‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 61 sur 99 · Op. cU,j p · texte numérisé non relu

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4. Die Logia Jesu nach dem griechischen und hebrâischen Text wiederhergestellty Leipzig» 1898.

cension, telle qu'elle est racontée dans les Actes. Cet écrit, œuvre de Tapôtre Matthieu, aurait été la base des trois synoptiques. Marc s'en serait servi pour écrire son évangile et Matthieu, Luc auraient utilisé comme sources principales Marc et le Dibré leshoua, surtout pour les discours. Les récits de Tenfance dans Matthieu et Luc seraient issus d'un autre écrit hébreu, Sépher Toledoth leshoua hamaschiah, dont Resch a reconstruit aussi le texte * .

Pour rétablir ces deux écrits, Resch se sert du texte grec de nos évangiles. Il incorpore dans son évangile les 4/5 de Matthieu, soit 813 f et 19 parties de f sur 1023 1^; les 2/3 de Marc, soit 448 f et 18 parties de f sur 678 f] les 6/7 de Luc, soit 855 f et 17 parties de f sur 1019 f. C'est donc Luc qui a fourni la plus grande partie de la matière évangélique. On y retrouve les péricopes communes aux trois évangélistes, à deux évangélistes, et aussi celles qui sont particulières à l'un d'entre eux. Des matériaux empruntés aux apocryphes ou aux Pères de l'Église y ont été insérés.

Nous ne pouvons qu'admirer le considérable travail qu'a fourni Resch et l'ingéniosité qu'il a déployée pour la reconstruction de ce texte hébreu de l'évangile primitif. A priori cependant, nous doutons qu'il ait réussi dans son entreprise. Les évangélistes ont remanié leurs matériaux au point de vue de la langue; ils les ont adaptés au but qu'ils poursuivaient, tant au point de vue du choix que de la disposition de ces matériaux. Dans ces conditions, comment retrouver cet évangile primitif qui, dans l'hypothèse de Resch, devait être beaucoup plus complet qu'aucun de nos trois évangiles et de tendance neutre? Comment expliquer surtout que cet évangile parfait, connu et utilisé pendant les deux pre-

1. Das Kind?ieit$evangelium nach Lucas und Malthâus, Leipzig, i897.

miers siècles de l'Église, se soit perdu sans laisser de traces, même de son existence?

Hoffmann ^ postule, lui aussi, un document araméen, comme base de nos évangiles synoptiques, mais il pense que ce document a existé sous deux formes, l'une, palestinienne et plus courte, qui aurait servi de source à Matthieu; l'autre, pagano-chrétienne et plus développée, qui formerait le fond de Marc et que Luc aurait aussi utilisée. 11 y aurait donc eu un Marc araméen en deux rédactions ; Blass avait déjà fait la même supposition, mais il se contentait d'une seule rédaction.

On établit l'existence d'un original hébreu ou araméen par les variantes qu'on attribue à des traductions différentes d'un même original, mais on peut toujours soutenir que celles-ci proviennent de la catéchèse orale primitive. En réalité, du fait que la prédication du Seigneur et la catéchèse orale se sont faites en langue araméenne on ne pourra se servir que pour expliquer des passages ou des expressions difficiles. Certaines expressions ont été mal traduites de Taraméen ; on les rectifiera en recherchant le terme araméen qu'ils présupposent. Quelques divergences entre les trois synoptiques proviennent de ce qu'ils ont employé des traductions différentes de l'original araméen. C'est à ces conclusions de détail qu'ont abouti ceux qui ont étudié la question, Marshall 2, Dalman^, Abott*.

2* Un seul document original grec. — Abbott^ a remarqué que, si l'on réunissait les passages évangéliques et les membres de phrase communs aux trois synoptiques, on obtenait un récit suffisamment compréhensible. Voici en exemple la guérison de la fille

\, Dos Marcusevangelium und seine Quellen, Kôoigsberg, 1904. 4. Expositor, London, 1893.

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