Kirchenlexikon, t. vni, Lucas, Freiburg
Credner^ Guericke^, de Wette^, Ebrard^, Lange ^, Hase^ Wetzen, Thomson*, Westcott», Godet ^^ Veit^^,etc.
1® Exposé de Vhypothese, — Nous avons déjà dît que dès les jours qui ontsuivi la Pentecôte, les apôtres, saint Pierre en particulier, ont prêché Jésus-Christ, racontant sa vie, surtout sa mort et sa résurrection, transmettant la doctrine qu'il leur avait enseignée ; en un mot, catéchisant leurs auditeurs. Cet enseignement primitif se fixa bientôt en un ensemble, répété partons les prédicateurs de la parole évangélique. Ce n'était pas là d'ailleurs une méthode nouvelle. Chez les anciens, l'enseignement était à peu près entièrement oral. Max MûUer nous apprend que le Rig Véda, qui comprend 1028 hymnes, de 16 vers chacun, s'est conservé de mémoire pendant des siècles. Denys d'Halicarnasse dit également que les logographes grecs, antérieurs à Hérodote, racontaient de mémoire les histoires des peuples et des villes « telles qu'ils les avaient reçues, sans y ajouter ou y retrancher quoi que ce soit ». Les rapsodes, qui citaient les chants homériques, les répétaient aussi de mémoire. Dans les écoles juives de Palestine l'enseignement se donnait de même oralement. Les rabbins assemblaient autour d'eux leurs disciples, récitaient une sentence des anciens docteurs, rappelaient les solutions déjà données à la question, et