‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 35 sur 99 · Hom. in Matth. IV, I · texte numérisé non relu

Hom. in Matth. IV, I

que cette raison n'a pas empêché Luc de donner la généalogie du Seigneur et même plus longuement que ne fait Matthieu. A quoi je réponds que c'est parce qu'ayant été prévenu par Matthieu, il tâchait d'ajouter quelque chose à la relation de son devancier. Chacun imitant son maître, Marc reproduit le laconisme de Pierre et Luc l'abondance de Paul, qui coule et se répand comme un grand fleuve. » Loiû de croire cependant que les évangélistes se sont servis les ans des autres, saint Jean Chrysostome prouve au moyen des divergences qui existent entre leurs récits, qu'ils ont écrit chacun d'une façon indépendante ^

Saint Augustin, le premier, a entrevu le problème synoptique et a essayé d'en donner une solution : « Horum sane quatuor solus Matthaeus hebraeo scripsisse perhibetur eloquio, ceteri graece. Et quamvis singuli suum quemdam narrandi ordinem tenuisse videantur, non tamen unusquisque eorum velut alterius procedentes ignarus voluisse scribere reperitur vel ignorata praetermisisse quae scripsisse alius invenitur; sed sicut unicuique inspiratum est, non superfluam cooperationem sui laboris adjunxit... Marcus eum (Matthaeum) subsecutus tanquam pediseqpus et breviator ejus videtur. Cum solo quippe Joanne nihil dixit; solus ipse perpauca, cum solo Luca pauciora; cum Matthaeo vero plurima et multa pêne totidem atque ipsis verbis, sive cum solo, sive cum ceteris consonante^... Très igitur isti (Mt Me Le) eamdem rem ita narraverunt sicut etiam unus homo ter posset cum aUquanta véritate, nuUa tamen adversitate^. »

On avouera qu'aucun de ces textes ne résout complètement la question synoptique. Nous ne savons pas

i. In Matth. I, 2.

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