Die Logia Jesu, Leipzig, i
4. Die synoptische Frage, Tûbingen, 1899. 8. Horae synopticae, London, 1899.
doublets qu'on rencontre surtout dans ces deux évangélistes. Nous relevons quelques-uns d'entre eux avec les passages qui leur sont parallèles, et essayons de dire la conclusion qu'il faut en tirer au point de vue de l'hypothèse des deux documents.
V Doublets dans l'évangile de saint Matthieu :
Mt V, 29,30 = Mt XVIII, 8,9 parallèle à Me IX, 43, 45,47. — Mt V, 32 par. à Le VI, 43,44 = Mt XIX, 9, par. à Me X, 11,12. — Mt X, 38 par. à Le XIV, 27 =: Mt XVI, 24 par. à Me VIII, 34; Le IX, 23. — Mt X, 39 = Mt XVI, 25, par. à Me VIII, 25; Le, 24;
Voici les autres passages de Matthieu qui ont des doublets : Mt VII, 16-18; X, 15; X, 22%22^ XII, 39; XIII, 12; XVII, 20; XIX, 30; XX, 26,27; XXIV, 42. Ces quatorze doublets sont des paroles du Seigneur; il y en a quatre qui sont des récits : Mt IV, 23 ; IX, 27-31, 32-34; XII, 38,39.
L'évangile de Marc n'offre qu'un doublet : Me IX, 35 = Me X, 43,44, et encore il n'est pas littéral.
2** Doublets dans l'évangile de saint Luc :
Le Vm, 16 par. à Me IV, 21 = Le XI, 33 par. àMT V, 15. — Le XI, 43 = Le XX, 46 par. à Mt XXIII, 6,7 ; Me XII, 38,39. — Le XIV, 11 = Le XVIII, 14 par. à Mt XXIII, 12.
Citons encore comme ayant des doublets : VIII, 17, 18; IX, 3,5; IX, 23,24,26; XII, 11,12; en tout dix doublets.
L'examen de ces doublets prouve que les évangélistes usaient de leurs sources avec liberté ou que les sources étaient divergentes, car plusieurs de ces doublets ne reproduisent pas littéralement la même sentence. De plus, ces sources devaient être multiples et spéciales à chacun des évangélistes, car Matthieu a 14 doublets qui lui sont particuliers et Luc en a 7. Donc :