés.

Me, « Et Jésus s'en alla avec ses disciples dans le bourg de Césarée de Philippe, et dans le chemin il interrogeait ses disciples, leur disant :

Mt, Or, Jésus étant arrivé sur le territoire de Césarée de Philippe, interrogeait ses disciples disant :

Le, Il arriva, comme il priait dans la solitude, isolé, que les disciples étaient réunis auprès de lui, et il les interrogeait disant :

Qui disent les hommes, Me Mt, les foules. Le, que je suisy moi le fils de l'homme, Mt. Mais répondant, Me Le, ils lui dirent : Les uns, Mt, Jean le Baptiste et les autres Élie^ d'autres que tu es un des prophètes. Me, qu'un des anciens prophètes est ressuscité. Le, Jérémie ou l'un des prophètes, Mt. Et lui les interrogeait, Me, leur dit, Mt Le : Mais vous, qui ditesvous que je suis? Et Pierre Simon, Mt, répondant^ lui dit: Tu es le Christ àe Dieu, Le, le fils du Dieu vivant, Mt. »

Mt seul ajoute la réponse de Jésus à Pierre :

« Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, parce que ce n'est pas la chair ni le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père, qui est dans les cieux. Et moi aussi je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

Ces paroles du Seigneur sont encastrées par Mt seul dans un contexte, identique chez les trois synoptiques ; il est donc possible qu'elles n'aient pas été prononcées à cette occasion, et que Mt les ait rapportées ici parce qu'elles complétaient le récit. Elles n'étaient pas dans la source qu'utilisaient Me Le.

Les trois synoptiques ont ensuite la même conclusion en termes différents.

Me * xal é7ceTC[j.ri(7ev aOxotç Tva iiTioevl yéywdiv irepl aOtoO.

Le ô Bï lirtTt{i,:^<ja; ita^iiyys.ùt'v [j.7)8evi Xéyetv toOto.

Mt t6t6 îieffTeiXocTO toi; |ia6Y]TaTc tva [j,y]Sevl eiicftxnv 6ti aOré; éoriv

à Xpi^TOÇ.

Les trois synoptiques s'accordent pour l'ensemble et même souvent pour les termes. Mt a précisé davantage les réponses ; Me est le moins explicite.

Voici quelques divergences d'expressions.

Me X(d(tac — àvÔptoirot — èmjpwTa — )iYgi Mt (lipr; — àvOpcoTcoi — eliuev — elwev Le ôy.Xoi — Xéyei — eÎTcev

1. Me, Et il leur défendit sévèrement de parler de la! à personne.

Me, Mais lui, parlant sévèrement, leur défendit de dire cela à personne.

Mt, Alors il défendit à ses disciples de dire à personne qu'il était lui le Christ.

11 i HISTOIRE DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT.

Prédiction de la passion.

Me VIII, 31-ix, 1; Mt XVI, 21-28; Le ix, 22-27.

Celte prédiction des souffrances de Jésus se trouve dans les trois synoptiques à la suite de la confession de Pierre.

« Depuis ce moment Jésus, Mt, commença, Me Mt, à montrer à ses disciples, Mt, à leur enseigner, Me, disant. Le, qu'il faut qu'il aille à Jérusalem, Mt, que le Fils de l'homme. Me Le, souffre beaucoup et qu'il soit rejeté. Me Le, par les anciens^ les grands-prêtres et les scribes^ qu'ail soit mis à mort et qu'il ressuscite après trois jours. Me, le troisième jour, Mt Le. »

Me Mt seuls racontent ce qui concerne Pierre.

« Et il prononçait ce discours ouvertement. Me, et Pierre V ayant pris à part se mit à le reprendre^ disant : (Dieu) te soit favorable. Seigneur, cela ne t'arrivera pas, Mt. Celui-ci s'étant retourné et regardant ses disciples, il reprit. Me, Pierre et lui dit : Va en arrière de moi, Satan, tu m'es un scandale, Mt, parce que tu ne penses pas les choses qui sont de Dieu, mais celles qui sont des hommes. »

Le est maintenant en accord avec Me Mt.

« Alors Jésus, Mt, ayant appelé la foule avec ses disciples, leur. Me, dit à tous. Le, à ses disciples, Mt : Quiconque, Me, si quelqu'un, Mt Le, i^eut venir après moiy qu'il renonce à lui-même et qu'il porte sa croix chaque jour. Le, et qu'il me suii^e. Car celui qui coudra saucer sa çie la perdra et quiconque perdra sa çie à cause de moi et de l'Évangile, Me, celui-là. Le, la sauvera. Me Le, la trouvera, Mt.

Me ^ Tt yàp àyeXeî àv6p»7tov xep6yi<rai tôv xô<7(iov 6Xov

Le Tt yàp (il>f e^etrai SvOpeoico; xtpfi:^(ra; xèv xÔ9{tov 6Xov,

Mt t( yàp ùitfùrffirifTt'cai àv6pu>iroc iàv xàv xd9)i,ov dXov xtpSY)<TT]

Me xai CY<{<>t(i>0^vat Triv 4rt*x^*^ aOxoû ; Le êoturàv Se àtzokéaoQ ^ 2;Y)|it(i>6eC; ; Mt t^ Se <^uxi^v aOtoO Çyii^coO^ ;

« Car que donnerait Thomme en échange de son âme? Me Mt. Car si quelqu'un a eu honte de moi et de mes discours, Me Le, dans cette génération adultère et pécheresse, Me.

Me Le, « Et le Fils de Thomme aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges.

Mt, Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses anges et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

« Et il leur dit, Me : En iféritéje i^ous le dis qu'il y a quelques-uns de ceux qui sont ici présents qui ne goûteront point la mort qu'ils n'aient çu le Fils de rhomme venant dans son royaume, Mt, le royaume de Dieu, Me Le, venir avec puissance. Me. »

Cette péricope offre ceci de particulier qu'en plusieurs passages les paroles du Seigneur sont littéralement identiques, en d'autres différentes sans cependant se contredire absolument. Quelques-unes de ces divergences supposent une source commune araméenne, qui a été diversement traduite ; quelques autres ne peuvent s'expliquer ainsi, car pour la dernière phrase par exemple il y a modification de point de vue.

Me est un peu plus complet que Mt avec qui il s'accorde ; une fois il se rapproche de Le. Ce dernier est le plus court.

L Me, Car que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier et de perdre son âme?

Le, Car que sert-il à un homme de gagner le monde entier et de se perdre et de se ruiner lui-même?

Mt, car que servirat-ii à un homme de gagner le monde entier, s*il perd son âme ?

116 HISTOIRE DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT. Voici quelques divergences :

Me fiiSouweiv — àxoXouSetv — wçeXet — àpiï^v Xé^w v»|tTv

Le elîiwv — É'pxe^Oai — wçeXeïTat — ^éyco 5à Cipiïv àXT)6û; Mt fieixvuciv — i).0etv — ù>fekyfir,GttaLi — à{i,i^,v Xéyw ipiTv

La Transfiguration.

Me IX, 2-13; Mt xvii, 1-13; Le ix, 28-36.

Les trois synoptiques continuent à marcher ensemble.

« Or, six jours après, Me Mt, il arriva environ huit jours après ces discours, Le, Jésus prend a\fec lui Pierre et Jacques et Jean, son frère, Mt, et les mène sur une haute montagne seuls à l'écart. Me Mt, il monta sur la montagne pour prier. Le. Et il fut transfiguré en leur présence, Me Mt, et son visage resplendit comme le soleil, Mt, et il arriva pendant qu'il priait que son visage devint tout autre et son vêtement d'un blanc resplendissant. Le ; et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière, Mt, et ses vêtements devinrent brillants, très blancs, tels qu'un foulon sur la terre n'eût pu ainsi les blanchir. Me. Et voici, Mt, que leur apparurent Moïse et Elie qui parlaient avec Jésus, Me Mt. Et voici que deux hommes parlaient avec lui, lesquels étaient Moïse et rLlie, Le. »

Le seul raconte la suite de la scène.

« Ceux-ci apparus en gloire parlaient de son départ (mort, ISoSov) qui devait s'accomplir à Jérusalem. Mais Pierre et ceux qui étaient avec lui étaient accablés de sommeil. Mais s'étant tenus éveillés ils virent sa gloire et les deux hommes qui étaient avec lui et il arriva que pendant que ceux-ci se séparaient de lui. »

Me Mt reprennent le récit.

« Et Pierre prenant la parole dit à Jésus : Maître^ il est bon que nous soyons ici; si tu veux, Mt, faisons ici, Mt, trois tentes^ une pour toi et une pour Moïse et une pour Élie. Il ne savait ce qu'il disait, Le, car il ne savait que dire, parce qu'ils étaient effrayés. Me. Et comme il disait ces choses. Le, il parlait encore, Mt, vint, Mt, voici. Me Le, une nuée lumineuse, Mt, les couvrit d'ombre et ils furent effrayés quand ceux-ci entrèrent dans la nuée. Le. Et une voix vint de la nuée disant : Celui-ci est mon fils bien-aimé. Me Mt, élu. Le, en qui je me complais, Mt, écoutez-le, Me. »

Mt seul continue : « Et ayant entendu cela les disciples tombèrent sur la face et furent violemment effrayés. Et Jésus, s'étant approché, les toucha et leur dit : Levez-vous et n'ayez pas peur. »

De nouveau les trois synoptiques continuent le récit.

« Et soudain, Me, comme la voix se faisait entendre. Le, ayant regardé autour d'eux, Me, ayant levé les yeux, Mt, ils ne virent plus personne, si ce n'est Jésus seul avec eux. Me Mt. Jésus se trouva seul. Et ceux-ci gardèrent le silence et ils ne racontèrent en ces jours rien de ce qu'ils avaient vu. Le. »

Me Mt poursuivent seuls le récit :

« Or y comme ils descendaient de la montagne y Jésus, Mt, leur recommanday disant : Ne parlez à personne de cette vision, Mt, qu'ils ne racontent à personne ce qu'ils avaient vu, Mc^ jusqu'à ce que le Fils de rhomme fut ressuscité des morts. Et ils retinrent cette parole, se demandant les uns les autres ce que signifie ressusciter des morts. Me. Et les disciples, Mt, t interrogeaient, disant : Les pharisiens et les scribes disent. Me, pourquoi les scribes disent-ils, Mt, qu'il faut qu'Élie vienne premièrement P Mais lui ré^ pondant leur dit :

Me * *HXe(ac èXOtov itptôxov àwoxaSioxàvei wàvxa. Mt *HXcéaç jièv spxsTai xat àicoxaTotaTiiasi Tcàvra.

Et comment est-il écrit sur le Fils de l'homme qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé? Me. Mais je vous dis qu'Elie est déjà, Mt, venuy et ils ne l'ont pas reconnu, Mt, et ils lui ont fait tout ce qu'ils voulaient^ comme il est écrit de lui, Me. Et c'est ainsi que le Fils de l'homme doit souffrir de leur part. Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le baptiste, Mt. »

Dans ce récit, Me Mt s'accordent dans les grandes lignes et reproduisent à peu près identiquement les paroles ; Le paraît plus éloigné des deux autres. Il y a cependant entre Me Mt de nombreuses divergences d'expressions ou de tournures de phrase quelquefois insensibles.

Me àvaçépEt — ta Ifiàtia — Xevxà Xvav — f aê6si — oO yàp ^8ei Mt àvaçépet — ta IfiaTia — Xsuxè; IÇoffTpaTCTcov — èKiaràTa Le àvéSy] — ljtaTt(T(jLÔc — Xeuxà <î)Ç Ta çtSç — x-jpie — \f.^ elSàç

Me énioxial^ouaa avcoî; — àyamix^; — neptCXei^àiisvos

Mt èTceaxiaîJev aOiou; — àyaTiTiTO; — iTcàpotvxs; toù; ôf6aX|ioù;

Le iir£axCa(rev aOrouç — lîtX$XeY|A£vo;

Me àiuà — ÔieoTtCXaTo — & eiôov — el [itq Ôxav — àva<rT^ — Mt èx — IvexetXaTo — tô opa(i,a — ëtoç o5 — iyepO^ —

Me èiry)p(OT(ûv — Içt) — iva noXXà icaôrj — èXi^XuSev

Mt éTTrjpwTTQffav — eiTcev — outco; piéXXsi waOsïv — TjXOev

Guérison d'un enfant épileptique.

Me IX, 11-29; Mt xvii, 11-21; Le ix, 37-43\

Ce récit est dans les trois synoptiques à la suite du miracle de la Transfiguration.

Me, Élie étant venu premiè- i Mt, Élie, U est vrai, vient et rérement rétablit toutes choses. 1 tablira toutes choses.

« Or, il arriva le jour suivant, comme ils étaient descendus de la montagne. Le, et qu'ils étaient arrivés, Me Mt, près de la foule, Mt, vers les disciples, ils virent une grande foule autour d'eux. Me, une foule nombreuse alla au-devant de lui, Le. Des scribes discutaient avec eux. Et aussitôt toute la foule le voyant fut saisie d'étonnement, et accourant, ils le saluaient. Et il leur demanda : Sur quoi disputez-vous entre vous? Me. Et un homme, Mt Le, quelqu'un. Me, de la foule. Me Le, s'approcha de lui et se jetant à ses pieds, Mt, prit la parole, Me, cria. Le, disant, Mt Le : Maîtrey je t'en prie, Le; j'ai amené vers toi, Me, aie pitié de, Mt, jette les yeux sur. Le, mon fils, car il est mon fils unique, Le,

Me, « il a un esprit muet, et en quelque lieu qu'il le saisisse, il le jette par terre, et il écume, et grince des dents et il se dessèche.

Mt, parce qu'il est lunatique ; il soufîre beaucoup et souvent il tombe dans le feu et souvent dans Teau.

- Le, Un esprit se saisit de lui et soudain il crie; il l'agite violemment, le fait écumer et il le quitte à grand'peine en le brisant.

Me * xal eTita toÏç jJwtOYixat; aow iva ocôrô IxêdXoxriv

Le xal èSeinOiav tôv (laOYiTcov <you Tva ixêotXoxrtv aOtô

Mt xal 7Cpo<rriveYxa o^àv toi; (AaOvjxaT;

Me xal oOx îdx^^av.

Le xal oOx ^SwvTQOriaav.

Mt xal oOx ^Suvi^OYi^av aùràv Oepaïutvaai.

« Mais Jésus, Le Mt, répondant, leur, Me, dit : 0 génération incrédule et perverse, Mt hcj'usqu'àquand serai'je avec. Me Le, auprès de, Mt, çousP Jusqu'à quand cous supporterai-je P Amène-le-moi^ Me Mt, ici, Mt Le, ton fils, Le. Et ils le lui amenèrent, Me ; celui-ci

l.Mc,Et j'ai dit à tes disciples de le chasser, mais ils n'ont pas pu.

Le, Et j'ai prié tes disciples de le chasser et ils ne l'ont pas pu.

Mt, Et je rai amené à tes disciples et ils n'ont pu le guérir.

s'approchant, Le, le voyant, l'esprit. Me, le démon le jeta par terre, Le, et Tagita avec violence, Me Le. »

Me seul raconte la suite de la scène.

Jésus demande au père de l'enfant depuis quand celui-ci est dans cet état. « Pepuis l'enfance, répond le père, et souvent l'esprit l'a jeté dans le feu et dans l'eau, afin de le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours par compassion pour nous. Jésus lui dit : Quant au « si tu peux » xo el Suvtj, tout est possible à celui qui croit. Aussitôt le père de l'enfant criant dit : Je crois, viens au secours de mon incrédulité. »

Les trois synoptiques continuent le récit.

« Et Jésus, voyant que la foule accourait, Me, le, Mt, réprimanda l'esprit impur, Me Le, lui disant : Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et ne rentre plus en lui. Et ayant poussé un cri et agité violemment l'enfant, Me, le démon, Mt, sortit. Me Mt, de lui, Mt. Et l'enfant devint comme mort, de sorte que la plupart disaient qu'il était mort, Me.

Me, « Mais Jésus le saisissant par la main, le releva et il se tint debout;

Mt, Et à partir de cette heure l'enfant fut guéri.

Le, Et il guérit l'enfant et le rendit à son père.

« Et tous étaient frappés de la grandeur de Dieu et tous étaient dans l'admiration de ce que Jésus faisait, Le. Et lorsqu'il fut entré dans une maison. Me, ses disciples. Me Mt, s'approchant, Mt, lui demandaient, Me, dirent, Mt : Pourquoi nous, n'avons-nous pas pu chasser celui-ci? Et Jésus leur dit. Me Mt : A cause de votre peu de foi. En vérité je vous le dis, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici et elle se transporterait et rien ne vous serait impossible, Mt. »

On peut se demander si cette parole de Jésus est bien ici à sa place; Le l'a rapportée, XVII, 6, mais dans un autre cadre. Me donne une autre réponse. « Cette espèce (de démons) ne peut sortir par rien si ce n'est par la prière (et le jeûne, ajoute le Texte reçu). » Cette réponse se trouva aussi dans Mt, si Ton s'en rapporte aux témoignages occidentaux et syriens ; elle est omise par les autorités alexandrines.

Dans cette péricope les trois synoptiques s'accordent pour le fond du récit, mais divergent dans les détails et surtout dans la présentation des faits ; Me Le se rapprochent davantage. Me est plus complet; Mt a résumé. Les expressions sont identiques.

Voici quelques divergences :

Me StSàoxaXs — ^aaei — çepeTe Mt xupie — «pépexs

Le 8(6à(ntoi).e — airapâdaei — Tzpoa&yayt

Seconde prédiction des souffrances du Fils de l'homme.

Me IX, 30-32; Mt xvii, 22, 23; Le ix, 43''-45.

Ces paroles du Seigneur sont dans les trois synoptiques à la suite de la péricope que nous venons d'analyser.

a Et étant partis de là ils voyagèrent à travers. Me, pendant qu'ils parcouraient, Mt, la Galilée, Me Mt, et il ne voulait pas que quelqu'un le sût; car il instruisait ses disciples. Me, et Jésus, Mt, leur disait : Pour vous, mettez dans vos oreilles ces paroles. Le : le Fils de Vhomme va être livré, Mt Le, est livré. Me, aux mains des hommes et ils le tueront. Me Mt, et quand il aura été mis à mort, Me, il ressuscitera. Me Mt, après trois jours. Me, le troisième jour, Mt. Mais ceux-ci ne comprenaient pas cette parole, Me Le, car elle leur était

cachée afin qu'ils n'en saisissent pas le sens, Le ; et ils craignaient de l'inteproger, Me Le, au sujet de cette parole, Le, et ils étaient très attristés, Mt.

Chacun des trois synoptiques ajoute quelques menus détails, mais rapporte les paroles du Seigneur dans les mêmes termes, sauf que dans Mt Jésus dit qu'il ressuscitera le troisième jour et dans Me après trois jours. A qui faut-il attribuer la réflexion de Le : Cette parole leur était cachée, afin qu'ils n'en saisissent pas le sens ?

Discussion des disciples sur la primauté.

Me IX, 33-37; Mt xviii, 1-5; Le ix, 46, 47.

Les trois synoptiques continuent à marcher ensemble, sauf que Mt a intercalé ici, XVII, 24-27, le récit sur le paiement du tribut.

«Et ils vinrent à Capharnaûm, Me Mt, et quand il fut dans la maison, Jésus interrogea ses disciples : Sur quoi discutiez-vous en chemin? Ceux-ci se taisaient, car dans le chemin ils avaient discuté entre eux sur celui qui était le plus grand, Me. » Le dit seulement qu'il y eut une discussion à ce sujet. Dans Mt ce sont les disciples qui posent la question à Jésus : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux?

« Mais Jésus, voyant les pensées de leurs cœurs. Le, s'étant assis, appela les douze et leur dit : Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. Me. Et ayant pris. Me Le, ayant appelé, Mt, un petit enfant^ il le plaça au milieu d'eux, Me Mt, auprès de lui. Le, et l'ayant pris dans ses bras, Me, il leur dit. »

Mt seul donne le commencement de la réponse du Seigneur : « En vérité je vous dis que si vous ne vous convertissez pas et si vous ne devenez pas comme de

petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » On ne voit pas bien comment cette réponse se rapporte à l'interrogation des disciples et on se demande si elle est ici à sa place, Car on la retrouve dans un autre cadre, Mt XIX, 4 ; Me X, 15. Mt rapporte ensuite la réponse décisive : « Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. »

Les trois synoptiques s'accordent ensuite sur une parole de Jésus qui ne se rapporte plus à la question posée. « Celui qui recevra un de ces petits enfants en mon nom me reçoit et celui qui me reçoit ne reçoit pas moi, mais, Me, reçoit celui qui m'a envoyé. Me Le, car celui qui est le plus petit de vous tous, celui-là est grand, Le. »

Mt a, X, 40, dans \m discours de Jésus à ses disciples, une sentence analogue. « Celui qui vous reçoit me reçoit et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé. »

Me ajoute dans cette péricope quelques détails pittoresques et Mt est plus complet pour le discours du Seigneur.

Les divergences d'expressions parallèles sont peu nombreuses :

Me ô; àv Ev xôv icatSicov towtwv oéÇtiiai Le 3< làv Sé^Y)Tat toOto t6 icai$Cov Mt 3; êàv $é^Tat êv icaifiiov Toioûro

Un exorciste étranger.

Me IX, 38-41 ; Le ix, 49^.

Mt n'a pas inséré dans le discours de Jésus cet incident et cela, semble-t-il, à bon droit, car ce dialogue coupe en deux le discours. Il est question dans ce discours des petits enfants qui représentent le Seigneur,

lorsqu'on les reçoit, Mt XVIII, 5; Me IX, 37, et que Ton ne doit pas scandaliser, Mt ib.^ 6; Me ib,^ 46, et entre ces idées connexes Me Le ont intercalé le récit suivant.

« Or, prenant la parole, Le, Jean lui dit : Maître^ nous avons ç>u quelqu^un chassant les démons en ton nom, lequel ne nous suit pas. Me, et nous l'en avons empêchéy parce qu'il ne nous suivait pas. Or^ Jésus lui dit : Ne l'empêchez pas, car il n'est personne qui fera un miracle en mon nom et qui pourra aussitôt rtial parler de moi. Me, car celui qui n'est pas contre nous, Me, vous. Le, est avec nous, Me, vous. Le. »

Me ajoute une sentence que l'on retrouve dans Mt, X, 42. dans un autre discours du Seigneur à ses disciples.

Mt, Et celui qui aura donné à boire seulement un verre d'eau froide à Tun de ces petits en qualité de disciples,

en vérité, je vous dis qu'il ne perdra pas sa récompense. »

A remarquer que Mt ayant placé cette parole avant que Jésus ait fait connaître clairement sa qualité de Messie sur la route de Césarée, il ne peut être question d'être au Christ, mais seulement d'être son disciple. Il y a entre Me Le quelques divergences d'expressions :

Mo IçTj — ôiôàffKoiXe — év — fj(jLTv

Le eTnev — èTciaTàia — ItzX — juÔ* :^{jlûv

Sur le scandale.

Me IX, 42-50; Mt xviii, 6-11; Le xvii, 1, 2; xiv, 34.

Me Mt seuls rapportent la suite du discours de Jésus, mais ainsi que nous le relèverons. Le a reproduit

Me, « Car celui qui vous aura donné à boire un verre d'eau en mon nom parce que vous êtes au Christ,

quelques-unes de ces sentences, que Ton retrouve aussi dans d'autres discours de Mt.

« Or, quinconque scandalise un de ces petits qui croient en moi, Mt,

Me ^ xoXév éffTtv aOrq) |j.âXXov el irepCxeirai (tvXo; ôvixè; i:ept tàv Mt <nipi9épet aùrcj) iva xpc(i.aaO^ (tuXo; ôvtxôç icepl rèv

Le XvaiTtXeî aÙT<^ eî XCÔoç pLuXtxè; nepixeirat «epi tov

Me Tpà^cYjXov aÙToO xai pé6XY)Tat eîç ti^v 6aXà<T<iav

Mt Tpoc^^ov aÙTou xal xataicovTtffO^ èv tû ireXoYet Tfjç OaXaffoT}; Le TpàxiriXov aOtoû xal sppiirrat elç TÎiv OoXdiaaQcv

que d'être une occasion de chute pour un seul de ces petits. Le. Malheur au monde à cause des scandales; car il est nécessaire que les scandales arrivent, néanmoins, malheur à l'homme par qui le scandale arrive, Mt. »

Jésus développe sa pensée en prenant pour exemple la main, le pied et l'œil de l'homme, lesquels peuvent être pour celui-ci une cause de scandale. Mt a joint la main et le pied que Me a séparés.

« Et si ta main ou ton pied, Mt, est pour toi une occasion de chute, coupe-la^ Me, les, et jette-les loin de toi, Mt; // i^aut mieux pour toi entrer dans la vie manchot ou boiteux, Mt, que d'avoir deux mains ou deux pieds, Mt, et aller. Me, être jeté, Mt, dans la géhenne, dans le feu éternel, Mt. » « Dans le feu qui ne s'éteint pas, là où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas », ajoute dans Me le texte reçu d'après les manuscrits ADNXFIISO, la vieille version latine et la Vulgate,les versions syriaques, Peschitto, Harkléenne,

1. Me, U est mieux pour lui qu'on mette autour de son cou une meule d'âne et qu'il soit jeté dans la mer.

Mt, Il vaut mieux pour lui qu'on pende à son cou une meule d'âne et qu'il soit précipité au fond de la mer.

Le, II est avantageux pour lui si on lui met autour du cou une pierre de moulin et qu'on le jette dans la mer.

éthiopienne; ces versets, duplicatum du f. 47, ne sont pas dans les manuscrits i^BCLA.

« Et si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le ; il vaut mieux pour toi entrer boiteux dans la vie, qu'ayant deux pieds être jeté dans la géhenne. Me. Et sî ton œil est pour toi une occasion de chute ^ arrache-lCy et jette-le loin de toi, Mt; il çaut mieux pour toi entrer dans le royaume de Dieu, Me, la vie, Mt, n'ayant qu-un œil, qu'ayant deux yeux être jeté dans la géhenne du feu, Mt, où leur ver ne meurt point et le feu ne s'éteint point. Me. » Cette dernière sentence est inspirée d'Isaïe, LXVI, 24.

Dans un autre discours, V, 29, 30, Mt a placé des sentences analogues dans la bouche de Jésus ; plusieurs des expressions sont les mêmes : (xxavSyXiÇei, paXe aTco (Toîî, exxo^ov, etc., mais il est parlé de l'œil droit et du pied droit et il est ajouté : 11 vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse et que tout ton corps n'aille pas dans la géhenne.

Mt seul revient ensuite à la pensée initiale du discours, le scandale des petits. « Prenez garde de ne mépriser aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux regardent sans cesse la face de mon Père, qui est dans les cieux. Car le Fils de l'homme est venu sauver ce qui est perdu. »

Ce dernier verset a été omis par les majuscules kBL'^, les minuscules 1, 13, 33, les manuscrits vieux latins, e ff^, les versions égyptiennes, hiérosolymitaine, Origène, Eusèbe, Hilaire, Jérôme, mais reproduit par les majuscules DEFG, etc., la vieille latine, la Vulgate, la Peschito, Chrysostome; peut-être a-t-il été emprunté à Le, XIX, 10, où il semble être mieux à sa place.

Me ajoute une sentence qui ne se rapporte pas à ce que Jésus avait dit précédemment. Mt Le l'ont reproduite dans d'autres discours; dans MtV, 13, elle

paraît mieux à sa place; dans Le XIV, 34, moins bien.

« Car tout homme sera salé de feu » ; les majuscules ACDN, les vieilles versions latines, la Vulgate ajoutent « et tout sacrifice sera salé de sel », qu'omettent î<BLA.

Me ^ èàv Bï To âXaç ôvaXov YSVTjTai, êv tCvi auto àgxùatxt ; Le éàv 6è TÔ âXa; piwpavO^ èv Tivt âprvOTJaeTat ;

Mt èàv tï TO âXac pioopavO^ êv xivi àXt^Oi^aetat ;

(( C'est une bonne chose que le sel, Me Le. » Me seul ajoute : « Ayez du sel en vous-mêmes et soyez en paix les uns avec les autres. »

A relever encore quelques divergences d'expressions :

Me iàv — à'rtoxo'j/ov — Sx6aXe — elç Tfiv padtXstav tou 6eou Mt si — Ixxo^j^ov — pàXs — tlç t?1v Çw^iv

Enseignement sur le divorce.

Me X, 1-12; Mt xix, 1-12; Le xvi, 18.

Me Mt continuent à suivre le même ordre; Le diverge.

« Or, il arriva quand Jésus eut achevé ces discours, Mt, qu'étant partis de là. Me, qu'il quitta la Galilée, Mt, il se rendît aux confins de la Judée, de Vautre côté du Jourdain, Et des foules nombreuses le suivirent, Mt, s'assemblaient autour de lui, et comme il en avait coutume, de nouveau il les enseignait. Me, il les guérit là, Mt. Or, des pharisiens s'approchèrent de lui, et le tentant, lui dirent, Mt, lui demandèrent,

1. Me, Hais si le sel devient dessalé, avec quoi Tassai sonnerezvous?

Le, Mais si le sel est affadi, avec quoi Tassaisonnera-t-on ?

Mt, Mais si le sel est affadi, avec quoi seratil salé?

Me, s*il est permis à un homme, Me, de rens^oyer sa femme pour quelque motif que ce soit, Mt. C'était pour le tenter, Me. Mais celui-ciy répondant^ leur dit, » Le dialogue entre Jésus et les pharisiens sur le divorce est identique pour le fond dans Me Mt, mais leurs idées sont présentées différemment pour Tordre et l'expression. L'ordre que suit Me paraît mieux reproduire la suite des idées.

Me, « Que vous a commandé Moïse? Et ils dirent : Moïse nous a autorisés à écrire une lettre de divorce et à répudier.

Et Jésus leur dit : C^est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a écrit ce commandement. Mais au commencement de la création Dieu les fit homme et femme. A cause de cela rhomme quittera son père et sa mère et les deux seront en une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas.

Mt, N*avez-vous pas lu que celui qui les créa dès le commencement les fit homme et femme et dit : A cause de cela rhomme abandonnera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et les deux seront en une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. Ils lui dirent : Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ? Il leur dit : C'est à cause de la dureté de vos cœurs que Moïse a permis de répudier vos femmes; mais il n'en était pas ainsi dès le commencement. »

D'après Me, les paroles qui suivent ont été pronon-. cées plus tard :

« Et à la maison, les disciples l'interrogèrent encore sur cela. Et il leur dit. Me : Je vous dis que, Mt, quiconque répudie sa femme ^ si ce n'est pour cause de fornication, Mt, et en épouse une autre, commet adultère à son égard. Me.

Dans un autre contexte. Le XVI, 18, a reproduit une sentence analogue.

Me Le ajoutent une sentence, qu'on trouve aussi dans quelques manuscrits de Mt. Tout ce verset de

Mt, XIX ^ 9, est d'ailleurs diversement donné par les manuscrits; en outre, il forme doublet avec Mt V, 31, 32.

Me, « Et si elle-même ayant . Le, Celui qui épouse la femme répudié son mari, en épouse répudiée d'un homme commet un autre, elle commet adultère. ' adultère. » -

Mt seul donne la suite de l'entretien. Les disciples répliquent que, si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier. Jésus répond que cet enseignement est pour quelques-uns seulement. Car il y a diverses sortes d'eunuques : ceux qui le sont de naissance, ceux qui le sont du fait des hommes, et ceux qui se sont faits eunuques pour le royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne!

Jésus et les petits enfants.

Mo X, 13-16; Mt xix, 13-15; Le xvm, 15-17.

Le a placé cet épisode dans un autre cadre.

« Et alors, Mt, on lui amenait même. Le, les petits enfants afin qu'il les touchât, Me, qu'il leur imposât les mains, et qu'il priât, Mt. Les voyant, Le, les disciples les, Mt, reprenaient ceux qui les amenaient, Me Le. Mais Jésus, voyant cela, fut indigné. Me, les appelant, Le, leur dit : Laissez les petits enfants venir à moi. Me Le, et ne les empêchez pas de venir à moi, Mt, car le royaume de Dieu, Me Le, des cieux, Mt, est à ceux qui leur ressemblent, »

Me Le ajoutent une même parole du Seigneur : « En vérité, je vous dis que celui qui ne recevra pas le royaume de Dieu comme im petit enfant n'y entrera pas, » que Mt XVIII, 3, exprime autrement : « En vérité, je vous dis que si vous ne vous convertisse»

pas, et si vous n'êtes pas comme de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des ci eux. »

Me Mt concluent : « Et les ayant pris dans ses bras il les bénit, en posant les mains sur eux, Me, et leur ayant imposé les mains, il partit de là, Mt. »

Les divergences d'expressions sont peu nombreuses :

Me xflù irpoacçepov — â^rixax aÛTûv — Tuatôta Le irpoaéçepov Ôè — aOtwv &nxyixai — ppéçYî

Mt x6xt TtpoayjvixOiQffOtv — èitiÔ^ «OtoÎ; — TcatSia

Le jeune homme riche.

Me X, 17-31; Mt xix, 15»>-30; Le xviii, 18-30.

Dans les trois synoptiques ce récit est à la suite du précédent.

« Et comme ils sortaient pour se mettre en roule, Me, il sortit de là, et voilà que quelqu'un s'étant approché, Mt, quelqu'un étant accouru et s'étant jeté à ses genoux. Me, un chef. Le, l'interrogeait. Me Le, lui dit, MtLc :

Me ^ StSàoxaÀe àyaOé, xi YCoiifi<T(o iva Cûi>^v aluviov xXv)povo(<.ioaa> ; Mt 6i6àoxaXe, xi àyaOàv noti^acii Tva o^^ ^<<^^^ a((5vtov; Le 6iSàaxQ(X8 ÂyaOé, ti iroti^da; Cfia9)v altbviov xXy)Povo|ai^<t(i) ;

« Et Jésus, Me Le, lui dit : Pourquoi m'appelles-tu bon? Me Le. Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon?MT. Personne n'est bon si ce n'est Dieu, Me Le; un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels ? dit-il ; Jésus lui dit, Mt : Tu connais les commandements, Me Le. »

1. Me, Bon Maître, que ferai-je pour hériter la vie éternelle?

Mt, Maître, que feraî- Je de bon pour avoir la vie éternelle?

Le, Bon Maître, qae dois-je faire pour hériter la vie étemelle?

Les mêmes commandements sont donnés à peu près identiques chez les trois synoptiques, mais chez Mt les deux premiers sont transposés et tous les verbes sont au futur au lieu du subjonctif aoriste.

« Ne commets point d'adultère^ ne tue pas^ ne vole paSy ne dispos de faux témoignage, ne fais tort à personne, Me, honore ton père et ta mère, et tu aimeras ton prochain comme toi-même, Mt. Le jeune homme, Mt, lui dit : Maître, Me, fai observé toutes ces choses depuis ma jeunesse. Me Le. Que me manque-t-il?MT. Jésus, Me Le, l'entendant. Le, l'ayant regardé, l'aima, Me, et lui dit : Il te manque encore une chose. Me Le ; si tu veux être parfait, Mt, va, Me Mt, vends tout, Le, ce que tu as. Me Le, tes biens, Mt, et donne^le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel, et viens, suis-moi.

Me ^ 6 Se ffTvyvàffocc ènl x& Xéy^p àni^XOev Xv7to\S(i.evoc. Mt àxouaoc 8è 6 vsoviaxo; àicijXOtv Xvicou(Uvoc.

Le ô 8è àxo*j(ja; Totuta nepiXuico; iyewfi^i/\.

« Car il avait de grands biens, Mt Me, car il était très riche, Le. Jésus dit à ses disciples. Me : En vérité je vous le dis, Mt.

Me ^ Tcô; SvffxôXctf; ol xà xp^f'^'^^ l^ovre; el; xi^v paaiXeCav toO Le n&i S\)9x6Xaic ol ta xp^C'Cc^x l^^vreç el; t^v paaiXeîav toO Mt oTi tcXovatoc Sv(nc^b>; tlnktwjtxat, el; tyiv padtXtiav t(5v

Me OeoO eiffeXevaovxat.

Le Oeoû eloicopeOovTot.

Mt ovpavcôv.

I. Me, Mais celui-ci, affligé de cette parole, s'en alla triste.

3. Me Le, Combien difficilement ceux qui ont des richesses entreront dans le royaume de Dieu!

Mt, Mais le jeune homme ayant entendu s'en aUa triste.

Le, Mais celui-ci ayant entendu cela en fut attristé.

Mt, Combien difficilement le riche entrera dans le royaume des cieux!

« Or, les disciples étaient stupéfaits de ses paroles. Mais Jésus, reprenant, leur dit : Enfants, qu'il est difficile d'entrer dans le royaume des cieux * ! Me. Je vous dis encore, Mt, il est plus facile qu'un chameau passe par le trou d'une aiguille qu'il ne l'est qu'un riche entre dans le royaume des cieux. Les disciples, Mt, qui entendaient, Mt Le, étaient fort étonnés. Me Mt, et se disaient les uns les autres, Me : Qui donc peut être saucé P Les regardant, Me Mt, Jésus leur dit :

Me ^ ?rapà àvOpuicot; à6uvaT0v àXX* ou icapà ôeto' Mt wopà av6p(tf?rot; towto àôuvaxov éortv Ttapà 8è Oew Le là àôuvaxa •kolçol àvôpwiroi;

Me TuàvTa yàp ôuvaxà wotpà tû ôet^.

Mt Ôuvaià icàvta.

Le Suvaroc tcapà Ta Oet^ êonv.

« Alors prenant la parole, Mt, Pierre se mit à lui dire. Me, lui dit, Mt Le : Voici que nous, après avoir quitté nos biens. Le, nous avons tout quitté. Me Mt, et nous t'aidons suiçi. Et Jésus leur dit : En mérité Je cous le dis, »

Mt insère ici des paroles du Seigneur dont on trouve les analogues dans Le XXII, 30.

« Je vous dis que, vous qui m'avez suivi, lorsque au temps de la régénération le Fils de l'homme sera assis sur le trône de sa gloire.

Mt, * vous serez assis, vous aussi, sur douze trônes et vous jugerez les douze tribus d'Israël.

Le XXII, 30, Et vous serez assis sur des trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël. »

1. La Vulgate avec le Texte reçu et de nombreux manuscrits ajoute : confidentes in pecuniis.

s. Me, Aux hommes cela est impossible, mais non pas à Dieu ; car toutes choses sont possibles à Dieu.

Mt, Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu toutes choses sont possibles.

Le, Les choses impossibles aux hommes sont possibles à Dieu.

Après cette digression de Mt, les trois synoptiques reproduisent les mêmes sentences du Seigneur.

« Et quiconque, Mt, il n'est personne qui, Me Le, ait quitté sa maison, Me Le, ou sa femme. Le, ou ses frè^ res ou ses sœurs ou sa mère ou son père, Me Mt, ses parents, Le, ou ses enfants, ou ses champs. Me Mt, ou ses maisons, Mt,

Me ^ ëvexev i|jkoO xal ëvexev toO eOaYYsXtou Le etvexev ttj; ^aaiXetaç tov Oeou

Mt fvexa toû éi&oO ôvôfjiaTo;

qui ne recevra beaucoup plus, Mt Le, qui ne reçoive au centuple maintenant en ce temps-ci, des maisons et des frères et des sœurs et des mères et des enfants et des champs avec des persécutions. Me, et dans le siècle à venir, Me Le, et héritera, Mt, la vie éternelle. Mais beaucoup des premiers seront les derniers et beaucoup des derniers les premiers. Me Mt. »

Relevons quelques divergences d'expressions :

Mo ûorepet — Tpu(jiaXiâc tîI; ^09160; — Tccptoaâç — Xàêri Le Xeiicei — TpiQpiaTo; peX6vT]; — àTcoXàêrj

Mt uoTcpâç — Tpuici^|LaToc ^aç^doç — açoSpa — X^fji^^eTat

Troisième prédiction de la passion.

Me X, 32-34; Mt xx, 17- 19; Le xviii, 31-34; xix, 28.

a Or ils. Me, Jésus, Mt Le, étaient dans le chemin, montant à Jérusalem, et Jésus marchait devant eux; ils (les disciples) étaient effrayés, et ceux qui le suivaient étaient saisis de crainte. Me, et ayant pris de

1. Me» À cause de 1 Lc,Àcauseduroyaumoi et à cause de TE- me de Dieu, vangile. I

Mt, a cause de moa nom.

134 mSTOlRE DES UVRES DU NOUVEAU TESTAMENT.

nouveau, Mt, apcc lui les douze, à part dans le cliemin, Mt, il se mit à leur dire ce qui devait arriver. Me , il leur dit, Mt Le : Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les Prophètes sur le Fils de rhomme s'accomplira, Le; le Fils de Thomme sera livré aux princes des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort, Me Mt,

BIc, « Et ils le livreront aux païens et ils se moqueront de lui et ils cracheront sur lui et ils le flagelleront et le feront mourir et après trois jours il ressuscitera.

Mt, Et ils le li videront aux païens pour qu'ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera.

Lc,Carilserali\Té aux païens et on se moquera de lui et on crachera sur lui et, ra3'ant flagellé, ils le feront mourir et le troisième jour il ressuscitera.

a Et ils ne comprirent rien à cela, et ce discours leur était caché et ils ne saisissaient point ce qui leur était dit, Le. »

Les ressemblances d'expressions sont nombreuses surtout entre Me Mt ; Le exprime un peu différemment les mêmes faits.

La demande des lils de Zébédée.

Me X, 35-15; Mt xx, 20-28.

Dans Mt la demande est présentée à Jésus par la mère des fils de Zébédée ; dans Me elle l'est par les fils eux-mêmes.

Me, « Or, Jacques et Jean, flls de Zébédée, s'approchent de lui en disant : Maître, nous voulons que vous fassiez pour nous ce que nous vous demanderons. Il leur dit : Que voulezvous que je fasse pour vous?

Mt, Alors, la mère des flls de Zébédée s'approcha de lui avec ses deux fils, et se prosterna, lui demandant quelque chose.

Il lui dit : Que veux-tu? Elle lui dit : Ordonne que ceux-ci, mes deux flls, soient assis, Fun

Ils lui dirent : Accorde-nous, que nous soyons assis Tun à ta droite, Tautre à ta gauche dans ta gloire.

à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume.

«Répondant, Mt, Jésusleur^ Me, dit : Vous ne savez ce que vous demandez ; pouvez-vous boire le calice que je bois, Me, que je vais boire, Mt, ou être baptisé du baptême, dont je suis baptisé? Me. Ceux-ci lui dirent : Nous le pouvons, Jésus, Me, leur dit : Vous boirez la coupe que je bois et vous serez baptisés du baptême dont je suis baptisé. Me, mais quant à être assis à ma droite et à ma gauche il ne m'appartient pas de le don^ ner, (mais cela sera donné) à ceux pour qui cela a été préparé par mon Père, Mt. Et les dix ayant entendu cela, se mirent à s'indigner contre Jacques et Jean, Me, s'indignèrent contre les deux frères, Mt. Et Jésus les ayant appelés à lui leur dit : Vous savez que ceux qui paraissent. Me, sont, Mt, les chefs des nations^ les dominent, et les grands d'entre eux. Me, ont puissance sur eux. Il n'en est, Me, sera, Mt, pas ainsi parmi vous ; mais quiconque voudra être grand parmi vous sera votre serviteur, et quiconque voudra être le premier d'entre vous, Me, parmi vous, Mt, sera votre, Mt, Vesclave de tous. Me. Car. Me, de même que, Mt, le Fils de fhomme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie comme rançon pour beaucoup. »

A part quelques différences d'expressions. Me Mt reproduisent à peu près identiquement surtout les paroles du Seigneur. On retrouve dans Le des sentences analogues à celles que nous venons de rapporter : Le XII, 50 = Me X, 38 et Le XXII, 24-27 = Me X, 42-45 ; Mt, XX, 25-27.

L'aveugle de Jéricho.

Me X, 4^52; Mt xx, 29-34; Le xviii, 35-43.

Le se joint de nouveau à Me Mt qu'il suit depuis XVIII, 18, sauf qu'il a omis la demande des fils de Zébédée. Les faits et les paroles sont ici à peu près identiques ; cependant d'après Me Mt, le miracle eut lieu à la sortie de Jéricho et d'après Le à l'entrée ; d'après Mt il y avait deux aveugles et d'après Me Le il n'y en avait qu'un.

Me, « Et ils arrivent à Jéricho; et comme ils partaient de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis sur le bord du chemin.

Le, Or il arriva comme il approchait de Jéricho qu'un aveugle était assis sur le bord du chemin demandant l'aumône.

Mt,

Et comme il sortait de Jéricho, une foule nombreuse le suivit. Et voici deux aveugles assis sur le bord du chemin.

« Et ayant entendu la foule qui passait il s'informa de ce qu'était cela, Le, ayant entendu, Me Mt, que Jésus passait, Mt, que c'était Jésus le Nazaréen, Me; on lui annonça que c'était Jésus le Nazaréen qui passait, Le, il se mit à crier. Me, il cria. Le, ils crièrent, Mt, et dit : Fils de Daçid, sauç^e~moi.

Me * xal èiceTt|j.biv aOrcî) 7roX>vOl î'va ffWi)irQ(TTj.

Le xal oî irpoàyovTe; IfreTtpLcov aOxû iva criYTOffr;.

Mt ô Sk ô;(Xoç è7ceT({i.7)aev aoToT; Tva aiwirQCwçiv.

a Mais il criait. Me Le, ils crièrent, Mt, encore, Le, beaucoup. Me Le, plus fort, disant : Seigneur, Mt,

i. Me, Et plusieurs le reprenaient pour qu'il se tût.

Le, Et ceux qui marchaient devant le reprenaient pour qu'il se tût.

Mt, La foule les reprenait pour qu'ils se tussent.

Fils de Dasfid^ sauve^moi^ Me Le, nous, Mt. Et Jésus s*ètant arrêté^ dit : Amenez-le, Me, les appela, Mt, commanda qu'on le lui amenât, Le. Et ils appellent l'aveugle, lui disant : Aie courage, lève-toi, il t'appelle. Celui-ci, ayant jeté son manteau, vint en sautant vers Jésus. Et Jésus, prenant la parole, lui dit, Me, quand il se fut approché, il l'interrogea, disant. Le : Que çeux-tu que je ie^ Me Le, vous, Mt, fasse. Et l'aveugle lui, Me, dit, Me Le, ils dirent, Mt : Rabbouni, Me, Seigneur, Le Mt, que je recouvre la vue, Me Le, que mes yeux s'ouvrent, Mt.

Me, « Et Jésus lui dit : Va, ta foi t'a sauvé. Et aussitôt il recouvra la vue et il le suivait sur le chemin.

Le, Et Jésus lui dit : Recouvre la vue, ta foi t*a sauvé. Et à rinstant il recouvra la vue et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple ayant vu cela rendit gloire à Dieu.

Mt, Et Jésus ayant pitié d'eux, toucha leurs yeux et aussitôt ils recouvrèrent la vue et le suivirent. -

Ce récit présente des divergences d'expressions telles qu'il est impossible de croire qu'un évangéliste se soit servi de l'autre ; en même temps, ils ont des points communs, Me, tantôt avec Mt, tantôt avec Le.

Voici quelques différences d'expressions :

Mo èxàOiriTo — -^pEaTO xpàî^eiv — atWTrotxr, — pLâXXov — eOôùç Mt xaOï^pievot — SxpaÇav — (rccoTciQCTbXTtv — pLsîCov — eûôsci);

Le êxâOv)TO — ê66yi<jev — (5v>fy<5^ — pLâXXov — irapa^pTlpia

3® Section. — Jésus a Jérusalem

Entrée de Jésus à Jérusalem et au temple.

Me XI, MI; Mt xxi, Ml; 14-17; Le xix, 28^4; Jn xii, 12-19.

Les trois synoptiques ont placé ce récit à la suite du précédent, sauf que Le a intercalé entre les deux l'épi-

sode de Zachée et une parabole des mines, analogue à celle des talents, que raconte Mt XXV, 14-30. Jean relate aussi en quelques mots l'entrée de Jésus à Jérusalem.

« Et il arriva, Le, comme ils approchaient de Jérusalem, et qu'ils étaient arrivés près, Mt, de Bethphagé, Mt Le, et de Béthanie, Me Le, \>ers le mont appelé, Le, des Olipiersy que Jésus alors, Mt, envoya deux de ses disciples et leur dit : Allez au village qui est devant vous et en y entrant, Me Le, vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle, Mt, un ânon attaché sur lequel un homme ne s'est. Me Le, pas encore. Me, jamais. Le, assis. Me Le; détachez-le et amenez-le-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, Mt, vous dit : Pourquoi faites-vous cela? Me, vous demande : Pourquoi le détachez-vous? Le, vous direz ainsi. Le : Le Seigneur en a besoin, et aussitôt il (les, Mt) l'enverra, Me Mt, ici de nouveau. Me. »

Mt seul cite la prophétie de Zacharie, IX, 9 et y adapte son récit : « Ceci arriva afin que fût accompli ce qui avait été dit par le prophète : Dites à la fillç de Sion : Voici que ton roi vient à toi, plein de douceur et monté sur une ânesse et sur l'ânon, fils de celle qui porte le joug. »

« Et ils s'en allèrent, Me, et, s'en étant allés, les envoyés. Le, les disciples s'en étant allés, Mt, et trouvèrent. Me Le, comme il leur avait été dit, Le, l'ânon attaché près de la porte, dehors, au carrefour, Me, et ils le, Me, détachèrent, Me Le, l'ânon. Le; quelquesuns de ceux qui étaient là, Me, les maîtres de celui-ci, Le, leur dirent, Me Le : Que faites-vous en détachant, Me, pourquoi détachez-vous. Le, cet ânon? Or ils leur dirent. Me Le, comme Jésus leur avait dit, Me, que le Seigneur en a besoin. Le ; et ayant fait comme Jésus leur avait ordonné, Mt, on les laissa aller, Me, et ils

r, Le, amenèrent Tânesse et, Mt, l'ânon. Me Mt, vers Jésus.

Me ^ èjrtêdXXoudiv auT^ Ta IpiàTia aÙTÛv xal sxdôioev liz aùiov, xal Le éfftppC4^VT6C aÙTcôv Ta i(idTta lin xàv nâ>).ov èTceêiêaaav tgv 'Iyi^oOv Mt licéOY]xav Itc* aijTcÂv Ta IpiàTia xal ineyàOKrev éTcâvo) aOrcôv

Me iroXXoi Ta {{xaTta a^TÛv eaTptojav elç ttqv ôôdv

Le 9ropevo{Aévou ôè aÙToO OTCstrrpcovvuov ta tjxaTia aOriov Iv t^ ôSâ Mt ô ôà icXeîoTo; ôxXoc sorptixyav éauTwv Ta ffiorta èv t^ ôScj)

et d'autres, Me Mt, des branches d'arbre qu'ils avaient coupées dans les champs, Me, coupaient des branches d'arbre et les étendaient sur le chemin, Mt. . Et comme il approchait déjà de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, transportée de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus. Le. Et les foules, Mt, et ceux. Me, qui précédaient et qui suivaient criaient. Me Mt, disant : Hosanna! Me Mt, au Fils de David, Mt! Béni soit celui. Me Mt, le roi, Le, qui soient au nom du Seigneur. Béni soit le règne de David, notre Père, qui vient, Me ; Hosanna! Me Mt; Paix dans le ciel et gloire, Le, dans les lieux très hauts! »

Les trois synoptiques racontent ensuite, chacun de leur côté, les événements qui suivent, tantôt seuls, tantôt deux à deux. Le rapporte que les pharisiens demandent à Jésus d'imposer silence à ses disciples. Celui-ci leur répond que, s'ils se taisent, les pierres crieront. Puis, en voyant la foule, il pleura sur elle et sur Jérusalem, qui n'avait pas compris la paix qui lui

1. Me, Et ils jettent sur lui leurs manteaux et il s'assit sur lui, et beaucoup étendirent leur vêtement sur le chemin.

Le, Et ayant jeté leurs manteaux sur FAnon ils firent monter Jésus. Quand il fut en marche ils étendirent leurs manteaux sur le chemin.

Mt, Ils placèrent sur eux leurs manteaux et le firent asseoir sur eux; la plupart des gens de la foule étendirent leurs manteaux sur le chemin.

était apportée, et qui devait être détruite de fond en comble. Mt relate l'émoi qui souleva Jérusalem quand Jésus entra dans la ville et la déclaration de la foule : Celui-ci est le prophète Jésus de Nazareth en Galilée.

Me raconte qu'il entra à Jérusalem dans le temple et Mt qu'il y guérit les aveugles et les boiteux qui s'approchèrent de lui. Il rapporte aussi l'indignation des princes des prêtres et des scribes parce que les enfants criaient dans le temple : Hosanna au fils de David. Et à leur demande s'il les entendait, Jésus répond : N'avezvous jamais lu : De la bouche des enfants et des nour- . rissons tu t'es préparé une louange?

Me et Mt relatent que Jésus ayant jeté ses regards autour de lui sur toutes choses, le soir étant déjà venu, Me, il sortit (de la ville, Mt) pour aller à Béthanie (avec les douze, Me) où il passa la nuit, Mt.

Remarquons que Mt et Le placent la purification du temple ce jour-là, tandis que Me la renvoie au lendemain.

D'après le quatrième évangile ce fut une foule qui sortit de Jérusalem pour aller au-devant de Jésus et qui, portant des branches de palmier, criait : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël ! Jésus s'assit sur un ânon qu'il trouva. La foule alla au-devant de lui parce qu'il avait ressuscité Lazare.

Les trois synoptiques ont raconté ce récit d'une façon à peu près indépendante l'un de l'autre. Si l'on retranche les paroles qui sont quelquefois identiques, il reste les mêmes faits racontés en termes différents.

Malédiction du figuier.

Me XI, 12-14; Mt xxi, 18, 19-.

Dans Me Mt cet épisode est placé le lendemain malin de l'entrée de Jésus à Jérusalem.

ANALYSE DES TROIS ÉVANGILES SYiNOPTIQUKS. 141

« Et le lendemain, comme ils étaient sortis de Béthanie, Me, le matin, comme ils retournaient à la ville, Mt, il eut faim et voyant de loin. Me, sur la route, Mt, un figuier ayant des feuilles, Me, il alla voir s'il y trouverait quelque chose, et s'en étant approché, Me, il n'y trouva rien si ce n*est des feuilles seulement, Mt. Car ce n'était pas le temps des figues, et prenant la parole. Me, il lui dit :

Me, « Que jamais personne | Mt, Qu'à jamais il ne naisse ne mange de toi aucun fruit. | plus de toi un fruit.

« Et ses disciples l'entendaient, Me. »

D'après Mt le figuier se dessèche immédiatement et les disciples étonnés interrogent Jésus. D'après Me la conversation de Jésus avec ses disciples eut lieu le lendemain seulement.

I«a Purification du temple.

Me XI, 15-19; Mt xxi, 12-17; Le xix, 45-48; Jn ii, 13-17.

« Et ils vinrent à Jérusalem, Me, et Jésus, Mt, étant entré. Me Le, entre, Mt, dans le temple de Dieu, Mt; il se mit à chasser. Me Le, il chassa tous, Mt, ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple et il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient des colombes. Me Mt, et il ne permettait pas que personne transportât un ustensile à travers le temple et il enseignait, Me, et leur disait: N'est-il pas écrit. Me, il est écrit. Me Le : Ma maison sera. Le, sera appelée. Me Mt, une maison de prière pour toutes les nations, Me, mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et il enseignait chaque jour dans le temple. Le. Or, ayant entendu cela. Me, les premiers du peuple, Le, les princes des prêtres et les scribes, cher-

chaient, Me Le, comment ils le feraient périr, Me, aie faire périr, Le.

Me, « Car ils le craignaient parce que toute la foule était dans Tadmiration à cause de son enseignement.

Le, Et ils ne trouvaient pas ce qu'ils lui feraient, car tout le peuple Fentendant était suspendu à ses lèvres. »

Mt place cette dernière réflexion après de longs discours du Seigneur, XXII, 33.

« Et quand le soir fut venu, il sortit de la ville, Me. »

Dans ce récit Me ajoute quelques détails, mais il est d'ordinaire d'accord avec Mt. Le s'accorde avec Me Mt surtout pour les paroles du Seigneur.

Le quatrième évangile rapporte à peu près dans les mêmes termes, mais avec des détails plus précis, une purification du temple, seulement il l'a placée au commencement de la vie publique de Jésus, II, 13-17 et non à la fin comme les synoptiques.

Le figuier desséché.

Me XI, 20-26; Mt xxi, 19''-22.

Mt a raconté d'affilée la malédiction, la dessiccation du figuier et la conversation du Seigneur avec ses disciples, tandis que Me place cette conversation le lendemaii;!. Les idées, à peu près les mêmes, sont exprimées différemment.

« Et aussitôt le figuier sécha, et voyant cela, les disciples s'étonnèrent et dirent : Comment le figuier s'estil desséché en un instant? Mt. Et le matin, en passant, ils virent le figuier séché jusqu'aux racines. Et Pierre se ressouvenant lui dit : Maître, voici que le figuier, que tu as maudit, s'est desséché, Me. Et Jésus, répondant, leur dit : En vérité, Mt, je vous le dis : ayez la

foi, Me, si vous aviez la foi et que vous n'hésitiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait au figuier, mais si même vous disiez à cette montagne, Mt, je vous dis en vérité que quiconque dira à cette montagne. Me : O te- toi de là et jette-toi dans la mer et qui n'aura pas hésité dans son cœur mais qui croit que ce qu'il aura dit arrivera, cela se fera pour lui, Me, cela se ferait, Mt. C'est pourquoi je vous dis, Me :

Mc^ navra 6<ra icpoae\3xe(T6c xat alTetaOe nKjteuexe 6ti IXàêexe, Mt icdvta oaa âv oXrfi<rt['Zi év t^ icpoaeu^ 7n(rreuovTcc Xt)(j.4'C(tOs,

et cela vous arrivera ; et lorsque vous vous tenez debout pour prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu'un, afin qu'aussi votre Père qui est dans les cieux vous pardonne vos fautes. Me. »

Nous rétrouvons cette sentence en termes à peu près équivalents dans Mt VI, 14. Les manuscrits CDEM, quelques minuscules ajoutent ici la sentence suivante : « Si vous ne pardonnez point, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes », analogue à la sentence de Mt VI, 15, mais qu'omettent les majuscules nBLS, des minuscules, et les versions égyptiennes.

Question des prêtres sur l'autorité du Christ.

Mo XI, 27-33; Mt xxi, 23-27; Le xx, 1-8.

Les trois synoptiques ont placé ce récit dans le même cadre.

1. Me, Tout ce que vous deman- 1 Mt, Tout ce que croyant vous derez en priant, croyez que vous demanderez dans la prière vous le recevrez, I le recevrez.

Me, « Et ils viennent de nouveau à Jérusalem, et comme il se promenait dans le temple,

Mt,

Et quand il fut venu dans le temple.

Le, Et il arriva, un de ces jours, comme il enseignait le peuple dans le temple et annonçait rÉvangile,

les princes des prêtres et les scribes, Mt Le, et les anciens du peuple, Mt, s'approchant de lui. Me, survinrent, Le, vinrent à lui pendant qu'il enseignait, Mt, et lui dirent : Dis-nous, Le, par quelle autorité fais-tu ces choses ? Ou qui est celui qui t'a donné cette autorite pour faire ces choses? Me. Or, Jésus, Me Mt, répondant leur dit : je vous demanderai^ moi aussi, Mt Le, une seule chose; répondez-moi, Me, dites-moi, Le, si vous me dites, Mt, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses. Le baptême de Jean, d'où venait-il, Mt, venait-il, Me, était-il. Le, du ciel ou de la terre? Répondez-moi, Me. Et ils raisonnaient entre eux disant : Que, Le, si nous disons : du ciel, il nous, Mt, dira : Pourquoi donc, Me, n'açez^vous pas cru en lui? Mais si nous disons : des hommes, nous craignons la foule, Mt, ils craignaient le peuple, Me, tout le peuple nous abandonnera. Le.

Me * Y*? etxov tèv 'IwàwYjv Svxco; ôti itpoçi^Tiiç ^v.

Mt yàp c&c ttpoçtqttqv s^ouonv tov Itoàvvriv.

Le iceicci(T(iivoc yàp lottv 'Iwâwiqv npoçifrniv elvai.

Et répondant, ils dirent à Jésus : Nous ne savons. Me Mt; ils ne savaient pas d^où il venait. Le. Et Jésus, Me Le, lui aussi, Mt, leur dit : Je ne vous dis pas par quelle autorité je fais ces choses. »

Nous signalerons dans ce récit quelques divergences

i. Me, Car ils tenaient Jean pour un vrai prophète.

Mt, Car ils tiennent Jean pour un prophète.

Le, Car il est persuadé que Jean était un prophète.

d'expressions, qui prouvent que les évangélistes traitaient librement leur matière :

Me xaî SieXoyCÇovto wpoç iauToù; — àicoxpiOiQTs itot Mt ol Sa $te>OYtCovTO icap* êauTot; — clmyré (loi Le ot 8è ffuveXoytaavTO «pi; IocvtoO; — eÎTraxé jiot

Les paroles du Seigneur et de ses interlocuteurs ont été conservées très littéralement.

Parabole des vignerons homicides.

Me xii, 1-12; Mt xxi, 33-46; Le xx, 9-19.

Avant cette parabole, Mt avait placé la parabole des deux fils, XXI, 28-32. A part cette insertion, Tordre est le même chez les trois synoptiques.

« Et (Jésus) se mit, Me Le, à leur parler en paraboles, Me, à dire au peuple cette parabole, Le : Écoutez une autre parabole, Mt : Il y avait un homme maître de maison qui, Mt, un homme, Me Le, planta une çigne et l'entoura d'une haie et creusa, Me Mt, une cuve, Me, un pressoir, Mt, et bâtit une tour. Me Mt. // la loua à des vignerons et ^'absenta de son pays pendant longtemps, Le. Et lorsque la saison des fruits s'approcha, Mt, dans la saison, Me Le, // envoya aux vignerons un serviteur, Me Le, ses serviteurs, Mt,

Mc^ (va icapà tcov 'itta^'xCùi>t >â6T) àni tîâv xapiccov tov à|ineX(5voc.

Mt >a6eTv Toi»; xotpiroi^ç «OtoO.

« Mais les vignerons, Mt Le, s'étant saisis. Me Mt, de lui, Me, le battirent et le renvoyèrent à vide. Me Le, de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre et en lapidèrent un autre, Mt.

1.11c, Afin de rece- I Le, Afin qu'Us luit Mt, Pour recevoir voir des vignerons 1 donnassent des fruits ses fruits, des firalks de la vigne. 1 de la vigne. I

Me ^ xal TcdiXiv ànécrceiUv Kpôç aùxoitç aXXov SoùXov

Mt icoXtv àiccotttXev â^Xouc ôouXovç icXeéova; t(ôv icpioTuv

Le xal icp09c6eT0 Sxtpov i7é{i4»ai SoùXov

et ils les traitèrent de même, Mt.

Me, « Et celui-là, ils le blessèrent à la tête et le chargèrent d'outrages. 11 en envoya un autre, et celui-là ils le tuèrent, et plusieurs autres, dont ils battirent les uns et tuèrent les autres.

Le, Mais eux, après Tavoir aussi battu et outragé, le renvoyèrent à vide. Et il en envoya encore un troisième, mais ceux-ci rayant blessé aussi le jetèrent dehors.

Me, Il avait encore un fils unique bienaimé; il le leur envoya en dernier lieu,

disant, Me Mt fils.

Mt, Ensuite il envoya vers eux son fils,

Le, Et le maître de la vigne dit : Que ferai-je? J'enverrai mon fils bien-aîmé,

Peut-être, Le, ils respecteront mon

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disant, Le : Celui-ci est Théritier, venez, Me Mt, tuons-le et sera à nous, Me, nous aurons, Mt, afin que soit à nous, Le, Vhéritage. Et s'étant saisis de lui, Me Mt, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la soigne. Quand donc le maître de la vigne sera venu, Mt, que fera-t-il donc, le maître de la vigne? Me Le. Il viendra, Me Le, et fera périr ces vignerons, Me, misérablement ces misérables et il affermera, Mt, il donnera, Me Le,

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