‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 27 sur 99 · Hc, Hais celui-ci voyant leur hypocrisie leur dit · texte numérisé non relu

Hc, Hais celui-ci voyant leur hypocrisie leur dit

Mt, Jésus connaissant leur méchanceté dit.

Le, Mais discernant leur ruse U leur dit.

but, Mt, afin que je voie, Me ; ceux-ci lui apportèrent, Me Mt, un denier. Et Jésus, Mt, leur dit, Me Mt : De qui est cette image et cette inscription ? Ceux-ci lui dirent : de César, Alors, Mt, Jésus, Me, leur dit : Rendez donc, Le, à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Et ils ne purent surprendre une parole de lui devant le peuple, Le. Et ayant entendu cela, Mt, ils furent étonnés à son sujet. Me, de sa réponse et ils se turent, Le, et le laissant, ils s'en aUèrent, Mt. »

Avec des ressemblances d'expressions, surtout dans les paroles, il y a dans ce récit des additions du fait de chacun des évangélistes et des divergences de mots pour exprimer la même idée.

Me iva aOiôv àYpe^aeofftv X6y«î> — çépete — pXsTTStc Mt ôttwç «Oràv icoYiSeufffaxrtv Iv Xô^V — èmSst^otTS — pXéirei; Le Tva imXàêdivTai aOrov X^you — ôeCÇotte — Xa(i.6<xvei;

Question des sadducéens sur la résurrection des morts.

Me XII, 18-27; Mt xxii, 23^3; Le xx, 27-40.

Les trois synoptiques continuent à suivre le même ordre.

« Ce jour-là, Mt, quelques-uns, Le, des sadducéens qui nient qu'il y ait une. Le, disent qu'il n'y a point de, Me Mt., résurrection nnrent vers lui et Vinterrogèrent en disant : Maître^ Moïse nous a prescrit que si le frère de quelqu'un meurt. Me Le, a dit : Si quelqu'un meurt, Mt,

Mo* xal xaToXdcig YUvaTxa %a\ [kii àç^ téxvov Le Ij^wv -pvaïxa xal outo; àxsxvo; -j

Mt jat^ I^wv Téxva

i' Me, et laisse une femme et ne laisse point d'enfant.

Le, ayant une femme i Mt, n'ayant pas d'enet qu'il soit sans en- fants.

faut. I

que, Me Le, son frère prenne, Me Le, épousera, Mt, sa femme et qu'il suscite, Me Le, il suscitera, Mt, une postérité à son frère. Or, Mt, donc, Le, il y aidait parmi nous, Mt, sept frères. Et le premier prit femme et mourut. Me Le, sans laisser de postérité, Me, sans enfant. Le ; s'étant marié, il mourut et, n'ayant pas de postérité, laissa sa femme à son frère. De même, Mt, le second aussi la prit et mourut ne laissant pas de postérité. Me, et le troisième loi prit. Le, de même. Me Le, jusqu'au septième, Mt et les sept ne laissèrent pas. Me Le, de postérité. Me, d'enfants et moururent, Le. A la fin. Me Le, la dernière de tous. Me, Isl femme mourut aussi. Me Le. A la résurrection ^ quand ils ressusciteront. Me, duquel de ceux-ci sept, Mt, serat-elle la femme, car tous, Mt, les sept l'ont eue pour femme? Me Le. Répondant, Mt, Jésus leur dit : N'estce pas à cause de ceci que, Me, vous êtes dans l'erreur, ne connaissant pas les Écritures, ni la puissance de Dieu? Me Mt. Les fils de ce siècle se marient et donnent en mariage, mais ceux qui seront jugés dignes du siècle à venir et de la résurrection des morts. Le, car quand on ressuscite des morts. Me, car à la résurrection, Mt, on ne se marie point et on n'est point donné en mariage f car ils ne peuvent plus mourir, Le, mais ils sont comme, Me Mt, semblables à. Le, des anges de Dieu, Mt, dans les cieux. Me Mt, et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection, Le.

Me, « Or, quant aux morts et à leur résurrection, n'avezvous pas lu dans le livre de Moïse, à propos du buisson, comment Dieu lui a parlé disant :

Mt, Et pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit :

Le, Et que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le montre auprès du buisson lorsqu'il appelle le Seigneur,

« Je suis, Me Mt, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob; or y il n'est pas le Dieu des mortSy mais des {vivants, car tous sont vivants pour lui, Le. Vous êtes donc dans une grande erreur, Me. Et les foules, entendant cela, étaient très frappées de sa doctrine, Mt. Alors quelques-uns des scribes, prenant la parole, dirent : Maître, tu as bien dit. Car ils n'osèrent plus l'interroger sur rien, Le. »

Les ressemblances d'expressions sont nombreuses dans cette péricope; sur les mariages successifs de la femme, ils divergent dans la forme.

Relevons les expressions suivantes :

Me xal Ipxovxat — XiYOWtv — ëXaêev Yvvaîx* Le icpoo-eXOôvTeç Se — àvTiXÉYOvteç — Xoi6b>v Ywaïxa Mt TcpooTjXOov — X^ovxe; — in^(iiac

Me oOx àç^ev (mip(ta — o^ àç^xocv aicéppia — d»; avYe^o* Le âxexvoç — où xaxfXiicov xiycm. — laaYYeXot

Mt \f.'h lx»v 9«ép(ia — — à; &fitki>%,

Le grand commandement.

Me XII, 28-34; Mt xxii, 34-40.

Me, « Or, un des scribes, qui les avait entendus discuter ensemble, voyant qu'il leur avait bien répondu, s'approcha et lui demanda :

Mt, Mais les pharisiens ayant appris qu'il avait réduit les sadducéens au silence, se rassemblèrent dans un môme lieu et l'un d'eux, un légiste, lui demanda pour l'éprouver :

« Quel est\e grand, Mt, commandement^ le premier de tous, Me, dans la Loi, Mt. Celui-ci répondit, Me, dit, Mt : Le premier est : Écoute, Israël ; le Seigneur notre Dieu est Tunique Seigneur, Me, et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton dme et de tout ton esprit et de toute ta force. Me. C'est là le grand et le premier commandement, Mt. Voici le second, Me, le second lui est semblable, Mt. Tu

aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là, Me. Dans ces deux commandements sont renfermés la loi et les prophètes, Mt. »

Me seul donne la suite de la conversation. Le scribe répète les paroles du Seigneur et les approuve en ajoutant qu'observer ces deux commandements, c'est plus que tous les holocaustes et les sacrifices. Et Jésus, voyant qu'il avait sagement répondu, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Me ajoute ici une réflexion que Ton trouve plus haut dans Le : « Et personne n'osait plus lui adresser de questions» »

Me Mt ont placé cet entretien avec le scribe immédiatement après la discussion avec les sadducéens. Le a un entretien analogue, mais dans un autre contexte, X, 25-28. Les idées et les expressions sont à peu près identiques, mais présentées différemment. C'est le légiste qui proclame la loi et non Jésus. La conclusion est plus nette : « Tu as bien répondu, dit Jésus, fais cela et tu vivras. »

Le Christ, Fils de David.

Mo XII, 35-37; Mt xxii, 41-46; Le xx, 41-44.

Les trois synoptiques suivent le même ordre, sauf [ue Le a omis le récit précédent.

« Les pharisiens étant assemblés, Mt, Jésus, prenant a parole. Me, les interrogea, en disant, Mt, dit, Me jC, enseignant dans le temple. Me :

lie* Tct&c Xiyovatv ol yça\L\iMXtXi Sn ô Xptarè; vloç AauciS ionv; jC tc&ac Xe^ouaiv tôv Xpi^àv elvat AouelS v{dv;

IIt xl 0(iïv ôoxeî Tcepl xoO Xpi<rroO; xtvoç ut6; êonv;

1. Me, Comment les (cribes disent-ils que e Christ est fils de [>avid ?

Le, Comment dit-on que le Christ est fils de David ?

Mt, Qae tous sem* ble-t-il du Christ? De qui est-ii fils?

« Ils lui dirent : De David. Il leur dit, Mt :

Me ^ axtzbç AauelS elicev Iv Tiji irvsv(j.aTt x^ &yit^'

Le aOroç yàp AousiS Xé^ei év ptêX({> 4^{a£âv*

Mt n&ç oSv AauetS èv luveuiMiTi xoXeT xvptov aOTiv Xé^cov*

Z»e Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds^ toi à ma droite jusqu'à ce que f aie mis tes ennemis^ sous, Mt, comme marchepied de, Me Le, tes pieds. Si donc, Mt, David l'appelle en esprit, Me Mt, dans le livre des psaumes, Le, Seigneur, comment, Mt Le, d'où. Me, estait son fils? Et la foule nombreuse l'écoutait avec plaisir. Me. »

Mt place ici la réflexion que nous avons trouvée plus haut dans Me XII, 34; Le XX, 40. « Et personne ne put lui répondre un mot et depuis ce jour-là, nul n'osa plus Finterroger. »

Si nous exceptons la citation de l'Ancien Testament, Ps, ex, 1, les expressions sont assez différentes dans les trois synoptiques.

Paroles de Jésus contre les pharisiens.

Me Xii, 38-40; Mt xxiii, 1, 7; Le xx, 45-47; xi, 43, 46, 52.

Me Le rapportent quelques paroles seulement Seigneur contre les scribes; Mt donne un long d cours de Jésus contre les scribes et les pharisiens, l'on retrouve un seul rapprochement avec Me Le. U grande partie de ce discours de Mt XXIII, 1, 39 retrouve dans Le à l'état dispersé, XI, XIII.

i. Me» Da?id laimème a dit dans TEsprit-Saint.

Le, David lui-même I Mt, Gomment d<

dit dans le livre des psaumes.

David, par FEsp l'appelle-t-il Seign< en disant.

Me, « Et il disait dans son enseignement :

Mt, Alors Jésus parla aux foules et à ses disciples en disant :

Le, Or, comme tout le peuple écoutait, il dit aux disciples :

« Gardez-vous des scribes qui aiment à se promener en robes longues, Me Le, qui recherchent, Mt Le, qui aiment, Mt Le, les salutations dans les places publiques et les premiers sièges dans les synagogues et les premières places dans les festins ^ , eux qui dévorent les maisons des veuves et affectent de faire de longues prières. Ceux-là subiront un jugement plus rigoureux, Me Le. »

Me Le sont en accord dans ce récit avec celte seule divergence de mot : Me pX^iccxe 1= Le icpoaf^^cTe.

L'obole de la Teave.

Me XII, 4144; Le xxi, 1-4.

Me Le suivent ici le même ordre et ont seuls ce récit.

Me, « Or, Jésus s*étant assis en face du trésor, regardait comment la foule mettait de Targent dans le trésor. Et beaucoup de riches mettaient beaucoup. Et une pauvre veuve vint et

Le, Or, levant les yeux, il vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le trésor,. Et il vit une veuve indigente, qui

mit deux leptes, ce qui fait un quart d'as, et ayant appelé ses. disciples. Me, il leur dit : En çérité,je {>ous dis que cette pausfre veuçe a mis dans le trésor, Me, plus que tous ceux qui y mettent, Me, car tous ceux-ci ont mis dans leurs offrandes. Le, de leur superflu^ mais celle-ci y a mis de son indigence, Me, de sa pauvreté, Le.

i. Le a en double ce passage, xi, 43.

Me 1 iràvTtt oGOL el^cv l6aXev SXov 'ràv p(ov a^;. Le Satocna t^v ptov 8v dxtv l6oc>tv. »

Les deux synoptiques n'ont pas eu ce récit à un même état au point de vue littéraire.

La mine de Jérusalem et la lin du monde.

Me XIII, 1-37; Mt xxiv, 1-51; Le xxi, 558.

Les synoptiques ont placé tous les trois ce discours du Seigneur dans le même cadre.

Me, « Et comme il sortait du temple, un de ses disciples lui dit: Maître, vois, quelles pierres et quelles constnictioQs! Et Jésus lui dit : Tu regardes ces grandes constructions!

Mt, Et Jésus, étant sorti du temple, s'en allait; et ses disciples s'approchèrent de lui pour lui faire remarquer les constructions du temple. Mais il leur dit :

Ne voyez-vous pas toutes ces choses?

En vérité je vous le dis.

Le, Et comme quelques-uns disaient à propos du temple qu'il était orné de belles pierres et d'offrandes, il dit : Des jours viendront où

il ne sera laissé pierre sur pierre, qui ne soit démolie, « Or, comme il était assis sur la montagne des Oliviers, Me Mt, en face du temple, Pierre, Jacques, Jean etAndré, Me, ses disciples, s'approchèrent de lui, Mt, l'interrogèrent en particulier. Me Mt, disan Maître, quand donc. Le, dis-nous quand, M choses arriveront et quel sera le signe que choses sont sur le point. Me Le, de s'accoi d'arriver, Le, de ton avènement et de laçons du siècle? Mt. Et Jésus répondant, Mt, se dire, Me, leur dit, Mt Le : Prenez garde

^* Me, Elle a jeté tout ce qu'elle i Le, Elle a jeté toi ^v^t, toute sa substance. I avait pour vivre.

qu'un ne vous séduise, Me Mt, vous ne soyez pas séduits, Le. Beaucoup viendront sous mon nom disant : C'est moi, Me Le ; Je suis le Christ, Mt, et le temps est proche. Le, et ils en séduisent beaucoup. Me Mt. N'allez pas après eux. Le. Mais quand. Me Le, cependant, Mt, {fous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres. Me Mt, de séditions, Le, prenez garde, Mt, ne soyez pas troublés. Me Mt, ne vous effrayez pas. Le, car il faut que cela arrive premièrement. Le, mais ce ne sera pas encore. Me Mt, aussitôt. Le, la fin. Alors il leur disait. Le : Car, Me Mt, nation se lèvera contre nation^ royaume contre royaume.

Me ^ Iffovxat 9ei9(tot •xa.xk Tércouç, laovxat >t{&ot

Mt xat SaovTttt Xtftot xai ociq&ol xatà t6icou{

Le «et9(iot xe (tevaXoi xal xarà Téicouç Xt(toC

et des pestes et des choses effrayantes et de grands signes du ciel. Le. Tout cela sera le commencement des douleurs. Me Mt. »

Mt XXIV, 9-12, ajoute des paroles du Seigneur sur les persécutions, qu'auront à subir les fidèles, sur les jiombreux scandales et les haines qui s'élèveront, sur les faux prophètes , l'augmentation de l'iniquité et la diminution de la foi.

Me Le reproduisent ensuite des sentences du Seigneur, que Mt avait intercalées dans le discours de Jésus aux Douze, qu'il envoyait en mission, X, 17-22. Les idées sont à peu près les mêmes, mais disposées et exprimées différemment. Quelques-unes se rapprochent de celles que Mt a ensuite rapportées, XXIV, 9, 10. Ici, il les abrège pour ne pas se répéter.

i. Me, Il y, aura des tremblements de terre en divers lieux; il y aura des famines.

Mt, Il y aura des famines et des tremblements de terre en divers lieux.

Le, De grands tremblements de terre et en divers lieux des famines.

. Me, « Mais vous, prenez garde à vousmêmes; ils vous livreront aux tribunaux et vous serez battus de verges dans les synagogues et vous comparaîtrez devant les gouverneurs et devant les rois à cause de moi pour me rendre témoignage devant eux. Et il faut premièrement que TEvangile soit prêché à toutes les nations.

Et lorsqu'ils vous conduiront pour vous livrer, ne pensez pas d'avance à ce que vous direz; mais tout ce qui vous sera donné à cette heure, dites-le, car ce n'est pas vous qui parlez, mais l'Esprit-Saint. Et un frère livrera son frère à la mort et le père son enfant; des enfants s'élèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de moit nom, mais celui qui persévérera Jusqu'à la fin sera sauvé.

Mt X, 17-22. Soyez en garde contre les hommes ; ils vous livreront aux tribunaux et dans leurs synagogues, ils vous flagelleront et vous serez conduits devant les gouverneurs et les rois à cause de moi pour leur être en témoimoignage à eux et aux nations. Mais, quand ils vous livreront, ne vous inquiétez pas comment et de quoi vous parlerez, car ce que vous direz vous sera donné à cette heure ; car ce n'est pas vous qui parlez, mais c'est l'Esprit de votre Père qui parie en vous. Et un frère livrera son frère à la mort et un père son enfant; des enfants s'élèveront contre leurs parents et les feront mourir, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. xxiv, 13. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Et cet Evangile du royaume sera prêché par toute la terre pour servir de témoignage à toutes les nations et aloi*s viendra la fin.

Le , Mais avant tout cela ils mettront leurs mains sur vous et ils vous persécuteront, vous livrant aux synagogues et aux prisons, vous conduisant devant les rois et les gouverneurs à cause de mon nom, et cela sera pour vous l'occasion de rendre témoignage.

Mettez donc dans vos coeurs de ne point préméditer comment vous vous défendrez. Car je vous donnerai une bouche et une sagesse, auxquelles tous vos adversaires ne pourront ni résister, ni contredire. Et vous serez livrés même parvos parents et par vos frères et par vos amis et ils en feront mourir d'entre vous, et vous serez haïs par tous à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne se perdra. Par votre patience vous posséderez vos âmes.

« Quand donc vous s^errez rabomination de la désolation, Me Mt, établie là où elle ne doit pas être, Me, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint, Mt, que celui qui lit fasse attention, Me Mt, Jérusalem entourée par des armées, alors sachez que sa dévastation est proche. Le, alors que ceux qui seront dans la Judée s'enfuient dans les montagnes, et que ceux qui seront au milieu d'elle se retirent, Le; que celui qui sera sur le toit ne descende pas. Me Mt, et n'entre pas, Me, pour emporter. Me Mt, quelque chose. Me, les choses, Mt, de sa maison ; que celui qui sera dans les champs ne retourne point en arrière pour prendre son manteau, Me Mt, et que ceux qui seront dans les campagnes n'entrent pas dans la ville. Le.

« Mais malheur à celles qui dans ces jours seront enceintes ou qui allaiteront. Priez afin que. Me Mt, votre fuite, Mt, cela, Me, n'arrive pas en hiver. Me Mt, ou le jour du sabbat, Mt. Car il y aura une grande calamité sur le pays et de la colère contre ce peuple. Le ; car ces jours-là seront une tribulation. Me ; car il y aura alors une grande tribulation, Mt, telle qu'il n'y en a point eu depuis le commencement. Me Mt, du monde, Mt, de la création que Dieu a créée. Me, et qu'il n'y en aura jamais, Me Mt, Et ils tomberont sous le tranchant du glaive et ils seront emmenés captifs chez toutes les nations et Jérusalem sera foulée par les nations jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis. Le. »

Me Mt reproduisent seuls les prédictions suivantes :

« Et si le Seigneur n'eût pas abrégé ces jours, Me, si ces jours n'avaient pas été abrégés, Mt, aucune chair ne serait sauvée, mais à cause des élus qu'il a choisis, il a abrégé ces jours, Me, ces jours seront abrégés, Mt. Alors si quelqu'un vous dit : Voici, le Christ est

ici; çoici, il est lày ne le croyez point *, car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes^ qui feront de grands, Mt, signes et des prodiges au point de, Mt, pour, Me, séduire, s'il était possible, les élus euxmêmes. Quant à vous, prenez garde, Me. Voici, Mr^je vous ai tout, Me, prédit. »

Mt ajoute des sentences du Seigneur dont on trouve Tanalogue dans Le, mais dans un autre contexte, XVII, 23-25.

« Si donc on vous dit : Voici qu'il est dans le désert, n'y allez pas ; voici qu'il est dans les chambres, ne le croyez pas. Car comme Téclair sort de l'Orient et paraît jusqu'à l'Occident, ainsi sera l'apparition du Fils de l'homme, Mt. Car comme l'éclair qui luit à un point du ciel brille jusqu'à un autre point du ciel, ainsi sera le Fils de l'homme en son jour. Le. »

Le se joint de nouveau à Me Mt.

- Me Mt, Mais en ces jours-là, Me, aussitôt, Mt, après Vaffliction de ces jours-là, Mt, le soleil s'obscurcira et la lune ne donnera plus sa lumière et les étoiles tomberont du ciel.

Le, Et il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles, et sur la terre détresse des nations, troublées par le bruit de la mer et des flots, les hommes rendant Pâme de frayeur dans Tattente de ce qui va arriver à la terre.

« Car les puissances qui sont dans. Me, des, Mt Le, deux seront ébranlées et alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme et alors toutes les tribus de la terre se lamenteront, Mt, et ils verront le Fils de rhomme venant sur les nuées du ciel, Mt, avec grande puissance et gloire, et alors, Mt, il enverra ses anges, Me Mt, avec une trompette éclatante, Mt, et il rassemblera ses élus des quatre vents, Me Mt, depuis l'extré-

i. Le a une sentence analogue, xvii, S3 : « Et ils tous diront, yoici qu'il est ici, voici qu'il est là, n'y allez pas, n'y courez pas. »

mité de la terre jusqu'à l'extrémité du ciel, Me, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre, Mt. Et lorsque ces choses commenceront à arriver, remettez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche, Le.

« Et il leur dit une parabole, Le : Or, que le figuier vous instruise par cette parabole, Me Mt ; Regardez le figuier et tous les arbres. Le ; quand ses branches deviennent déjà tendres et qu'il pousse des feuilles, Me Mt, quand ils commencent à bourgeonner, les voyant, de vous-mêmes, Le, (^ous connaissez que déjà. Le, l'été est proche. Ainsi, cous aussi, quand cous verrez arriver ces choses, sachez qu'il est. Me Mt, que le royaume de Dieu, Le, est proche et à la porte. Me Mt. En véritéy je cous dis que cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arriçfé. Le ciel et la terre passeront^ mais mes paroles ne passeront point. Quant à ce jour et à l'heure personne ne le connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. Me Mt. »

Mt ajoute ici des sentences dont on retrouve les analogues dans un autre discours de Le XVII, 26.

Mt, « Mais comme furent les jours de Noé, ainsi sera Favènement du Fils de Thomme.

Car, de même que, dans les jours avant le déluge, ils mangeaient et buvaient, ils se mariaient et donnaient en mariage jusqu'au jour où Noé entra dans Tarche et qu'ils ne comprirent point, jusqu'à ce que vint le déluge et qu'il les emporta tous, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme.

Alors deux (hommes) seront dans les champs, l'un est pris et l'autre laissé. Deux (femmes) moudront à la meule, l'une est prise et l'autre laissée.

Le, Mais comme il arriva dans les joura de Noé, de même il en sera aussi dans les jours du Fils de l'homme. Ds buvaient, ils mangeaient, ils se mariaient et donnaient en mariage, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche, et le déluge vint et les détruisit tous. »

Le donne ensuite d'autres exemples figurant la venue imprévue du Fils de l'homme, xvi, 28-34.

Le, XVII, 34. « En cette nuit deux seront dans un lit, l'un sera pris et l'autre laissé. Deux (femmes) moudront ensemble, l'une sera prise et l'autre lais-

Les trois synoptiques reproduisent alors la recommandation du Seigneur de prendre garde et de veiller, mais chacun avec des développements différents.

« Prenez garde, Me, veillez, car vous ne savez pas, Me Mt, quand le temps est là, Me, quel jour votre Seigneur vient, Mt. Il en sera comme d'un homme qui, partant en voyage, a laissé sa maison et donné le gouvernement à ses serviteurs, et à chacun son travail, et a recommandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le Seigneur de la maison vient, si c'est le soir ou à minuit, ou au chant du coq ou le matin; de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormi. Ce que je vous dis, je le dis à tous, veillez, Me. »

Le XXI, 34-36, reproduit ici un autre document.

«Mais prenez garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne s'appesantissent dans la crapule et l'ivrognerie et les soucis de la vie et que, ce jour-là, ne tombe sur vous à l'improviste comme un filet. Car il viendra sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre. Mais veillez en tout temps, priant pour que vous puissiez échapper à toutes ces choses, qui doivent arriver et comparaître devant le Fils de l'homme. »

Le texte de Mt est indépendant des deux précédents, mais il a été peut-être connu de Le, qui l'a reproduit presque littéralement dans un autre cadre, XII, 39-40. Voir p. 240.

Mt ajoute ensuite les paraboles des dix vierges et des talents et les enseignements sur le jugement dernier.

Le termine son discours par une réflexion qui laisse croire que pour lui Jésus avait parlé dans le temple. « Or, pendant le jour, il enseignait dans le temple, mais la nuit, sortant il demeurait sur la montagne appelée des Oliviers. Et tout le peuple venait de bonne heure vers lui dans le temple pour l'écouter. »

De cette analyse il ressort que les trois synoptiques ont composé ce discours du Seigneur à Taide de documents indépendants les uns des autres ; ils ont conservé à peu près la même suite des idées, mais ils sont tantôt plus complets, tantôt moins. Il devait y avoir dans la catéchèse primitive un discours sur la fin du monde, mais moins détaillé, que Me aura complété à l'aide de sentences empruntées au recueil de discours. Me Mt s'accordent d'ordinaire; Le a un document qui, pour l'ensemble et l'ordre des sentences, s'accorde avec Me. tout en différant beaucoup pour les expressions et quelquefois pour le texte. Mt a complété aussi à l'aide d'une autre source, probablement le recueil de discours, le texte qu'il avait sous les yeux, lequel était le document primitif représenté par Me. Cette source a été aussi utilisée par Le, mais dans un autre contexte. Mt emprunte ensuite, probablement au même recueil des discours, les paraboles des dix vierges et des talents, et la description du jugement dernier, lesquelles se rattachent plus ou moins directement aux enseignements précédents du Seigneur.

En résumé, il existait un discours primitif sur la fin du monde, que Me Mt ont complété chacun de leur côté, indépendamment l'un de l'autre, en se servant d'un recueil rapportant les mêmes discours à un état littéraire légèrement différent. Le a utilisé un document presque analogue à celui de Me pour le contenu, sauf Me XIII, 20-23, mais différent au point de vue littéraire.

Voici les principales divergences d'expressions :

Me pXeTret; — p.ii OpoeîcOe — icopaScaaovatv — àXX' ô èàv Soôï Mt pXeitexe — [lii OpoetaOe — icapaSwaovvtv — ôofr^ffetat y«P Le OEci>petTe — \Li^ itxtrfftfixi — • èfniSocXovatv — èyùi y*P 5wffw

Mo àw* &pxv$C xTtcTScaç — év veçéXai; — V-^Xfi^i ^

Mt ait* àpxyjc xoajjiou — ènl twv veçeXâv toû oûpavoO — Swç àv L<3 iv vsçéXyj — gw; «v

4* Section. — La Passion et la Résurrection DE Jésus.

Complot des prêtres.

Me XIV, 1, 2; Mt xxvi, 1-5; Le xxii, 1, 2.

Les synoptiques continuent jusqu'à la fin à suivre le même ordre dans leurs récits.

« Or, il arriva quand Jésus eut achevé tous ces discours qu'il dit à ses disciples : Vous savez que, Mt :

Me 1 ^v Se t6 ico^xa xal Ta £Cv(&a (Utà Suo ^(tépac Mt (jkCTà $uo ^i&épaç t^ icocox^ yivtxai

Le 7îYY<ev Se -Jj éopn^ tc3v &C^(Mi>v ifj >6Y0|i.évT) icà^x^

et le Fils de Thomme est livré pour être crucifié. Alors, Mt, les princes des prêtres et les anciens du peuple s'assemblèrent dans le palais du grand-prêtre, nommé Caïphe, et délibérèrent ensemble de, Mt, cherchaient comment ils pourraient. Me Le, se saisir de Jésus par ruse, Me Mt, et de le faire mourir. Car ils disaient : Que ce ne soit pas pendant la fête de peur qu'il n'y ait du tumulte parmi le peuple. Me Mt; car ils craignaient le peuple, Le. »

Le suit un document abrégé.

Ce complot des prêtres a été aussi raconté par Jean, mais plus en détail. Les raisons qui provoquent la crainte des Juifs et les paroles du grand-prêtre Caïphe sont rapportées.

i* Me, Or la fête de . Mt, La Pûque a lieu i Le, Or, la fête des Pàque et des azymes dans deux jours. 1 azymes, appelée la Pft

était dans deux jours. | | que, approchait.

16t HISTOIRE DBS LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT.

L'onction de Béthanie.

Me XIV, 3-9; Mt xxvi, 6-13; Jn xii, 1-8.

L'onction de Béthanie, que raconte le quatrième évangile, est, malgré les différences de détail et d'expressions, la même que celle qui a été rapportée par Me Mt. Nous plaçons les récits sur deux colonnes pour faire ressortir les ressemblances et les différences.

« Me Mt, Or, Jésus, étant à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, pendant qu'il était à table, Me, une femme vint vers, Me, s'approcha de, Mt, lui, ayant un vase d'albâtre plein d'un parfum de nard pur, Me, de grand prix. Ayant brisé le vase, Me, elle le lui répandit sur la tête pendant qu'il était couché, Mt. Or, il y en avait quelques-uns là qui. Me, les disciples voyant cela, AIt, s'indignèrent en eux-mômes, Me, et dirent : Pourquoi cette perle du parfum a-t-elle été faite?

Me. Car cela, Mt, ce parfum.

Me, pouvait être vendu bien cher, Mt, plus de trois cents deniers. Me, et le prix en être donné aux pauvres; et ils slrritaient contre elle. Me. Mais Jésus, le sachant, Mt, leur dit :

Laissez -la. Me, pourquoi lui.

Me, faites-vous de la peine à cette femme, Mt, elle a fait une bonne œuvre à mon égard.

Vous avez toujours des pauvres avec vous et quand vous voulez vous pouvez leur faire du bien, Me, mais moi vous ne m'aurez pas toujours. Elle a fait ce qu'elle a pu ; elle a d'avance embaumé

Jn, Jésus donc, six jours avant la Pàque, vint à Béthanie, où étMt Lazare, que Jésus avait l'essuscité des morts. On lui fit là un souper; Marthe sentait et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. Alors Marie, ayant pris une livre de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et essuya ses pieds avec ses cheveux, et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Mais Judas, riscariote, un de ses disciples, celui qui devait le livrer, dit : Pourquoi ce p9,rfum n'at-il pas été vendu trois cents deniers et donné aux pauvres ?

Il disait cela, non qu'il se souciât des pauvres, mais parce qu'il était voleur et qu'il avait la bourse, et portait ce qu'on y mettait. Jésus lui dit donc :

Laisse-la, car elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture. Car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi vous ne m'avez pas toujours. »

mon corps pour la sépulture, Me; car celles! en répandant ce parfum sur mon corps l'a fait en vue de ma sépulture, Mt. En vérité^ je vous le dis, partout où cet Evangile sera prêché dans le monde entier, ce qu'elle a fait sera aussi raconté en mémoire d^elle.

Le n'ayant pas ce récit de Fonction à Béthanie, quelques critiques ont supposé qu'il Pavait omis parce qu'il avait déjà, Vil, 35-50, un récit du même genre; d'autres croient que l'onction racontée par Le comme ayant eu lieu en Galilée, et celle que Me Mt ont placée à Béthanie, n'en font qu'une. Il est impossible d'admettre cette seconde hypothèse, étant données les nombreuses et importantes différences qui existent entre les deux faits , pour le lieu, le temps ; et les circonstances.

l^rahison de Judas.

Mo XIV, 10, 11; Mt xxvi, 14-16; Le xxii, 3-6.

« Or, Satan entra dans Judas surnommé Iscariot, qui était du nombre, Le, des douze; alors, Mt, l'un des douze, Me Mt, appelé, Mt, Judas Iscariot, Me Mt, s'en alla s'entendre avec. Le, vers. Me Mt, les princes des prêtres et les officiers. Le. Il leur dit : Que voulez-vous me donner? Mt,

Mo ^ tva auTàv irapoSoT avrotc.

Mt xal bfèa 0(itv TrapoScoaco aOtov.

Le xb ic&c avToC; icapoScp auTov.

« Ceux-ci, l'ayant entendu, Mt, se réjouirent. Me Le, et ils convinrent, Le, ils promirent. Me, de lui donner

i. Me, pour le leur l Mt, et je vous le 11- 1 Le, sur la manière livrer. • | vreraî. I doniil le leur livrerait.

de l'argent, Me Le ; ils lui donnèrent trente pièces d'argent, Mt, et il s'engagea, Le,

Me ^ xai if^-fixti iccâ; aOràv eùxaipco; 7capa$ot.

Mt ànb totc èi^ntti sûxatptav «va otÙT^v icapoS^. Le xat êC^et tOxatptav xov KopocSoùvot aOx&v dcrsp 5xXovi ocOrotc. »

Les trois synoptiques répètent un même récit, mais n'ont pas une même source écrite.

Préparation de la Pftque.

Me XIV, 12-16; Mt xxvi, 17-19; Le xxii, 7-13.

« O/'y le premier, Me Mt, Jour des pains sans levain arriva, dans lequel on devait immoler, Le, quand on immolait, Me, la Pâque, Me Le. Et il envoya Pierre et Jean en disant : Allez et préparez-nous la Pâque, afin que nous la mangions, Le. Et ses disciples. Me Mt, s'approchèrent, Mt, et lui dirent : Où veux-tu que nous allions. Me, et que nous te, Mt, la. Le, prépa^ rions le repas de, Mt, pour que tu manges. Me Mt, la Pâque? Et il leur dit : Allez dans la ville, Me Mt, chez un tel, Mt; lorsque vous entrerez dans la ville, Le, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le. Me Le, dans la maison où il entrera ; vous direz, Le, et en quelque lieu qu'il entre, dites. Me, au maître de la maison, Me Le, et vous lui direz, Mt Le : Le Maître te, Le, dit : Mon temps est proche ; chez toi je fais, Mt; où est le. Le, mon, Me, logis où je mangerai. Me Le, la Pdque avec mes disciples. Et lui-même. Me, vous montrera une grande chambre meublée. Me

L Me, n cherchait comment il le livrerait en temps favorable.

Ht, Et dès lors il cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le, a cherchait une occasion favorable pour le leur Uvrer sans attroupement.

Le, et prête, et là vous (nous, Me) ferez les préparatifs, Me Le.

Me, « Et les disci'.

pies partirent et vinrent dans la ville et ils trouvèrent les choses comme il leur avait dit, et ils préparèrent la Pàque.

Mt^ Et les disciples ârent comme Jésus leur avait ordonné.

Et ils préparèrent la Pàque.

Le, Et étant allés ils trouvèrent comme il leur avait dit.

Et ils préparèrent la Pâque. »

Me Le dépendent ici l'un de Fautre ; Mt abrège et a dû avoir sous les yeux un récit différent.

Judas déToilé,

Mo XIV, 17-21; Mt xxvi, 20-25; Le xxii, 14; 21-23; Jn xin, 2^1-26.

Aux trois synoptiques se joint désormais le quatrième évangile, lequel raconte souvent les mêmes événements, mais en termes d'ordinaire différents. Le cependant ne range pas les faits dans le même ordre que Me Mt. Voici Tordre qu'il suit : La Cène, Judas dévoilé, discussion sur celui qui est le plus grand, prédiction du reniement de Pierre, tandis que Me Mt placent la Cène après la désignation du traître.

« Me Mt Le, Et quand le soir fut venu, Me Mt, et quand l'heure fut venue, Le, il arriva avec les douze, Me ; il se mit à table, Mt Le, avec les douze disciples, Mt, et les apôtres avec lui. Et pendant quHls étaient à table, Me, et qu'ils mangeaient, Me Mt, il leur dit : En vérité je vous dis que l'un de vous^ Me Mt, qui mange avec moi, Me, me livrera. Me Mt.

Jn, Pendant le souper, le diable ayant mis dans le cœur de Judas Iscariot, fîls de Simon, de le trahir...

En vérité, en vérité je vous dis que Tun de vous me livrera.

Mt Xvicou(iCvot (xç65p« fiplovro Xireiv avTô elc haurm' iiVju ir» el|u

Le Jn

Mt Le

xupte;

ToûTo |LéXX««v icpd^aetv.

D'après Jn, sur un signe de Pierre, le disciple que Jésus aimait demande au Seigneur quel est celui qui doit le trahir. Jésus répond : C'est celui à qui je donnerai le morceau que je vais tremper. Et il donne le morceau trempé à Judas. Les synoptiques rapportent d'autres paroles de Jésus.

« Et répondant, Mt, il leur dit :

Me, «C'est Tun des Douze qui trempe avec moi dans le plat.

Mt, Celui qui trempe la main avec moi dans le plat, celui-là me trahira.

Le, Toutefois, voici, la main de celui qui me livre est avec moi à cette table.

« Parce que le Fils de l'homme s'en va, il est vrai, selon ce qui a été déterminé, Le; quant au Fils de l'homme, il s'en va selon ce qui a été écrit de lui, Me Mt; toutefois, Le, mais. Me Mt, malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme. Me Mt, il, Le, est liçré; il vaudrait mieux pour cet homme qu'il ne fût pas né, Me Mt. Et Judas, celui qui le livrait, prenant la parole, lui dit : Est-ce que c'est moi. Maître? Il lui dit : Tu l'as dit, Mt. »

Le suit dans ce récit un autre document que Me Mt ; ceux-ci utilisent des documents presque semblables, quoique différents pour quelques tournures.

i* Me, Us commencèrent à 8*at- Uriateretàsedire les uns les autres: Est-ce mol?

Mt, Et fort attristés ils se mirent chacun d'eux à lui dire : Seigneur, est-ce moi?

Le, Ceux-ci commencèrent à se demander les uns aux autres qui était celui d'entre eux qui ferait cela.

Jn, Les disciples se regardaient les uns les autres étant en peine de savoir de qui il parlait.

Institution de reucharistie.

Me XIV, 22-25; Mt xxvi, 26-29; Le xxii, 15-20; I Cor. xi, 23-25.

Ce récit est le même chez les trois synoptiques, sauf que Le parle de deux coupes, Tune avant, l'autre après la consécration du pain. Les manuscrits présentent deux textes différents de ce passage. Le texte adopté par toutes nos éditions est fourni par toutes les autorités, sauf par D a ff* i 1, qui suppriment les versets 19**, 20, c'est-à-dire tout ce qui concerne la seconde coupe. Des manuscrits vieux latins, b e, remplacent les f 19**, 20 par les f 17,18; la syriaque curetonienne fait la mêm^ transposition en complétant les paroles de Jésus sur le pain au moyen du texte de saint Paul, I Cor. XI, 24; la syriaque ludovisienne suit le même procédé mais pour la coupe. En résumé, il existe un texte de Le analogue, sauf additions, à ceux de Mt Me. Est-ce le texte original ou bien un texte fabriqué dans un but d'harmoniser les évangiles?

En outre nous avons de l'institution de l'eucharistie le récit de saint Paul aux Corinthiens, I, XI, 23-25, qui se rapproche beaucoup de celui des synoptiques.

« Et il leur dit : j'ai désiré d'un grand désir de manger cette Pâque avec vous, avant que je souffre. Car je vous dis que désormais je ne mangerai plus celle-ci jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Pre* nez-Ia et partagez-la entre vous. Car je vous dis que je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu. Le.

« Et comme ils mangeaient, Me Mt, ayant pris du pairiy

Me * eOXoyr.aaç IxXoacv xaî Idcoxev aOroî; xal eîicev XâSext

3It xai eOXoYTQffttC ëx>flca8v xat 8où; toi; {iaOriTatc eÎtcsv Xd6«Te,

Le eùxotpioTioaoïc &x>aoev xal Idcoxev oràtotc Xé^CAv*

Pl xat eûxapKm^aç ixXaocv xal eiicsv*

Me TOÛtd èffTlV TO acô(JLà iiou

Mt çayeTe toOto êortv xb 9tâ{&à {jiou

Le toOto êoTiv t6 9(5(i.à {&ou xà Oicèp ufiiÂv 8tS6(&evov* tovco icotetts

Pl touto èdTtv ta aô»(idc (lou Ti OTcèp {i(&âv toOto iroieiTE

Me xat XQiêâ>v icoTf.ptov

Mt xai >Qi6â>v iconfiptov

Le sic T^v êpt^iv àvà(JLW)9tv xal tô icoTiQptov â>9auT(i); |ietà to

Pl elc îY^v IpiiQv àvd(ivY)<rtv cbaavTbK xal ti icoriQpiov (leTa xà

Me e^xaptcrn^va; S8(oxev aOroTc xal Sirtov êÇ aOtoO icàvTs;

Mt xat £vxapiffTifi<ia; sScoxev avroî; Xê^**^* *'*^s •? auTou itàvTs;

Le 8eiiw^ffat Xrywv"

Pl 8ewrv^<7at X^y^v

Me ToûTo èariv Ta alfià (lou xyjc 8iaOV)xiii; èxxuvvotiemv

Mt touto Yâp lotiv Tè aT|jLà piou Tfjç StaOïQxiiic Ti icept icoXXûv

Le TOÛTO TO KOTi^tov i^ xaiv^ SiaOï^xv) év t.ô arfiaTÎ jtou

Pl tovto tô woTJopiov if; xatvi^ StaO^xn) é^Tiv ev t^ è\i(^ aifiATt

Me Oîtèp TcoXXûv.

Mt âxxw^tAevov etç àçeaiv à{i.apTic5v.

Le Td iiicèp Opiûv èxxvvô|ievov.

Pl toûto itoifitie, 6<yàxi; iàv itivriTC, si; ti^v êpii^v àva(&VTi<nv.

i. Me, Et ayant rendu grâces il le rompit, et le leur donna et il dit : Prenez, ceci est mon corps. Et ayant pris une coupe et rendu grâces il la leur donna et ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, répand u pour beau-

jDOUp.

Mt, Et ayant rendu grâces il le rompit, et Tayaut donné aux disciples il dit : Prenez, mangez, ceci est mon corps.

Et ayant pris une coupe et rendu grâces, il la leur donna, disant :

Buvez -en tous, car ceci est mon sang, le sang de l'alliance répandu pour plusieurs.

Le, Ayant rendu grâces il le rompit et le leur donna en disant :

Ceci est mon corps , qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi ; et semblablement, pour la coupe après avoir soupe, il dit : Cette coupe est l'alliance nouvelle, en mon sang qui est répandu pour vous.

Pl, Et ayant rendu grâces, il le rompit et dit:

Ceci est mon corps, lequel est pour vous. Faites ceci en ma mémoire. Semblablement pour la coupe après a voir soupe il dit .-Cette coupe est l'alliance nouvelle dans mon sang. Faites ceci, chaque fois que vous boirez, en ma mémoire.

« Cary en vérité, Mc,/e cous dis que je ne boirai plus désormais du fruit de la, C€tte, Mt, fz^/ie jusqu'à ce jour, où j'en boirai du nouveau, Me Mt, avec vous, Mt, dans le royaume. Me Mt, de Dieu, Me, de mon Père, Mt, jusqu'à ce que vienne le royaume de Dieu, Le. »

Me Mt suivent un document analogue et Le Pl un autre document plus complet; ces documents cependant n'étaient pas identiques de tous points.

En voici une preuve :

Me àti:^v Mr^ù 0(i.iv ôti oûxétt où (IT) tiitù èx

Mt X^yco 5è 0(iTv ou (ii^ nCo) àir' àptt Ix tovtou

Le XéY» Yop 0(JLtv 5ti où {jii^ xiita àirâ toO vuv àuo

Jésus prédit le reniement de Pierre.

Me XIV, 26-31; Mt xxvi, 30-35; Le xxii, 31-38; Jn xiii, 36-38.

Le et Jn placent la prédiction du reniement de Pierre avant le départ du Cénacle ; Me Mt, après, lorsque Jésus et ses disciples étaient en route pour la montagne des Oliviers.

« Et après avoir chanté les cantiques, ils sortirent vers la montagne dès Oliviers ; alors Jésus leur dit, Me Mt : Vous, Mt, tous, vous serez scandalisés, Me Mt, cette nuit-ci à cause de moi, Mt; car il est écrit : Je frapperai le pasteur, et les brebis, Me Mt, du troupeau, Mt, seront dispersées. Mais après que je serai ressuscité je vous précéderai en Galilée, Me Mt. Prenant la parole, Mt, Pierre lui dit : Quand même tous seraient scandalisés, Me Mt, à ton sujet, Mt, non pas moi, Me, moi je ne me scandaliserai jamais, Mt. »

Les paroles que met Jn dans la bouche de Jésus et de Pierre sont différentes de celles-ci. Pierre dit au Seigneur : Où vas-tu? et celui-ci lui répond que là où il

va, il ne peut le suivre maintenant. Pierre répond qu'il donnera sa vie pour son maître.

« Et Jésus lui dit, Me Mt. »

Le insère ici des paroles du Seigneur inconnues à McMt : « Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le blé. Mais moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, lorsque tu seras converti, affermis tes frères. Et Pierre lui dit : Je suis prêt à aller avec vous et en prison et à la mort. »

Les quatre évangélistes s'accordent ensuite :

« Me Mt, En vérité, je te dis que (toi aujourd'hui, Me) cette nuit môme, avant que le coq ait chanté (deux fois, Me), tu me renieras trois fois.

Le, Je te dis, Pierre, que le coq ne chantera pas aujoui'd'hui que tu n'aies nié trois fois de me connaître.

Jn, En vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas jusqu'à ce que tu m'aies renié trois fois.

« Mais lui (Pierre) parlait abondamment, Me; Pierre lui dit, Mt : Quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous (les disciples, Mt) disaient la même chose, Me Mt. »

Le rapporte ensuite, XXII, 35-38, des paroles du Seigneur à ses disciples : « Lorsque je vous ai envoyés, sans bourse et sans sac et sans souliers, avezvous manqué de quelque chose ? Ils lui dirent : De rien. Mais il leur dit : Mais maintenant que celui qui a une bourse la prenne et de même aussi un sac, et que celui qui n'en a pas vende son manteau et achète une épée. Car je vous dis : Ce qui a été écrit doit s'accomplir en moi : Et il a été compté parmi les iniques. En effet, ce qui me concerne, touche à sa fin. Et ils dirent : Seigneur, voici deux épées. Et il leur dit : Cela suffit. »

Dans ce récit, Me Mt reproduisent presque identi-

quement le même document. Les divergences sont d'expressions : dIXXi [xerà, Me, [Aetà SI, Mt — iW oOx lyà, Me, i^iù ouô^iTOTs, Mt — (o(TotuT(oc, Me, 6[aoiuk, Mt. Le suit un autre document et n'a qu'un passage commun avec Me Mt.

Getliséinâni : Agonie et prière de Jésus.

Mg XIV, 32-42; Mt xxvi, 36-40; Le xxn, 40-46.

a Alors Jésus vient avec eux, Mt, et ils viennent, Me, en un lieu nommé Gethsémani, Me Mt. »

Jn, XVIII, 1, raconte aussi que Jésus s'en alla avec ses disciples au delà du torrent du Cédron, où il y avait un jardin dans lequel il entra.

« Et étant arrivé en ce lieu, Le, il leur dit : Priez afin que vous n'entriez pas en tentation, Le. Asseyez-vous iciy Me Mt, jusqu'à ce que, Mt, pendant que, Me, m'en étant allé là, Mt, je prierai. Et ayant pris (avec lui. Me) Pierre et (Jacques et Jean, Me, les deux fils de Zébédée, Mt) il commença à être. Me Mt, saisi de frayeur, Me; attristé, Mt, et d'angoisse. Et il leur dit : Mon âme est triste jusqu'à la mort, demeurez ici et veillez. Me Mt^ avec moi, Mt. Et étant allé un peu plus loin, McMt; puis il s'éloigna d'eux à la distance d'un jet de pierre et s'étant mis à genoux. Le, il se prosternait, Me Mt, sur le visage, Mt, à terre. Me, et priait, afin que si cela était possible cette coupe passât loin de lui, Me, et disait : Abba, Me, Père.

Me ï «dwra Suvaxa «ot wapévsYxe tô icoTTJpiov touto an* i\ui\t Mt el Suvatôv èoriv icetpeXOdrco à/c* â(i,oO t^ Tsovf^çw* toOro

Le el po^Xei icotpévtYxe toOto xb icoT^piov aie* â(toO

1. Me, Toutes choses t6 sont possibles; détourne cette coupe loin de moi. Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux!

Ht, S'il est possible que cette coupe se détourne loin de moi !

Cependant, non comme je veux, mais comme tu veux!

Le, Si tu voulais, éloigne cette coupe de moi ; cependant que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse !

Me à\V oO II iyèi OéXco àXXà xi ov.

Le lùic* [lÎi OéXT)(jia (&oO &XXà t^ <riv yt^'^o^* *

Le raconte alors Tapparition d'un ange venu du ciel pour fortifier Jésus, et la sueur de sang qui, inondant son corps, tombait sur la terre.

« Et s'étant levé de sa prière, Le, // i^int vers les disciples. Me Le ; il les trouve endormis de tristesse. Et il leur dit : Pourquoi dormez-vous? Le. Et il dit à Pierre, Me Mt : Simon, tu dors, tu n'as pu, Me; ainsi vous n'avez pas pu, Mt, veiller une heure, Me Mt, avec moi, Mt. Levez-vous! Le. Veillez, Me Mt, et priez, afin que cous n'entriez pas en tentation. L'esprit est prompt, mais la chair est faible. Me Mt. »

Me Mt continuent seuls, mais Mt complète le récit.

« Et il s'en alla encore pour la seconde fois, Mt, et pria disant les mêmes paroles. Me : Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que ta volonté soit faite, Mt. Et étant reçenu, il les trouva encore endormis, car leurs yeux étaient appesantis, et ils ne savaient que lui répondre. Me. Et les ayant laissés, il s'en alla de nouveau et pria pour la troisième fois, disant la même parole, Mt. Alors il sfient vers les disciples, Mt, pour la troisième fois. Me, et leur dit : Dormez désormais et reposez-çous.. C'est assez, l'heure est venue. Me. Voici, l'heure est proche, Mt, voici que. Me, le Fils de l'homme est li^ré aux mains des pécheurs, le^ez^ifous, allons, çoici que celui qui me livre s'est approché, »

Le suit encore ici un document particulier et Me Mt le même, avec cependant des divergences assez nombreuses d'arrangements et d'expressions.

Me oî TÔ 6vo|xa — è)t6a|x6«<TÔai — OtcoarpétJ/aç — ^XOev ^ &

Mt XtY6(tcvov — Xvircî<7Ôat — éXOà>v —• lôo{» ^iff txev Vi &

&pa

lie baiser de Judas. — Arrestation de Jésus.

Me XIV, 43-52; Mt xxvi, 47-56; Le xxii, 47-53; Jn xviii, 2-11.

« Et aussitôt, Me, comme il parlait encore^ voici une troupe et le nommé, Le, Juda^y un des douze, marchait devant elle. Le, survient, Me, Judas, Tlscariot, Me, run des douze et avec lui une, Me Mt, grande, Mt, foule, armée d'épées et de bâtons, de la part des princes des prêtres (et des scribes, Me) et des anciens. Me Mt, du peuple, Mt. »

Jn fait remarquer que Judas connaissait le lieu où Jésus s'était retiré, selon son habitude. Il y vint donc avec la cohorte et des gardes du temple, portant des flambeaux et des armes. Jésus s'avança vers eux et leur demanda qui ils cherchaient. Jésus de Nazareth, répondirent-ils. C'est moi, dit Jésus. A ces mots, ils reculèrent et tombèrent par terre. A une seconde interrogation de Jésus les gardes répondent de même et Jésus leur demande de laisser libres ceux qui étaient avec lui.

« Or, relatent Me Mt seuls, celui qui le liçrait leur avait donné un signal convenu. Me, un signe, Mt, disant : Celui que je baiserai^ c'est lui, saisissez^le et emmenez-le avec soin. Me. Et quand il fut arrivé, Me, aussitôt s'approchant de Jésus, il lui dit : Salut, Mt, Itabbi, et il le baisa. »

Le se joint ici à Me Mt : « Et il s'approche de Jésus pour le baiser. Le. Mais Jésus lui dit. Me Le : Ami, pourquoi es-tu ici? Mt. Judas, par un baiser tu trahis le Fils de l'homme! Le. Alors s'étant approchés, Mt, il smirent les mains sur lui. Me Mt, et le saisirent, Me. ^Ceux qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, lui dirent : Seigneur, frapperons-nous de l'épée? Le. »

n6 HISTOIRE DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT.

Les quatre évangélistes racontent la suite, chacun avec quelques détails complémentaires.

Me, « Mais un de ceux qui étaient présents, tirant son épée, frappa le serviteur du grand-prétre et lui enleva l'oreille.

Mt, Et voici qu'un de ceux qui étaient avec Jésus, étendant la main , tira son épée et ayant frappé le serviteur du grand-prêtre lui enleva l'oreille.

Le, Et Tun d'entre eux frappa le serviteur du grand-prêtre et lui enleva l'oreille droite.

Jn, Alors Simon Pierre, ayant une épée, la tira et frappa le serviteur du grand-prêtre et lui coupa l'oreille droite, et ce serviteur s'appelait Malchus.

« Mais Jésus prenant la parole dit : Laissez faire, Le. Alors Jésus lui dit (à Pierre, Jn) : Remets ton épée, Mt Jn, dans le fourreau, Jn, à sa place, car tous ceux qui prendront Fépée périront par Fépée. Ou, penses-tu que je ne puisse pas prier maintenant mon père et il me fournira plus de douze légions d'anges? Comment donc s'accompliraient les Écritures qui disent qu'il doit en être ainsi? Mt. » Jn dit seulement : Ne boiraije pas la coupe que mon Père m'a donnée? Le raconte que Jésus, ayant touché l'oreille du blessé, le guérit.

« En ce moment-là, Mt, Jésus prenant la parole, leur dit, Me, dit à la foule, Mt, dit aux grands-prêtres et aux gardes du temple et aux anciens qui étaient venus vers lui, Le : Vous êtes sortis comme sfers un çoleur açec des épées et des bâtons pour me prendre. Me Mt ; chaque jour j'étais près de vous. Me Le, j'étais assis, Mt, dans le temple^ enseignant, et vous ne m'avez pas pris. Me Mt, vous n'avez pas mis les mains sur moi. Le. Mais tout cela est arrivé afin que soient accomplies les Écritures, Me Mt, des prophètes, Mt. Mais c'est ici votre heure et la puissance des ténèbres. Le. Alors tous (les disciples, Mt) l'abandonnant, s'enfuirent. Me Mt. »

Me raconte ensuite qu'un jeune homme vêtu seulement d'un drap, suivait Jésus. On le saisit, mais celuici, laissant le drap entre les mains de ses agresseurs, s'enfuit tout nu.

Dans ce récit Mt est d'ordinaire plus complet que Me, et Le s'accorde avec lui plus souvent que précédemment. Me a en plus le fait du jeune homme arrêté nu. Voici quelques divergences d'expressions :

Me TcotpaYtvExat — i^iiTiv npoç yjAÔU — etç 8é xi; twv icaps^rrixôtcûv Mt YjXOev — éxa0eC6(&T)v — ttç tôv jutà 'IiQcroû

Le npoi^px^'^o — B'vxoç |i.ov \u^* û|jiwv — tlç x:; il aùrcÔv

Jésus devant Anne et Gaïphe et le sanhédrin.

Me XIV, 53^; Mt xxvi, 57-68; Le xxii, 54-55; Jn xviii, 12-28.

Les trois synoptiques racontent que ceux qui avaient saisi Jésus le conduisirent chez Caïphe, le grand-prêtre, où, d'après Me, s'assemblèrent les grands-prêtres, les anciens et les scribes. Jn dit qu'après avoir lié Jésus les soldats et les gardes l'emmenèrent premièrement devant Anne, beau-père de Caïphe, le grand-prêtre. Il relate avec les synoptiques que Pierre (ainsi qu'un autre disciple, Jn) suivait Jésus et qu'il entra dans la cour du grand-prêtre, où il s'assit, se chauffant près du feu. Seulement, dans les synoptiques, Pierre entre dans la cour de Caïphe, et chez Jn dans celle d'Anne. D'après Jn Anne fait subir à Jésus un interrogatoire sur sa doctrine et ses disciples. Celui-ci répond qu'il a parlé en public. « Qu'on interroge ceux qui l'ont entendu. » Un des gardes lui donne un soufflet. Anne envoie Jésus à Caïphe.

Me Mt racontent seuls cette première comparution devant le sanhédrin, réuni chez Caïphe.

« Or, les princes des prêtres et tout le sanhédrin

cherchaient contre Jésus un faux, Mt, témoignage pour le faire mourir et ils n'en trouvèrent point, quoique beaucoup de faux témoins se fussent présentés, Mt ; car beaucoup portaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s'accordaient pas. Me. Mais, plus tard, deux faux témoins s'étant présentés, Mt, quelques-uns s'étant levés, portèrent un faux témoignage contre lui, disant : Nous l'avons entendu dire, Me; Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, Mt, Je détruirai ce temple fait de main d'homme, Me, et en trois fours je le, Mt, j'en. Me, rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme; et même sur ce point leur témoignage n'était pas d'accord. Me.

« Alors le grand-prêtre s* étant levé au milieu de l'assemblée, interrogeait Jésus, Me, lui disant : Ne réponds-tu rien? Qu'est-ce que ceux-ci témoignent contre toi? Jésusy Mt, se tut et ne répondit rien, Me. Le grand-prêtre l'interrogea de nouveau. Me, et lui dit :

' Mt, « Je t'adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu.

Me, Es- tu le Christ le Fils du Dieu béni?

« Jésus lui dit : Je le suis. Me ; Tu l'as dit, en outre, je vous le dis, désormais, Mt, cous s^errez le Fils de l'homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du cieL Alors, Mt, le grand-prétrej déchirant ses vêtements, dit : Il a blasphémé! Mt. Qu'açons^nous encore besoin de témoins ? voici que, Mt, vous avez entendu le blasphème. Que vous en sem^ ble? et tous. Me, répondirent disant : Il mérite la mort, Mt; ils le condamnèrent comme méritant la mort. Me.

Me, « Alors quelques-uns se mirent à cracher sur lui et à lui voiler le visage et à le souffleter et à lui dire : Prophétise! et les serviteurs le reçurent à coups de bâtons.

Mt, Alors ils lui crachèrent au visage et le souffletèrent; d'autres le frappèrent en disant : Prophétise-nous, Christ, qui est-ce qui t'a frappé ?

Le, Et les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui et le frappaient et rayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient disant '.Prophétise, qui est-ce qui t'a frappé ? Et l'injuriant, ils disaient beaucoup d'autres choses contre lui. »

Le suit un document certainement différent de celui de Me Mt; il ne connaît pas la tenue du sanhédrin pendant la nuit et place après le reniement de Pierre les mauvais traitements que Ton fait subir à Jésus. Mt est plus complet que Me, bien que celui-ci ajoute quelques détails assez inutiles. Il y a quelques divergences d'expressions :

Me etç TÔ — euptaxov — iyta sl\i.i — SwtppT^Ça; — çatvetai Mt Ô'JCcoc — eSpov — <sb EÎita; — SiéppriÇev — 5oxet

Reniement de Pierre.

Mo XIV, 66-72; Mt xxvi, 69-75; Le xxii, 56-62; Jn XVIII, 17, 18-25, 27.

Les quatre évangélistes racontent le même fait, mais en termes trop différents pour qu'on puisse les fondre en un seul récit; chacun d'eux reproduit un document différent. 11 est donc nécessaire de les présenter tous les quatre pour qu'on puisse faire la comparaison. Remarquons que pour les trois synoptiques la scène se passe dans la cour de Caïphe et pour Jean dans celle du grand-prêtre Anne.

Me, «Et corn- Mt, Or, Pierre Le, Mais une 1 Jn xvm, 17, me Pierre était était assis de- servantel'ayant Alors la servanen bas dans la hors dans la vu assis vers le I te, la portière,

cour, survint une des servantes du grandprêtre; ayant vu Pierre qui se chauflfait et rayant considéré, elle lui dit :

Toi aussi tu étais avec Jésus le Nazaréen?

Mais il le nia disant : Je ne sais pas, ni je ne comprends pas ce que tu dis. Et il sortit dehors dans Tavant-cour. (Et le coq chanta.)

Et la servante l'ayant vu, se mit à dire de nouveau à ceux qui étaient présents : Celui-ci est un d'entre eux. Mais il le niait de nouveau.

Et peu après ceux qui étaient présents dirent à Pierre : Certainement tu es Fun d'eux, car tu es aussi Galiléen.

Mais il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme dont vous parlez.

cour; et une servante s'approchaet dit :

Toi aussi tu étais avec Jésus, le Galiléen?

Mais celui-ci le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu dis.

Mais, comme il sortait vers le portail, une autre le vit et dit à ceux qui étaient là. Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen.

Et de nouveau il le nia avec serment : Je ne connais point cet homme.

Peu après, ceux qui étaient là s'approchèrent et dirent à Pierre : Certainement, toi aussi, tu es de ceux-ci, carton langage te fait reconnaître.

Il se mit alors à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme.

feu et l'ayant regardé attentivement, dit :

Celui - ci était aussi avec lui.

Mais lui le renia en disant :

Femme, je ne le connais pas.

dit à Pierre :

N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme? Il dit : je n'en suis pas.

Et peu après, un autre, le voyant, dit : Et toi aussi, tu es de ceux-là.

Mais Pierre dit : Homme, je n'en suis pas.

Et une heure environ s'étant écoulée, un autre affirmait en disant : En vérité cet homme aussi était avec lui, car il est aussi Galiléen.

Mais Pierre lui dit: Homme, je ne sais pas ce que tu dis.

Jn XVIII, 25, Or, Simon Pierre était là debout et il se chauffait. Il s lui dirent donc :

N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples? Il le nia et dit : Je n'en suis pas.

Un des serviteurs du grandprêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit : Ne t'ai-je pas vu dans le jardin avec lui

Pierre le nia donc encore.

ANALYSE DES TftOIS ÉVANGILES SYNOPTIQUES. 181

Et aussitôt le coq chanta pour la seconde fois.

Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite :

Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois.

EtPierre se couvrant la tête pleura.

Et aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole de Jésus, lui disant qu'avant que le coq ait chanté, tu me renieras trois fois ; et étant sorti dehors il pleura amèrement

Et aussitôt le coq chanta. »

Et aussitôt, comme il parlait encore, le coq chanta. Et le Seigneur s'étant retourné regarda Pierre.

Et Pierre se souvint de la parole du Seigneur, comme il lui avait dit Avant que le coq ait chanté aujourd'hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti de hors il pleura amèrement.

II y a entre les synoptiques de multiples ressemblances d'expressions et aussi des termes différents pour exprimer la même idée.

Me lji6)<ét);a<Ta — icpoauXtov — àvaôepiaTiÇeiv — tô f>3|JLa Mt TTuXûva — xaTaOepiaTiÇeiv — tou fripiaTo;

Le aTevCffaffa — — toù Xo^ou

Procès devant le sanhédrin.

Me XV, I; Mt xxvn, 1, 2; Le xxn, 66-xxm, 1.

Me Mt mentionnent seulement cette séance; Le, qui n'a pas parlé de celle de la nuit, la raconte en détail. On remarquera combien sur les points essentiels le récit de Le s'accorde avec celui de Me Mt. Aurait-il donc simplement déplacé la séance de la nuit pour la reporter au matin ou bien est-ce Me Mt qui auraient fait la transposition?

Me, « Et aussitôt, dès le matin, les princes des prêtres délibérèrent avec les anciens et les scribes et tout le sanhédrin.

Mt, Or, le matin étant venu, tous les princes des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir.

Le, Or, dès que le jour fut venu, les anciens du peuple, les princes des prêtres et les scribes s'assemblèrent et ils le conduisirent dans leur conseil disant :

« Si tu es le Christ, dis-le-nous. Et il leur dit : Si je vous le dis, vous ne me croirez pas, et si je vous interroge vous ne me répondrez pas et vous ne me relâcherez pas ^ Mais désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la Puissance de Dieu. Alors tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu. Et celui-ci leur dit : Vousmêmes vous dites que je le suis. Et ils dirent : Qu'avons-nous encore besoin de témoignages? Car nous l'avons entendu nous-mêmes de sa bouche. Et toute leur multitude s'étant levée, ils le conduisirent à Pilate, Le. Ayant lié Jésus, ils l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate, Me Mt, le gouverneur, Mt. »

Mt raconte ensuite le désespoir et le suicide de Judas, XXVII, 3-10.

Jésus devant Pilate.

Me XV, 2-15; Mt xxvii, 11-26; Le xxiii, 2-25; Jn XVIII, 28-xix, 1.

Avec de nombreux points communs. Me Mt d'un côté. Le et Jn de l'autre, ajoutent chacun des faits supplémentaires.

Jn raconte qu'au jour levant les Juifs conduisirent Jésus au prétoire, mais qu'ils n'y entrèrent pas, afin de ne pas contracter de souillure et de pouvoir manger la Pàque. Pilate leur demande de quoi ils accusent Jésus.

1. Les manuscrits KBLT, quelques versions, n'ont pas ce dernier membre de phrase.

Les Juifs répondent qu'ils ne l'auraient pas livré s'il n'était pas un malfaiteur. Pilate leur dit de juger Jésus selon leur loi et les Juifs de répondre qu'ils n'ont plus le droit de faire mourir personne.

« Or, Jésus comparut devant le gouverneur, Mt. Ils se mirent à l'accuser, disant : Nous avons trouvé celui-ci soulevant le peuple, et empêchant de payer les impôts à César et se disant le Christ roi. Le. Et le gouverneur, Mt, Pilate, Me Le, Vinterrogea, disant, Mt Le : Tu es le roi des Juifs? »

Jx intercale ici une réponse de Jésus à Pilate sur la nature de son royaume. Pilate lui demande de nouveau : Tu es donc roi? D'après les trois synoptiques, à cette question de Pilate : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus répond : Tu le dis, et dans Jn il ajoute : Je suis roi et pour cela je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Pilate lui dit : Qu'est-ce que la vérité? Jn.

Me Mt racontent seuls la suite du procès.

« Les grands'prétres et les anciens, Mt, l'accu^ saient de beaucoup de choses. Me. Et il ne répondit rien, Mt. Alors Pilate l'interrogea de nouveau, Me, et lui dit : Ne réponds-tu rien? Me. Vois de combien de choses ils t'accusent. Me ; N'entends-tu pas de combien de choses ils témoignent contre toi?MT. Et Jésus, Me, ne répondit rien. Me, sur aucune parole, Mt, de sorte que Pilate, Me, le gouverneur, Mt, était fort, Me, étonné, »

De leur côté, Le et Jn s'accordent pour rapporter la parole de Pilate. « Je ne trousse rien de coupable en cet homme, Le, aucun sujet d'accusation en lui, Jn. »

Le seul raconte l'insistance des Juifs et leurs accusations contre Jésus, qui a agité le peuple en enseignant depuis la Galilée jusqu'ici. Apprenant que Jésus était Galiléen, Pilate l'envoie devant Hérode, qui était à ce

moment à Jérusalem ; Hérode l'interroge ; les grandsprêtres et les scribes multiplient leurs accusations. Jésus ne répond rien. Hérode, se moquant de lui, le fait revêtir d'une robe blanche et le renvoie à Pilate. Celui-ci convoque les grands-prêtres et les scribes et conclut que puisque ni lui, ni Hérode, ils n'ont trouvé cet homme coupable, il va le châtier et le relâcher. La suite est racontée de telle façon qu'on ne peut former un seul récit.

Me, « Or, le jour de la fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu'ils demandaient. Or, il y avait le nommé Barabbas enchaîné avec les séditieux, qui avaient commis un meurtre dans la sédition.

Et la foule étant montée se mit à demander ce qu'il faisait ordinairement pour eux.

Mais Pilate leur répondit, disant : Voulezvous que je vous relâche le roi des Juifs? Car il comprenait que c'était par envie que les grandsprêtres l'avaient livré.

Mt, Or, le jour de la fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier , celui qu'elle voulait.

Et il avait alors un prisonnier fameux , nommé Barabbas.

Le, Or, il était obligé de leur délivrer un prisonnier le jour de la fête (Ce verset a été omis par les manu scrits ABKLT, et placé après le f 19 par Dd).

Comme ils étaient donc assemblés, Pilate leur dit r Qui voulez-vous que je vous relâche, Barabbas ou Jésus, qui est appelé Christ? Car il savait que c'était par envie qu'ils l'avaient livré.

Jn, Mais c'est chez vous la coutume que je vous délivre quelqu'un à la fête de Pâques.

Voulez -vous que je vous relâche le roi des Juifs? »

Mt raconte seul l'incident de la femme de Pilate qui demande à son mari de n'avoir rien à faire avec ce juste, car elle a beaucoup souffert en songe à son sujet.

Me, « Mais les grands-prêtres excitèrent la foule à demander qu'il leur relâchât plutôt Barabbas.

Mt, Mais les princes des prêtres et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas et de faire périr Jésus. Le gouverneur prenant la parole leur dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche?

Mo,

Et Pilate prenant de nouveau la parole leur dit : Que voulez- vous que je fasse de celui que vous appelez roi des Juifs?

Mt, Et ils dirent : Barabbas.

Et Pilate leur dit : Que feraije donc de Jésus qu'on appelle Christ?

Le, Et ils s'écrièrent tous ensemble, disant : Enlève celui-ci et relâche-nous Barabbas. Celui-ci avait été mis en prison à cause d'une sédition qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre. Et Pilate leur parla de nouveau, voulant relâcher Jésus.

Jn, Alors, ils crièrent tous de nouveau : Pas celui-ci, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand. »

La suite de la scène est racontée par les trois synoptiques seuls.

Me, «Et ils crièrent de nouveau : Crucifie-le! Mais Pilate leur disait : Mais quel mal a-t-il fait?

Mais ceux-ci criaient plus fort : Crucifiele!

Mt, Tous dirent :

Qu'il soit crucifié!

Et celui-ci dit : Quel mal a-t-il donc fait?

Mais ils criaient plus fort : Qu'il soit crucifié!

Le, Mais ceux-ci crièrent en disant :

Crucifie, crucifie-le!

Celui-ci pour la troisième fois leur dit :

Quel mal celui-ci at-il donc fait? Je n'ai rjen trouvé en lui qui mérite la mort.

Après l'avoir donc

châtié je le relâcherai. Mais ils insistaient à grands cris demandant qu'il soit crucifié et leurs cris redoublaient. Et Pilate prononça que leur demande soit accomplie. »

Mt raconte alors que Pilate, voyant que le tumulte allait croissant, se lava les mains en disant : « Je suis innocent de ce sang; à vous de voir. » Et tout le peuple répondit : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! »

Les quatre évangiles racontent ensuite la délivrance de Barabbas et la flagellation de Jésus :

Me, « Or, Pilate voulant satisfaire la foule leur relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, le livra pour qu'il soit crucifié.

Mt, Alors il leur relâcha Barabbas,

et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il soit crucifié.

Le, Il relâcha donc celui qu'ils réclamaient et qui avait été mis en prison pour sédition et meurtre, et il livra Jésus à leur volonté.

Jn,

Pilate prit donc alors Jésus et le fit flageller. »

Les expressions littéralement identiques sont peu nombreuses même entre Me Mt; cela s'explique par le fait que nous avons ici surtout un récit et peu du paroles du Seigneur. Le récit de Le est ici encore plus indépendant de Me Mt qu'auparavant.

Voici quelques divergences d'expressions pour la même idée :

Mo xaTY)YOpouffiv — lliXato; — TiapiQTovvTo — s^eYev Mt xaTajMtpTVpovTiv — i^yejjioDv — r^ÔeXov — Içyj

Le couronnement d'épines.

Me XV, 16-20; Mt xxvii, 27-31* ; Jn xix, 5-3.

Le ne parle pas du couronnement d'épines.

« Alors, Mt, les soldats du gouverneur, Mt, le conduisirent dans la cour qui est, Me, ayant emmené Jésus dans, Mt, le prétoire^ assemblèrent autour de lui, Mt, convoquèrent, Me, toute la cohorte. Et l'ayant dépouillé, Mt, ils le re\fétirent de pourpre. Me, d'une chlamyde écarlate, Mt,

Me, « Et placèrent autour de sa tête une couronne d'épines qu'ils avaient tressée. Ils se mirent ensuite à le saluer :

Salut, roi des Juifs t et ils lui frappaient la tête avec un roseau et crachaient sur lui, et fléchissant les genoux ils l'adoraient.

Mt, Et ayant tressé une couronne d'épines ils la lui mirent sur sa tête et un roseau dans sa main droite ; et fléchissant le genou devant lui, ils se moquaient de lui en disant :

Salut, roi des Juifs î Et crachant sur lui, ils prirent le roseau et lui frappaient la tête.

Jn, Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines la mirent sur sa tête et le revêtirent d'un manteau de pourpre; et ils venaient auprès de lui et lui disaient : Salut, roi des Juifs! Et ils lui donnaient des soufflets.

Et lorsqu'ils se furent moqués de luiy ils lui ôtèrent le manteau de pourpre. Me, et lui remirent ses propres {>êtements, »

Me Mt dérivent d'une source, commune à l'origine, mais déjà littérairement retravaillée. Jn résume Me Mt. Il raconte ensuite la présentation de Jésus au peuple, les cris de la foule, un nouvel interrogatoire de Pilate, les efforts que fait celui-ci pour délivrer Jésus, l'obstination des Juifs à demander le crucifiement et enfin Fabandon de Jésus aux Juifs pour qu'il soit crucifié.

Il y a dans ce récit plusieurs détails nouveaux et d'autres que Ton connaissait déjà par les synoptiques.

Sur le chemin du Calvaire.

Me XV, 21; Mt xxvii, 31S 32; Le xxm, 26-32; Jn xix, 16, 17>

c( Et ils remmenèrent, Mt, et ils le conduisent dehors, Me, pour le crucifier, Me Mt. Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent Jn.

Mc,« Et ils contraignent un passant, un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, le père d*Alexandre et de Ru fus, à porter la croix de Jésus.

Mt, Et comme ils sortaient ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu'ils contraignirent de porter la croix de Jésus.

Le, Et, comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour la porter derrière Jésus. »

Le raconte ensuite ce qui se passa le long du chemin, les lamentations des femmes de Jérusalem, qui pleuraient sur Jésus, et les paroles de celui-ci sur les châtiments qui atteindront le peuple juif. Il conclut : Et l'on conduisait avec lui deux autres qui étaient des malfaiteurs pour les faire mourir avec lui.

Le Gruciliement.

Me XV, 22^2; Mt xxvii, 23-44; Le xxm, 34-43; Jn xix, 17-27.

Les récits des évangélistes doivent être présentés sous forme de tableau pour montrer les rapports qui existent entre eux.

Me, « Et ils le conduisent au lieu appelé Golgotha, ce qui, traduit, signifie le lieu du crâne.

Et ils lui donnaient du vin mêlé de myr-

Mt, Et étant arrivés au lieu appelé Golgotha, ce qui veut dire le lieu du crâne.

Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel;

Le, Et lorsqu'ils furent arrivés vers le lieu appelé Crâne,

Ils l'y crucifièrent ainsi que les malfai-

Jn, Et Jésus portant sur luimême sa croix sortit vers le lieu appelé Crâne, ce qui se dit en hébreu Golgotha, où ils le crucifiè-

rlie ; mais il n'en prit pas.

quand il Peut

goûté, il ne

voulut pas en boire.

teurs, l'un à droite, l'autre à gauche.

Et Jésus disait : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font.

rent et deux autres avec lui, un de chaque côté et Jésus au milieu. »

Jn raconte alors que Pilate avait placé sur la croix une inscription ainsi conçue : 'Itj<iouç ô NaÇwpaîoç ô paatXeu; Twv 'Iou8aio)v.

D'après les synoptiques qui rapportent plus loin cette inscription, elle était ainsi conçue :

Mo à ^aoCkibz TÛv *lo\)^ai(ùv.

Mt O'jtoç èerriv 'ItjtoOç ô paaiXsù; tôv 'iouSaitav.

Le ô paurtXeù; xwv *Iou$aCa)v.

Les quatre évangélistes racontent ensuite que les soldats, après avoir crucifié Jésus, partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. D'après Jn, on en fit quatre parts, une pour chaque soldat, et on tira au sort la tunique qui était sans couture.

« Or, c'était la troisième heure quand ils le crucifièrent. Me. Et s'étant assis là, ils le gardaient, Mt. »

Ici, Me Mt mentionnent l'inscription, mise sur la croix, et le crucifiement avec Jésus de deux brigands, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. Ils répètent les injures que les passants adressaient à Jésus ; « Ec ceux qui passaient Vinjuriaienty branlant la tête et disant : Ah ! toi qui détruis le temple et qui le rebâtis en trois Jours, saupe-toi toi-même^ si tu es le Fils de Dieu, Mt, et descends de la croix. »

Le dit seulement : « Et le peuple se tenait là et regardait. » Les insultes des grands sont rapportées par les trois synoptiques.

190 HISTOlRB DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT.

Me, * Et de même les princes des prêtres, se moquant entre eux avec les scribes, disaient : Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-môme. Que le Christ, le roi d'Israël descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions !

Mt, Et de même les princes des prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, disant : Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-môme.

Il est le roi d'Israël !

Qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui. Il a eu confiance en Dieu; que Dieu le délivi'e maintetenant, s'il Taime, car il a dit : Je suis Fils de Dieu.

Le, Et les chefs se moquaient de Jésus, disant : Il a sauvé les autres, qu'il se sauve lui-môme, s'il est le Christ, l'élu de Dieu. •

Le rapporte que les soldats aussi se moquaient de Jésus et, lui présentant du vinaigre, lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Et il donne ici rinscription placée sur la croix.

D'après Me Mt, les brigands qui étaient crucifiés avec Jésus l'insultaient tous les deux. D'après Le, l'un des brigands l'insultait et l'autre réprimandait son compagnon, reconnaissant qu'eux, ils avaient reçu le juste châtiment de leurs crimes, tandis que Jésus n'avait rien fait de mal. Et il demande au Seigneur de se souvenir de lui quand il viendra dans son royaume. Et Jésus lui dit qu'il sera aujourd'hui avec lui dans le paradis.

Jn rapporte que, près de la croix, étaient la mère de Jésus, Marie, femme de Cléophas, sœur de sa mère et Marie la Magdalécnne. Jésus dit à sa mère en lui montrant le disciple qu'il aimait : « Femme, voilà ton fils. » Et au disciple : « Voilà ta mère. » Et dès cette heurelà, le disciple la prit chez lui.

On a remarqué que les faits ne sont pas racontés tout

à fait dans le même ordre dans Me Mt d'un côté , et dans Le ou Jn de l'autre. Le et Jn ont plusieurs additions importantes, destinées à compléter le récit; Me Mt se rapprochent ici encore plus que précédemment.

La mort de Jésus.

Me XV, 33-41; Mt xxvii, 45-56; Le xxiii, 4449; Jn xix, 28-37.

« Et quand la sixième heure fut venue, Me ; or, depuis la sixième heurey Mt ; et il était déjà environ la sixième heurey Le, il y eut des ténèbres sur toute la ten^e jusqu'à la neu\fième heure,Le soleil fut obscurci et le voile du temple se déchira par le milieu, Le. »

D'après Me Mt, ce fut après la mort de Jésus que le voile du temple se déchira. Ils racontent seuls ce qui suit :

« Et ennron à la neuvième heure, Jésus cria d'une çoix forte, disant, Mt : Éloï, Éloï, Me, Éli, Éli, Mt, lamma sabachtani, c'est-à-dire , Mt, ce qui se traduit, Me : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Et quelques-uns de ceux qui étaient présents, l'entendant, dirent : Celui-ci, Mt, voilà que. Me, il appelle Élie! Et, sur-le-champ, Mt, quelqu'un d'entre eux, Mt, ayant couru, prit, Mt, une éponge et l'ayant remplie de vinaigre et V ayant placée sur un roseau, il lui donnait à boire, en disant, Me, et les autres disaient : Laissez, voyons si Elie vient le descendre. Me, sauver, Mt. Mais Jésus, ayant poussé^ de nouveau, Mt, un grand cri, rendit l'esprit, Mt, expira. Me. »

Le rapporte seul la dernière parole de Jésus : Et Jésus, s'écriant d'une voix forte, dit : « Père, je remets mon esprit entre tes mains », et ayant dit cela, il expira.

Jn raconte aussi que Jésus ayant crié : J'ai soif, on lui donna à boire du vinaigre. Et après l'avoir pris, il

dit : Tout est consommé, et baissant la tête, il expira. Me Mt rapportent ici que le voile du temple se déchira en deux depuis le haut jusqu'en bas. Mt seul nous apprend qu'au moment de là mort de Jésus, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s'ouvrirent et beaucoup de corps des saints, qui étaient morts, ressuscitèrent et, sortant de leur tombeau après la résurrection du Seigneur, vinrent dans la ville sainte et apparurent à beaucoup. Les trois synoptiques racontent la suite.

Me, « Or, le cen • turion, qui était en face de Jésus, voyant qu'il avait ainsi expiré, dit :

Véritablement cet homme était Fils de Dieu.

Il y avait aussi des femmes regardant de loin parmi lesquelles étaient Marie la Magdaléenne, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joseph et de Salomé, qui , lorsqu'il était en Galilée, le suivaient, et beaucoup d'auti*es qui étaient montés avec lui de Jérusalem.

Mt, Mais le centurion et ceux qui gardaient Jésus avec lui, ayant vu le tremblement de terre et tout ce qui se passait, furent grandement effrayés et dirent : Véritablement cet homme était Fils de Dieu.

Or, il y avait là, regardant de loin, plusieurs femmes qui avaient suivi Jésus de la Galilée en le servant, entre lesquelles étaient Marie la Magdaléenne, Marie, mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée.

Le, Or, le centurion, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu en disant :

Véritablement cet homme était juste.

Et toute la fouie qui avait vu ce qui était arrivé s'en retournait en se frappant la poitrine.

Tous ceux de la connaissance de Jésus et les femmes qui l'avaient suivi depuis la Galilée se tenaient à distance pour voir ce qui se passait. »

Jn raconte eQ^uite que Jes Juifs demandèrent à Pilate

qu'on rompît les jambes aux suppliciés et qu'on les enlevât. Les soldats rompirent donc les jambes au premier et au second crucifié ; puis, voyant que Jésus était mort, ils Ue lui rompirent pas les jambes, mais un soldat lui perça le côté avec sa lance.

Les rapports entre Me Mt sont ici très étroits, avec quelques divergences d'expressions.

Me xal YBvopiévTi; ûpa; Exnjç — elç xi — 7C9tpe(rc(OTa>v Mt ànà 5è Exnrj; côpoc — iva ti — èyutX laryixéTCdv

Le suit encore ici une tradition particulière.

Ensevelissement de Jésus.

Me XV, 42-47; Mt xxvii, 57-61 ; Le xxiii, 50-56; Jn xix, 38-42.

Dans ce récit les évangélistes ont quelques expressions communes et racontent le même fait auquel chacun ajoute des détails.

Me, - Or, le soir étant déjà venu, comme c'était la préparation, c'est-àdire une veille de sabbat, Joseph d*Arimathie, conseiller d'un rang distingué, qui lui aussi attendait le royaume de Dieu,vintctosa se présenter devant Pilate et demander le corps de Jésus.

Mt, Or, le soir étant venu.

vint un homme riche d'Arimathie du nom de Joseph,

Le,

Et voici un homme du nom de Joseph, membre du conseil et homme bon et juste, qui n'avait pas consenti à la décision et à l'action des autres; qui était d'Arimathie, ville de Judée, et atten-

Jn, Après ces choses.

Joseph d'Arimathie,

qui était disciple de Jésus, mais en secret

t94 HISTOIRE DES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT.

dait le royaume de Dieu, étant venu vers Pilate, il demanda le corps de Jésus.

par crainte des Juifs, demanda à Pilate qu'il pût enlever le corps de Jésus.

« Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort et, ayant fait venir le centurion, il lui demanda s'il était mort depuis longtemps et, l'ayant appris du centurion, il fit don du cadavre à Joseph, Me, il ordonna qu'il lui soit donné, Mt. Pilate le permit; Joseph vint donc et prit le corps de Jésus. Nicodème, celui qui auparavant était venu vers Jésus pendant la nuit, vint aussi apportant environ cent livres d'une composition de myrrhe et d'aloès, Jn.

Me, « Et Joseph ayant acheté un linceul, et l'ayant descendu de la croix, Tenveloppa dans le linceul,

et le déposa dans un sépulcre qui était taillé dans le

Mt,

Et Joseph ayant pris le corps l'enveloppa dans un linceul pur,

et le dans un sépulcre neuf, qu'il avait fait creuser dans le roc.

Le,

et, l'ayant descendu de la croix, il Penveloppa d'un linceul.

et le déposa dans un sépulcre, taillé dans le roc, où personne n'avait encore été couché.

Jn , Ils prirent donc le corps de Jésus et l'enveloppèrent de bandes de linge avec les aromates comme c'est la coutume chez les Juifs d'ensevelir. Or, il y avait dans le lieu, où il avait été crucifié, un jardin et dans le jardin un sépulcre neuf, dans lequel jamais pei^onne n'avait été placé.

« Ce fut donc là, à cause de la préparation des Juifs, qu'ils placèrent Jésus parce que le sépulcre était proche, Jn. Et Joseph roula une (grande, Mt) pierre. Me Mt, devant la porte, Me, à la porte, Mt, du sépulcre,

Me Mt, et il s'en alla, Mt. Et c'était le jour de la préparation et le sabbat commençait à luire. Or Marie la Magdaléenne, Me Mt, et l'autre Marie, Mt, Marie» mère de Jésus, Me, les femmes qui étaient venues de Galilée avec lui, ayant suivi, Le, étaient là assises en face du sépulcre, Mt, regardaient où on l'avait placé, Me, regardèrent le sépulcre et comment on avait placé son corps. Et s'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Et pendant le sabbat elles se reposèrent suivant le commandement, Le. »

Mt seul raconte que le tombeau de Jésus fut scellé et une garde placée par les princes des prêtres et les pharisiens auprès du tombeau.

La Résurrection de Jésus.

Me XVI, 1-8; Mt xxviii, 1-8; Le xxiv, 1-11; Jn xx, 1.

Les évangélistes racontent le fait de la résurrection et celui des apparitions de Jésus ressuscité chacun avec des détails particuliers.

Me, « Et le sabbat étant passé, Marie la Magdaléenne et Marie, mère de Jacques et de Salomé, achetèrent des parfums pour venir l'embaumer et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent sépulcre, le soleil étant déjà levé. Et elles se disaient entre elles : Qui nous

Mt, Après le sabbat, lorsque le premier jour de la semaine commençait à luire, Marie la Magdaléenne et l'autre Marie

au

Le, Or le premier jour de la semaine, tout à fait dès le point du jour, elles vinrent au sépulcre apporter les aromates qu'elles avaient préparés.

Mt, vinrent pour voir le sépulcre et voici qu'il se fit un grand tremblement de terre, car un ange

Jn, Or le premier jour de la semaine, Marie la Magdeléenne vint au sépulcre dès le matin, comme les ténèbres duraient encore, et elle voit que la pierre avait été enlevée du sépulcre.

roulera la pierre de devant la porte du sépulcre?

Et en regardant elles voient que la pierre avait été roulée, car elle était fort grande.

Et, étant entrées dans le sépulcre, elles virent un jeune homme, assis du côté droit, vêtu d'une robe blanche, et elles furent épouvantées.

Mais il leiir dit : Ne vous effrayez pas; vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié. Il est ressuscité; il n*est point ici. Voici la place où ils l'avaient déposé.

du Seigneur, étant descendu du ciel , et s'étant approché, roula la pierre et s'était assis dessus.

Or, sou aspect était comme l'éclair et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes secoués de l'effroi que leur causait celui-ci devinrent comme morts.

Mais l'ange prenant la parole dit aux femmes : Vous, ne craignez pas, car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié ; il n'est point ici, car il est ressuscité , comme il l'a dit ; Venez, voyez la place où il était couché.

Le, Or, elles trouvèrent la pierre roulée de devant le sépulcre. Et étant entrées elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.

Or, il arriva, comme elles étaient perplexes à cause de cela, voici que deux hommes se présentèrent devant elles avec des vêtements resplendissants. Et comme elles étaient effrayées et baissaient le visage vers la terre, ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? 11 n'est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu'il était encore en Galilée et qu'il disait : Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des hom-

Mais allez et dites à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée; là vous le verrez, comme il vous Ta dit.

Et étant sorties, elles s'enfuirent du sépulcre, car le tremblement et la peur les avaient saisies et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Et, étant allées promptement, dites à ses disciples qu'il est ressuscité des morts, et voici qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez ; voici, je vous l'ai dit.

Et étant sorties promptement du sépulcre avec crainte et avec une grande joie elles coururent l'annoncer à ses disciples.

mes pécheurs et qu'il soit crucifié et qu'il ressuscite le troisième jour.

Et elles se souvinrent de ses paroles.

Et étant revenues du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux onze et à tous les autres.

Ces femmes étaient Marie la Magdaléenne, Jeanne Marie mère de Jacques et les autres femmes qui étaient avec elles, maisles apôtres ne les crurent pas. ••

Comme les synoptiques ne suivent pas des sources très proches Tune de Tautre, les divergences d'expressions sont rares.

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Apparitions de Jésus ressuscité.

Il n'y a pas lieu de comparer les évangélistes, récit à récit, pour ce qui concerne les apparitions de Jésus

ressuscité; chacun d'eux rapporte les faits d'après des documents de provenance différente. Ils ne se contredisent pas, bien que chacun apporte son contingent particulier de détails, et connaisse des apparitions du Seigneur, que les autres n'ont pas relevées. L'ordre et le lieu des apparitions ne sont pas non plus de tout point identiques chez les évangélistes et chez saint Paul, qui a rapporté, lui aussi, diverses apparitions du Seigneur ressuscité, I Cor. XV, 5-9. Il est probable que chacun d'eux a disposé son récit pour atteindre un but déterminé en suivant ses procédés ordinaires.

1** Marc. 1, Jésus apparut à Marie la Magdaléenne, qui l'annonça aux apôtres, mais ils ne la crurent point. 2, Il apparut en chemin à deux disciples qui allaient à la campagne; ceux-ci vinrent l'annoncer aux autreç, mais on ne les crut pas davantage. 3, 11 apparut aux onze et leur reprocha leur incrédulité, puis il fut enlevé au ciel.

2^ Matthieu. 1, Jésus apparut aux femmes, qui étaient venues au tombeau, au moment où elles s'en retournaient pour aller annoncer aux disciples que le tombeau était vide. 2, Il apparut aux onze en Galilée, sur la montagne où Jésus leur avait donné rendezvous.

3** Luc. 1, Jésus apparut à Simon, 2, Aux deux disciples allant à Emmaûs, 3, Aux onze et à leurs compagnons le même soir, pendant qu'ils s'entretenaient; il mangea avec eux, puis il se sépara d'eux après les avoir bénis.

4° Jean. 1, Jésus apparut à Marie la Magdaléenne. 2, Il apparut le même soir, premier jour de la semaine, aux disciples assemblés et leur montra ses mains et son côté. 3, Il apparut huit jours après aux disciples assemblés dans le même lieu et fit toucher

son côté et ses mains à Thomas. 4, Il apparut à Pierre et à quelques autres disciples au bord du lac de Tibériade et mangea avec eux.

5® Paul. Jésus apparut 1, à Céphas, 2, aux douze, 3, à plus de 500 frères, 4, à Jacques, 5, à tous les apôtres.

6® D'après les Actes, Jésus s'était montré vivant à ses apôtres, après qu'il eut souffert, et leur avait donné plusieurs preuves de sa résurrection, leur apparaissant pendant quarante jours, et enfin montant au ciel.

Le tableau synoptique ci-contre présente une vue d'ensemble des apparitions du Seigneur d'après les évangiles et saint Paul. Nous laissons aux exégètes la tâche d'expliquer comment, d'après Luc et probablement Marc et Paul, les apparitions de Jésus ressuscité eurent toutes lieu à Jérusalem, tandis que d'après Matthieu et Jean il y en eut aussi en Galilée.

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