Op. c»7., 3« Aufl. Tûbingen
3. Untersuchungen ûber die evangelische Geschichte, 1864; 2« Aufl. Leipzig, 1901. Deux notes ont été ajoutées dans cette édition; Das Apostolische Zeitalter, 2» Aufl. Freiburg, 1892.
D'après Reuss^ Luc seul nous est parvenu dans sa forme primitive. Il a utilisé la tradition orale probablement pour les récits de la passion et pour les parties qui lui sont spéciales. Marc lui a servi de soprce principale pour les chapitres IV, 31 — IX, 50 et XVIII, 5 — XXI, 38. Le Marc primitif contenait les chapitres I, 21 — XIII, 37, moins les chapitres VI, 47 — VIII, 26. Les récits de la passion et de la résurrection ont été ajoutés plus tard. Matthieu avait écrit un recueil de sentences de Jésus en hébreu, qui fut connu des évangélistes dans une double traduction grecque. Le Matthieu canonique est formé à l'aide du recueil de sentences de Matthieu, de Me I, 21 — XVI, 8, et de la tradition orale. Luc s'est servi aussi du recueil de sentences, mais dans une traduction différente de celle qu'a utilisée Matthieu; les récits de l'enfance lui sont parvenus déjà écrits. Marc I, 20 — XVI, 8, a été rédigé à l'aide de Matthieu, Luc; pour les récits de la passion il a servi de source à Matthieu.
B. Weiss a exposé à diverses reprises ses opinions dans ses ouvrages*. Matthieu, le premier, a écrit une collection de discours , laquelle comprenait aussi des récits ; Marc a composé son évangile en utilisant cette collection et ses souvenirs de la prédication de Pierre. Matthieu et Luc se sont servis de cet évangile et de la collection primitive de Matthieu. Il a précisé plus tard son hypothèse : Marc aurait écrit son évangile en reproduisant la prédication de Pierre et en utilisant la collection de discours faite par Matthieu. Cet évangile devint la source du Matthieu canonique, de sorte que celui-ci a eu les Logia du Seigneur sous une
i. Histoire évangélique, Paris, 1876.
2. Das MarcuS'Evangelium, Berlin, 187S; Das Matthâus-Evangelium und seine Lucas-Parallelen^ Halle, 1876; Das Leben Jesu^ Berlin, 1882, 4« Aufl. umgearbeitet, Stutl^rart, 1902; Einleilung in das Nette Testament, 1886, 3« AuQ. Berlin, 1897.
double forme, dans Marc et dans le Matthieu araméen, ce qui explique la présence des doublets. Il en fut de même pour Luc, qui connut lui aussi les Logia sous leur forme originale. Marc cependant avait connu les Logia du Seigneur tout d'abord sous leur forme orale et c'est pour les compléter ou les préciser qu'il se servit plus tard du travail de Matthieu. On ne voit pas bien la nécessité de cette seconde supposition ; Marc n'avait pas à utiliser le Matthieu écrit, s'il l'a connu à l'état oral.
Wendt a écrit une étude sur l'enseignement de Jésus ^ , dont il a donné une deuxième édition, assez modifiée, en 1901. Dans la première édition, il avait étudié en détail la question synoptique, et, dans la deuxième, il en donne seulement un court résumé. Notre Marc canonique a été utilisé comme source par Matthieu , Luc, lesquels se sont servis d'une autre source, probablement les Logia de Papias. Le fond de l'évangile de Marc est constitué par des groupes de récits, provenant de la prédication de Pierre ; il s'y trouve aussi mélangés des récits de tradition secondaire. Luc a connu l'évangile de Matthieu et l'a utilisé d'une façon consciente et quelquefois inconsciente; Matthieu et Luc ont travaillé les Logia, chacun de leur côté.
Rœhrich^ adopte dans ses éléments généraux l'hypothèse de Marc, source de Matthieu et de Luc, et du recueil des Logia, seconde base de ces deux évangiles, avec des modifications. Il en est de même de Soltau^.
D'après Jûlicher^, les ressemblances que l'on constate entre les trois synoptiques, ne proviennent pas de ce que les trois récits viennent directement ou indirectement de témoins oculaires, car jamais ceux-ci, nar-